Mon premier numérique

Je sais, on pourrait me croire réfractaire à toute évolution technologique. Je n’ai pas de téléphone portable, et 2007, c’est un peu tardif, pour un premier appareil numérique. (Ma fille en a eu un avant moi…)

Mais j’aime bien les photos papier. J’aime bien faire mes albums, les regarder… Donc, j’ai un bon boîtier reflex, un bon objectif, un bon zoom, et jusqu’à présent, ça m’allait parfaitement.

Or il se trouve qu’il y a quelques mois, le maître nageur de l’école est venu avec un petit numérique, et j’ai flashé dessus (l’appareil photo, pas le maître nageur!) Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est waterproof ! Et chez nous, on se baigne souvent, il fait beau de temps en temps, et Ariane saura bientôt nager (ne riez pas, je sais que ça fait 2 ans que je vous répète ça…) On pourra donc s’amuser un peu. En plus, en avril, on a prévu d’aller au paradis, et là-bas, il y a plein de petits poissons tout mignons et de snorkeling à faire. Alors cet appareil, je l’avais demander pour Noël, et pas eu.

Et aujourd’hui, nous partons faire les courses en famille, et nous trouvons un stand de promo pentax, et il était en vente (pas en promo), et il y avait même le modèle au-dessus (mais j’ai été raisonable). Alors Ramsès a emprunté ma carte bleue et me l’a « offert ».

Aujourd’hui,donc, je suis drôlement pressée de m’en servir. Je viens de mettre la batterie à charger et attend avec impatience que la petite lumière passe du rouge au vert. Vous voyez, j’ai même déjà lu une partie des 190 pages du mode d’emploi !

Et pendant qu’on y était, j’ai mis à développer mes photos de Penang. Un jour, j’irais les chercher, c’est promis !

sortie pataugeoire

Après l’hopital, puis la semaine de boulot tout en gérant les soins du bonhomme, nous nous accordons enfin une sortie, pour autre chose que le boulot ou les courses.

Direction un resto nyonya avec trois copains. Enfin, quand je dis direction, c’est pas franchement le cas. On s’est perdu, et reperdu une bonne demi-heure à cause d’une rue barrée. pourtant, sur le plan, on savait tout bien par où passer. Mais 2 petites barrièreres ont suffit à nous faire quitter le droit chemin un bon bout de temps. Evidement, il pleuvait des cordes, on n’y voyait rien : l’horreur absolue. Nous avons quand même réussi à atteindre le parking en face du restaurant. Pour le restaurant en lui-même, ça a été un peu plus compliqué dans la mesure où les trombes d’eau avaient transformé les canivaux en torrents infranchissables. Les pieds mouillés, nous nous mettons donc à table. Resto très sympa, charmant, bien décoré. Une carte simple mais bien, et la nourriture est délicieuse. En plus, il y avait du porc, et ça, faut bien le dire, de temps en temps, ce n’est pas désagréable ! On y retournera.

Ensuite, toujours sous la pluie, nous décidons d’aller trainer dans le marché de nuit du coin. Un petit pat-pong sans les putes ni l’ambiance familiale, pour ceux qui connaissent. Donc des faux, des copies et des gadgets sans intérêt. Et puis des fruits, quand même, on n’est pas en Asie pour rien. Tout le long, les cerises m’ont fait envie, mais c’est vraiment trop cher! Ramsès et Benjamin nous ont fait un sketch terrible à essayer toutes les lunettes du marché. Ramsès, d’ailleurs, était déchainé et parlait sans s’arrêter depuis notre départ de la maison, pas toujours en rapport avec la conversation, mais on a bien ri. Benjamin, quant à lui, craquait pour toutes les lunettes du rayon femme sans jamais s’arrêter sur le rayon homme, ce qui faisait marrer les vendeurs. Par contre, les quatre centimètres d’eau dans lesquels on pataugeait étaient abominables : noirs et malodorants. De toute façon, je déteste avoir de l’eau entre mes sandales et mes pieds, il n’y a rein de plus désagréable quand on marche.

Ensuite, nous décidons d’aller boire un coup dans un pub du coin, mais il faut d’abord appeler un copain, parce qu’on sait que c’est dans le coin, mais où exactement, ça reste assez mystérieux. Nous trouvons l’endroit : la musique à fond, on entrouvre la porte et nous faisons demi-tour. On finira par aller boire un coup sur le toit d’un immeuble, toujours sous la pluie, dans le bar d’une guest-house complétement glauque.

La conclusion de la soirée : il faut vraiment se balader avec son appareil photo continuellement sur soi. J’en suis maintenant convaincue. Si ça avait été le cas, vous profiteriez actuellement : du charme de resto, du riz bleu, du marché aqueux, de Ramsès avec les lunettes d’Austin Power, de la place du marché une fois le marché fini (une tonne de plastique flottant dans un bouillon noirâtre, beurk !) de la guest-house qui valait au moins 3 photos à elle toute seule : son ascenseur, son bar sur le toit, et ses clients, et de l’enseigne d’une entreprise sur une rue qui s’appelait « sweet girls entreprise ».

