renoncement et problème d’expats.

Je voulais vraiment aller à la neige cet hiver. Avoir froid, faire découvrir ça aux enfants, qui le réclament presque quotidiennement. Ben non. Japon ? Billets hors de prix, même pas la peine de se renseigner sur les séjours.

Corée ? J’avais trouvé un package très chouette, juste ce qu’on voulait. certes un peu cher mais tout était compris : hôtel, transferts, matos, forfait… Restait plus que les vols. Pas trop chers avec Koreanair. Sauf que le temps de finaliser tout ça, de lancer quelques agences de voyages locales (complètement incompétentes, je ne referais plus jamais !), il ne restait plus que des vos en business !7000€ les vols ! Et sur Malaysian, a compagnie la moins chère après Koreanair, c’est très cher quand même. Il y a bien quelques autres compagnies à prix raisonnables, mais complètement pas pratique. genre une compagnie qui ne fait pas d’e-ticket et ne livre ses billets qu’en UK !

France ? C’est du grand n’importe quoi ! Ça nous reviendrais moins cher que l’ASie, pour le double d’heure de vol. Séjour à pris raisonnable. Le problème ? Trop de décalage horaire, faudrait soit écourter notre séjour, soit reprendre dans un état pire que lamentable.

Alors on essaiera ça l’année prochaine, où on devrait avoir des vacances de février correctes. Or en février, c’est moins cher.

Je suis drôlement déçue.

On se rattrape donc sur les îles paradisiaques de notre coin. Zut, bouh ! Quelle tristesse ! On passera Noël à Bali.

open house

Hier soir, nous étions invité à une open house. Mais si, vous savez bien, après le ramadan, les musulmans ouvrent leurs maison à qui veut pendant une soirée. en général, donc, ils passent la journée à préparer à manger pour un nombre incalculable d’amis, collègues et connaissances qui viennent.

Nous avons été prévenus tard, nous sommes un peu stressés en ce moment pour tout un tas de raisons (dont Sacha, faut bien le dire) et en plus, j’avais chorale. Nous n’y sommes donc pas allés. On trouvait ça un peu dommage, c’était quelqu’un qu’on aime bien. Un peu déçus et avec quelques regrets, on a vaqué à nos occupations habituelles.

Jusqu’à aujourd’hui midi seulement, les regrets. Quand tous les gens qui y sont allés sont tombés malades et ont commencé à pâlir, puis à se vider par un voire deux côtés.

Je n’ai jamais été si contente de rater une soirée sympathique.

mon nouveau cuit-vapeur

J’avais acheté le précédent d’occasion à une copine il y a plus de 5 ans, déçue de ne pas trouver en Thaïlande de cocotte-minute ou autre marmite à pression à des prix abordables. J’étais assez réticente, et je m’en suis servie au moins 3 fois par semaine pendant les 5 années qui en ont suivi l’achat.

Jusqu’à il y a 15 jours, quand le dernier panier a rendu l’âme.

Alors j’en a acheté un nouveau, tout beau, tout neuf. J’ai pris une bonne marque bien connue, et refusé tout modèle avec écran numérique, parce qu’un bon mécanisme à ressort, à mon avis, résistera mieux au climat.

Et puis il a trois étages, celui-là. Je peux donc faire cuire trois sortes de légumes à la fois. De quoi être détestée par ma famille au grand complet !

cuitvapeur

j’hésite entre plusieurs titres :

P*tain d’enfants de mes de*x de sa m*re qui s*ce des ou*s.

ou alors

Le trou de la sécu, c’est nous !

Ou alors un titre spécial papa de Sigmund, histoire qu’il sache qu’il n’a pas fini d’en chi*r

De la fourbitude avérée des enfants (l’étape après le bébé)

Je vous laisse voter dans les commentaires si vous voulez donner votre avis sur le choix du titre!

