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Aterrissage nocturne, taxi qui s’endort au volant et va trop vite, j’arrive vivante à plus de minuit à la maison. Tout le monde dort, l’appartement a visiblement souffert de mon absence. On verra ça au réveil. Réveil assez matinal, d’ailleurs. Les enfants, contents de me voir, ne se rendorment pas. Journée avec eux, et la routine qui reprend. A part les corvées, ça fait du bien de se retrouver chez soi et en famille. Demain, boulot, et rien de prêt. Il faut s’y mettre.

Pékin (9)

Réveil à 6h30, valise, petit déj, check out. Il s’agit de ne pas traîner, le palais d’été nous attend. nous sommes sensés y aller à 4, mais 2 sont allés en boîtes hier soir et ne veulent pas se lever. Tant pis pour eux. 45 minutes de taxis sans même sortir de la ville plus tard et nous y voilà. Certains disent que Pékin et sa banlieue couvrent la surface de la Belgique. Je me demande si c’est vrai, mais ça ne paraît pas invraisemblable. Au palais, nous paniquons. Des milliers de chinois, par groupes de 20, avec leur casquette colorée, suivent des guides armés de drapeaux et de mégaphones. Ca va être l’horreur. Heureusement, ils restent sur leur chemin balisé : 10% du lieu, le reste est quasi-désert. Nous profitons donc plutôt de ces 90% là. Le palais est plu un immense parc qu’un palais. un lac, un île, un pont, des petits batiments, un colline, des chemins, une forêt. La balade est agréable. Nous croisons des vieux avec leur cerfs-volants (ici, ça a vraiment l’air d’un loisir d’adulte : j’ai vu des dizaines de crefs-volants, et jamais d’enfant au bout du fil !) Sous un petit pavillon, un groupe de petits vieux s’est rassemblé, ils chantent et jouent de la musique. Tous le même air, bien ensemble, avec des instruments assez divers : un saxo, une clarinette, deux drôles de flûtes traversières en bois, un autre truc bizarre, assez court, avec un bec style hautbois et qui finit en trompette, qui fait un bruit de biniou… On s’y baladerait bien la journée, mais le temple des lamas est une splendeur à ne pas rater, nous a-t-on dit. Il ne s’agit pas des lamas à 4 pattes qui crachent de l’eau, mais des lamas humains, avec 2 pieds et une tunique rouge, qui prient et méditent : les moines tibétains. Nous ne sommes pas tout seul ici non plus. Tant pis, il y aura du monde sur les photos. Le palais est effectivement une splendeur, des lamas y vivent encire. Comme au palais d’été, les couleurs sont splendides : nous retrouvons murs rouge et or, poutres décorées, tuiles jaunes et vernies ou couleur bronze. Souvent; celles du bord sont sculptées. C’est beau. Je suis à décollage – 5 photos : il est l’heure de rentrer. Je passe prendre ma valise à l’hôtel, mange un morceau et saute à nouveau dans un taxi pour l’aéroport.
A l’aéroport, c’est l’horreur. Ca grouille. Je n’ai jamais vu un aéroport aussi mal fichu avec autant de paperasse à remplir. Avant même l’enregistrement, il faut remplir et rendre une fiche. Il y a la queue. Enregistyrement : nouvelle queue. Puis passage de la douane, encore la queue. Puis contrôle des cartes d’embarquement, au cas où on ait fait des fausses depuis l’enregistrement, donc encore la queue. Contrôle des bagages à main, on me fait ouvrir ma bouteille d’eau pour vérifier que s’en est bien, inutile de préciser : la queue.
Enfin le duty free. Il me reste 97 yuans à dépenser, mais tout est cher, moche, et se paye en dollars. Les yuans rejoindrons donc nos autres restes de monnaie étrngère à KL en vue d’un prochain séjour. Nous embarquons, puis l’avion fait lui aussi la queue avant le décollage. 45 minutes de retard. Je suis près de la fenêtre. Vu du ciel, l’effort pour planter des arbres a l’air dérisoire : les routes sont effectivement le centre de couloirs arborés, mais les environs de la ville ressemblent à un désert. Les tempêtes de sable ne sont pas prêtes d’être stopées.