De retour à la maison, lavage de pieds à la javel, à la soude, à l’acide et à l’alcool, puis au lit.

cantus musicus, rentrée réussie

Très réussie, même : il y a avait du fromage, et du français, en plus.

Un des chanteurs fêtait son anniversaire, et au lieu d’apporter les infâmes gâteaux plein de crème colorée qui courent les rues en Asie, il avait du Reblochon, de la Tome, et du Fougère, du pain et du vin rouge. Bien évidement, même si la plupart ont goûté, certains chinois, peu habitués à ces saveurs et odeurs, ont eu du mal. Avec l’un d’entre eux, on a donc discuté fromages, et il était terrifié à l’idée de l’affinage. Qu’un fromage puisse être consommé un an après avoir été fabriqué le dégoutait, l’odeur le dégoutait, et on en est arrivée à l’évidente conslusion : il faut être né avec pour vraiment apprécier. Et une autre conclusion, mais qui est, celle-ci, peut-être un peu obscure pour les purs occidentaux : le fromage, c’est le durian français!

Tout le monde avait apporté quelque chose, crudités, chips, boisson… Un faux pas quand même : au mileu de sandwiches au thon, aux oeufs, au concombre bien d’ici, il y en avait quelques uns au chocolat ! Avec le fromage, c’est un peu rude. Fort heureusement, j’ai vu un tenor (hollandais en plus, de l’autre pays du fromage !) se faire avoir avant moi, alors je me suis méfiée.

Une soirée comme les autres…

Après avoir emmené mon fils faire du clapping, distribué sirop, cachets, pilules et ampoules, seché le boulot, corrigé mes copies en retard quand même, fait les courses, la bouffe, la lessive, (pas le ménage et le repassage, ouf !) joué aux voitures, installé Ariane devant Barbapapa après le bain, et j’en passe, je m’assois enfin devant mon ordinateur et clique sur « mes favoris ». A ce même instant, Ramsès arrive, l’air penaud et me demande :

– Tu veux pas venir voir, les chats mangent un truc bizarre, on dirait un utérus.

Les paris sont ouverts toute la semaine : celui qui trouve ce que les chats étaient en train de boulotter gagne une semaine de vacances chez nous (je lui conseille quand on n’y est pas, s’il veut vraiment des vacances, mais c’est une autre histoire!)

Visite éclair.

Notre très chère copine Nadine, en transit entre un coin du monde et le sien, est venue nous faire un petit coucou aujourd’hui. On avait plus ou moins prévu le grand truc : Pétronas, mosquées, quartier colonial, resto… et on a fait Taxi, pétronas, voiture, hopital, taxi, resto, taxi. Pas franchement notre faute : petit Sacha est toujours à l’hosto, donc forcément un de ces parents avec, mais pas franchement les retrouvailles qu’on avait prévu.

Ca ne nous a pas empêché de rêver à d’autres retrouvailles pour une nouvelle vie à Bkk, et de passer un bon moment. J’étais drôlement contente de la voir, moi !

Et puis en prime, j’ai appris LA nouvelle qui circule parmi les lyonnais… Sur le cul !

5 choses que vous avez toujours voulu savoir sur moi sans jamais oser les demander.

Ou 5 choses dont vous n’avez strictement rien à faire, mais dans ce cas-là, vous savez, il y a une petite croix blanche sur fond rouge, en haut à droite, z’avez qu’à cliquer dessus.

– Je suis un as en cuisine, mais je prends de moins en moins de plaisir à cuisiner, et le dernier repas que j’ai fait avec tout plein de monde, j’avais même acheté certains trucs congelés! Une honte, un scandale, un truc que je n’aurais jamais fait avant.

– Le tsunami du 26 décembre 2004 m’a bien plus affectée que ce que je montre. Un peu parce qu’on a failli y être. Beaucoup parce qu’on connaît pas mal de monde qui y était. Alors depuis, je fais régulièrement des cauchemars à ce sujets, et j’ai des terribles nuits d’insomnie dès qu’on est à la mer, et pourtant, j’adore y aller.

– Pour moi, le paradis, c’est les petites îles en face de Ao Nang, en Thaïlande. Une merveille ! Si vous ne me croyez pas, allez-y, vous verrez. Des paysages splendides, du sable blanc, des eaux turquoises avec des poissons jaunes et noirs qui nous mangent dans la main et nous suivent quand on nage. Le paradis, je vous dis. D’ailleurs, j’y retourne en avril ! Ah! Si seulement les insomnies tsunamesques se calmaient…

– Je suis une grosses bosseuse. Moi, je n’en ai pas l’impression, mais tous mes proches qui me voient bosser le disent.

– Je commence à avoir envie d’un troisième enfant. Mais ne vous excitez pas. Pas de projet en ce sens dans l’imédiat.

Bon, je devrais taguer 5 personnes à mon tour, mais je ne le ferais pas. Pourquoi ? Parce que vues les stats de mon blog, les tagués ne s’en rendraient même pas compte, et je serais drôlement déçue.

Je tiens donc à remercier Condorcee qui m’a fait la surprise, l’honneur, le plaisir de me refiler cette chaîne. (Ce qui a tripplé mes stats du jour. Faut dire qu’elle a des lecteurs, elle, elle est drôlement célèbre, et elle le mérite bien!)