Nos chers petits anges n’ayant pas été chez le médecin depuis juin, on commençait à se dire qu’ils avaient passé la période où il faut s’immuniser, qu’on allait enfin pouvoir être un peu tranquille à ce niveau-là, que la caisse 100 litres de pharmacie familiale allait pouvoir se réduire à une petite trousse de toilette qui se range facilement. La preuve, c’est la première année qu’on repart de France sans aucun médicament. Ni advil, ni mycostère, ni rien !

Quelle erreur ! Quelques jours avant mon anniversaire, Sacha décide de tousser. Ça empire au point qu’il ne mange plus, donc pour mon anniversaire, docteur, sirop, puff de ventoline, la routine, quoi.

Sauf que ça ne passe pas, et qu’il passe un jour sa nuit à pleurer entre deux quintes de toux qu’il a mal à l’oreille. Au point qu’à deux heures du mat, je ressors après un de ses réveils la préparation de ma journée de classe pour y préciser tous les détails dont aurait besoin une remplaçante (genre la fiche, elle est sur la deuxième étagère à gauche, le cahier du jour, c’est celui qui a le protège-cahier rouge, tous ces trucs hyper passionnants pédagogiquement parlant, mais tellement utiles lors d’un remplacement !) Bref, je pensais qu’il n’attendrait pas notre retour du boulot pour une nouvelle visite chez le toubib. Re-routine : antibio, plus puffs, plus sirop, on arrive à 7 médocs différents qu’il faut avoir fait bac + 8 pour assurer les bonnes prises à la bonne heure. Là encore, j’adore la logique du pays qui où avec des prescriptions de 5 ml d’un truc, on nous fourni une pipette de 3 ml. Si on veut respecter un peu les règles d’hygiène pour éviter la recontamination, faut laver la pipette entre les 3 premiers ml et les 2 suivants, c’est super pratique. Je rejoins donc le papa de Sigmund sur ce point : il y a un complot enfant-pédiatre d’étendue mondiale !

Sacha commence donc à aller mieux au bout de la deuxième semaine. Ça tombe bien, c’est les vacances, on pourrait en profiter pour faire quelques pique-niques et balades en famille.

Ben non, Ariane passe deux jours à se plaindre d’un mal de crâne et à jouer au yoyo avec la fièvre. Re-pédiatre donc, qui nous dit qu’elle n’a rien (on a l’habitude, c’est une spécialiste, mais par conscience parentale (ou masochisme) on se fait encore avoir à tous les coups). Juste un petit coup de fatigue, nous dit-on, une petite cure de vitamine et tout ira mieux. Si elle est fatiguée pendant les vacances, ça promet pour la suite !

Et hier, tout allait mieux.

Alors comme fallait pas trop que ça dure, aujourd’hui, Sacha nous a fait le festival.

Il voulait faire des plantations, alors en bonne mère, je lui fournis pot, terre, graines, on se salit les mains, les pieds, les bras, la terrasse en plantant nos graines qui ne pousseront jamais, sauf si la nounou s’en occupe et moi pas. Puis je lui donne son petit arrosoir et le voilà ravi en train d’arroser le sol de la cuisine jusqu’à la terrasse, la terrasse et les plantations. Puis il revient, glisse sur la terrasse mouillée, se cogne la tête sur la petite marche entre la terrasse et le salon, et s’ouvre le front au-dessus du sourcil droit sur bien 4 cm, et bien profond ! (J’ai toujours préféré le parquet au marbre, ça ne fait que confirmer !) J’appelle Ramsès, prend mon gamin et éponge un peu le sang qu’il a partout. Bizarrement (mais heureusement) ça saigne peu. J’attrappe la nounou qui a la bonne idée de passer dans le coin à ce moment-là alors qu’elle ne bosse pas le samedi, lui laisse une Ariane pleurant et paniquée. Ariane, elle n’assure pas un cachou dans ces cas-là. La pauvre minette est tout de suite très inquiète. Quand on est revenu, elle n’avait quasiment pas bougé de place et avait gardé son regard terrorisé. Faut dire aussi qu’on n’a pas bien pris le temps de la rassurer avant de partir. J’ai juste pris le temps de mettre le premier pantalon qui m’est tombé sous la main (celui d’hier). J’ai gardé mon T.shirt de la nuit, sans soutien-gorge, pas coiffée, j’ai pris ma carte bleue, mes chaussures à la main et on est monté dans la voiture. Direction les urgences.