Pékin (8)

Grosse journée de stage, suivie d’un pot. A l’heure du pot, tout le monde n’a qu’une envie : profiter des dernières heures de Chine. Mais nous avons été très bien reçus, alors poliment, nous grignotons nos cacahouettes. Enfin, nous filons. Direction : un quartier de hutongs autour du temple des lamas qui lui, est fermé à cette heure avancée. Les hutongs précédents nous avaient paru pauvres, mais à côté de ceux-ci, c’est le Hilton ! Tout est beige poussière, on a du mal à savoir où finit la rue et où commence l’entrée des barraques. Les gens vivent de rien, tout est délabré, extrêmement miséreux. On se balade au hasard, on rentre dans une boutique tibétaine, on prend des photos, on s’impregne de la ville, puis on rentre à l’hôtel. Comme d’habitude, foodcourt : soupe de nouilles. douche : l’horreur, puis film mélodramatique à 2 yuans (2 kwaï, comme disent les français ici, je ne sais pas pourquoi) sur TV5. On a raison de ne pas avoir la télévision à KL.

Pékin (7)

Encore du ciel bleu, et en plus, il fait presque chaud : 19°C. Dès la dernière phrase du formateur prononcée, nous filons trouver le minibus loué pour aller à Mutianyu, un des endroits où l’on peut escalader la grande muraille. 1h30 de route, et je suis la seule à avoir prévu quelque chose à manger. Bonne pâte, je partage (pourtant, nous sommes 7). Les paysages que nous voyons sont très secs, assez désolés, peut-être à cause de l’absence de feuilles sur les arbres à cette saison. Les chinois ont mis le paquet : des hectares et des hectares d’arbres ont été plantés récemment. Un peu plus loin, des vergers, certains en fleurs, très beaux. Puis des montagnes, quelques villages… Nous arrivons enfin sur un parking au milieu de nulle part, avec des dizaines de stands de souvenirs quasi-gratuits tenus par des chinois ayant bien plus le type mongol qu’à Pékin : peau cuivrée, pommettes très hautes, yeux très bridés. Il y a même un mec qui se balade avec un chameau (en plus des charrettes à cheval ou à âne qu’on a vues sur la route.)

Monter sur la muraille tient du paradoxe : c’est presque désertique, très pauvre, et pourtant on monte en télésiège. Mieux, nous descendrons en luge, sur des petites luges en plastiques noires avec un frein dans une glissière métallique qui ressemble à une piste de bobsleigh. Génial !

Nous atteignons la muraille, sur laquelle nous marchons 2h30. C’est épuisant et magnifique. Comme tous les jours, je prends beaucoup de photos. Il fait beau et même chaud, ce qui n gâche rien. Malheureusement, comme on ne peut pas faire un circuit, on doit revenir sur nos pas, les luges vont fermer. Regrets, on voit au loin des parties non restaurées, avec des arbres qui poussent entre les pierres, certains murs en ruine. J’aurais bien aimé aller voir de plus près, voire y faire un tour. Pékin est vraiment un endroit où il faudra que je revienne, avec ma petite famille.

Luge, donc, puis retour vers le minibus en flânant au milieu des touristeries. Nous sommes harcelés, j’achète quelques unes d’entre elles, marchande, me fais sûrement avoir tout de même. En prime, je me fais refiler un billet d 50 yuans abîmé qu’on me refusera ce soir au foodcourt.

Chemin du retour tranquille, puis achat de DVD en face du lycée. IL y a même un rayon français épatant !

Retour à l’hôtel, puis foodcourt : riz, soupe chou-vermicelle, puis horreur : la douche. Bien que le temps soit plus clément, la température de la chambre reste bien trop fraîche à mon goût.

Pékin (6)

J’ai acheté des arbouses fraiches (frais ?) J’en mangeais en conserve en France et trouvais ça délicieux. J’étais donc folle de joie d’en trouver des fraiches. Quelle erreur ! C’est abominablement acide. Pouah !

Après vérification, c’est bien féminin. Des arbouses fraiches, donc, et immangeables.

censure…

La moitié de ce que je publie passe à l’as. Fait %$ù£ ! Il y a des morceaux que j’ai publié 3 fois et qui refusent d’être prises en compte…

Je cherche alors quelques sites, genre celui d’Amnestie Internationale. Inexistant ici.

J’en profite pour vérifier mes souvenirs quand aux événements de 1989 sur la place Tian Anmen. Effectivement, l’étudiant n’a pas arrêté des chars slalomant entre les réverbères : cela se passait sur le grand boulevard longeant un des côtés de la place.