Enfin, mais encore…

Enfin en vacances.
Il était temps. La dernière semaine fut épuisante : accueil dans ma classe d’un double-affreux, avec parents-affreux, spectacle de cirque (2 représentations) très réussi mais très stressant, et surtout le soir après l’école.
Nous partons lundi une semaine à la plage, ça nous fera du bien.
Sauf que…
Encore malades. Sacha va mieux, mais Ramsès tousse, a mal à la gorge. Ariane a une conjonctivite et une otite qui vont l’empêcher de nager ! Moi qui comptait revenir de là-bas avec une petite fille sachant nager ! On verra comment ça se passe. Pour tout arranger, elle, pour prendre ses médicaments, c’est l’horreur ! Sacha va tout seul les chercher et se laisse faire, mais elle, il faut Ramsès pour l’immobiliser, et moi pour lui administrer son traitement. C’est sportif, on est trois à hurler, une affaire simple…
En tout cas, je suis contente d’aller découvrir un nouveau coin de Malaisie, où, je l’espère, on pourra se reposer un peu. D’ailleurs, je n’emmène pas de boulot. On sera à l’hôtel, donc ni ménage, ni cuisine à faire non plus, ça devrait aller.
Et à tous ceux qui m’envoient des photos de ski, attention à vous, vous risquez de recevoir en représailles des plages de sable fin, eaux turquoises et palmiers ! Na !

incompétence, deuxième.

Aujourd’hui, j’ai pris une grande décision : l’année prochaine, je serai une enseignante nulle. Plus de cours préparés, plus de discipline en classe, des cahiers mal tenus, et des progressions à peine ébauchées. Des projets, n’en parlons pas. Comme ça, l’année d’après, on me refilera les bons qui marchent même sans enseignant, et les pas pénibles, qui sont sages même sans discipline. Cette année-là sera donc un régal, je pourrais faire des projets formidables, faire le programme en deux mois et rien que des trucs sympas après. En fonctionnant comme ça un an sur deux, ça peut être pas mal.
Certes, dans ces conditions, je ne bosse qu’avec les bons sages, et je ne fais rien avec les autres. Ca risque de ne pas franchement réduire les écarts…

pas de quoi être fiers

Suite à notre invitation à la résidence, on a fait les fier, mais les collègues de Bangkok, eux, sont invités avec Chirac ! Même si je n’ai pas grand chose à lui dire, sur un blog, ça fait franchement plus classe. La preuve :
essai n°1 : Mercredi, nous sommes allés déjeuner avec les enseignants du lycée à la résidence de France.
essai n°2 : Samedi, nous sommes allés diner avec le Président de la République Française et Madame à la résidence de France.

antibiotiques et ventoline

Encore une fois, Sacha est malade. Comme il tousse depuis quelques jours. Nous voici donc ce matin une fois de plus en route pour le cabinet du pédiatre. Encore une fois, 6 jours d’antibio, ventoline, sirop et je ne sais quoi encore. Heureusement, il prend tout cela volontier. C’est sa soeur qui lui donne et ça les amuse tous les deux.
Ramsès et moi, par contre, on rit moins : on stresse à l’idée d’un troisième séjour à l’hôpital, et on s’inquiète de le savoir si souvent sous antibiotiques.
Et on se demande pourquoi la natalité baisse !

incompétence

Encore un éléve, pénible et en difficulté, qui me revient parce que mon collègue n’est pas fichu de gérer sa classe !
Marre !
Deux jours, deux conneries (mais pris sur le fait et remis en place à
chaque fois, na!), et deux heures chaque jour penché sur son cahier à
n’aider que lui !
Vivement qu’on soit payé au mérite !

ambassade

Mercredi midi, invitation à déjeuner chez l’ambassadeur, à la résidence, comme on l’appelle. Pas que nous, bien sûr, mais tous les enseignants. Encore une fois, nous avons failli ne pas rentrer, les disfonctionnements de l’administration du lycée ayant entraîné la disparition de notre réponse. Mais tout ceci réglé, nous voici sur notre trente-et-un chez l’ambassadeur. J’ai apprécié. Non pas que je sois fan de ce genre de reception, mais parce que souvent, les enseignants, nous sommes les oubliés de l’ambassade. Economiquement, nous ne sommes rien, on ne dirige pas de grande boîte française; on ne fait pas ouvertement de politique; la culture, toujours pas nous : on s’occupe juste des enfants de tout ce beau monde.  Un repas juste pour nous, c’est rare. L’ambassadeur a l’air d’un humain, en plus, c’est fou. Il a même un chat, c’est dire.

On ne m’y reprendra plus !

Hier soir, je suis allée en boîte. Ceux qui me connaissent s’en étonneront, mais la curiosité fut la plus forte, je voulais voir une boîte malaisienne à la mode. Et bien c’est nul, nul, nul !
La soirée avait bien commencé : apéro-foie-gras chez un copain, qui fêtait son anniversaire. Puis bon repas dans un food-court géant à l’autre bout de la ville. Immense, populaire, très sympa.
C’est ensuite que tout s’est gâté. Je me suis laissée entraîner par les copains, comme une adolescente. Tous voulaient découvrir une boîte très à la mode, dont tout le monde parle, mais où aucun d’entre nous n’était encore allé. Arrivés en boîte, nous découvrons une population jeune, très jeune, et une musique techno assourdissante et nulle. Le DJ était nul, ne mixait rien , ne parlait pas, passait des trucs déjà enregistrés, sans ambiance, sans vie et surtout trop fort pour qu’on puisse se parler autrement qu’en se hurlant dans les oreilles. Rien à voir avec ce que je sais de Tony Hughues, pour ceux qui en ont entendu parler. Pour une boîte appelée "Zouk", c’est quand même navrant. La dessus, la jeunesse locale ne se trémoussait même pas : quelques décérébrés, face au DJ, agitaient leur index les bras en l’air. Quelques nanas éméchées et vulgaires essayaient de tenir debout sur le podium. Seul un groupe de chinoises paraissait s’amuser. Je ne sais toujours pas comment, mais j’ai réussi à tenir là-dedans une heure, après quoi nous sommes rentrés en taxi, les copains qui nous y avaient emmenés souhaitant rester encore. Ramsès, qui ne pensait vraiment pas que je viendrais, avait parié une bouteille de champagne que je ne mettrais pas les pieds là-dedans. Evidement, il ne m’avait pas prévenue et s’est acquitté de son dû. La prochaine fois, sûr qu’il gagnera son pari : on ne m’y reprendra plus.