Là-bas, à l’entrée, il y a un panneau qui explique très poliment aux gens que leur ordre d’arrivée n’a aucune importance et qu’ils prennent les patients en fonction de la gravité de leur état. Mais ça, je ne l’ai vu qu’après, parce quand on est arrivé, tout le monde nous a ouvert toutes les portes et le médecin est arrivé à peine Sacha posé sur le lit. Quand il a vu la taille de la plaie, il a dit qu’il ne pouvait pas le recoudre, qu’il fallait un chirurgien plastique et un anesthésiste parce qu’il fallait une anesthésie générale. Mais Sacha venait de s’enfiler 300 ml de cacao et deux toats, alors ça n’était pas possible. Alors il a vaguement nettoyé la plaie et lui a mis un pansement provisoire, puis nous a renvoyé chez nous avec ordre de le ramener deux heures et demie plus tard, quand il aurait fini de digérer. Pour prévoir un peu leurs dosages, il l’ont pesé, m’ont demandé douze fois s’il était allergique à quoi que ce soit, s’il avait de l’asthme, et bien fait peur en disant que quand même,sa mauvaise toux (qui est revenue), c’était pas top (sans blague). Moi, j’étais morte de peur et d’inquiétude pour ce petit bonhomme. Quand même, quoi ! C’est le mien et même s’il est vraiment chiant, c’est vraiment un tout petit bout de chou.

Le voici à la maison. La photo avant notre départ pour les urgences valait vraiment le coup, mais je n’ai pas bien pris le temps de la faire, désolée.

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Nous sommes donc repartis un peu plus tard avec notre courageux Sacha (il a à peine pleuré après sa chute, pas du tout ensuite) qui nous avait quand même fait lire le bouquin qu’on a sur l’hôpital. On lui avait bien expliqué ce qui allait se passer, et il ne faisait pas le fier. Là-bas, on a un peu attendu, et j’ai donc pu lire 4807 fois le panneaux dont je vous ai parlé. Plus les pub. Et je sais tout sur les packages accouchement, les cancers des cervicales et la dialyse. Ensuite ça a été son tour, le chirurgien et l’anesthésiste se sont présentés, j’ai incité Sacha à bien respirer dans la machine de l’anesthésiste. Il s’est endormi et quand son doudou est tombé de sa main inerte, je me suis mise à pleurer.

Après, on a dû sortir, les choses sérieuses allaient commencer, et on n’a pas voulu aller dans la salle d’attente, on est resté dans le couloir a écouter le bip de son pouls (pas du tout régulier, merde, qu’est-ce qu’il font là dedans?) On est resté planté là comme des cons pendant trois quart d’heure, puis on a retrouvé notre Sacha tout recousu et encore tout endormi.

On l’a emmené dans la salle de réveil où le monitoring a marché 5 minutes avant de rendre l’âme. Ecran noir !
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Tant que c’était pas notre Sacha, on s’en foutait un peu. On restait là à le regarder (Sacha, pas le monitoring)

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Puis le chirurgien qui trouvait que ça avait assez duré cette histoire l’a secoué comme un prunier et Sacha s’est réveillé. On est encore resté un peu, on l’a fait boire un peu pour voir s’il allait vomir, puis le temps que Ramsès fasse les papiers (c’est bien plus simple de payer : 27 secondes, que de faire remplir les feuilles de sécu : 37 minutes. Faut dire que les médecins malaisiens n’y comprennent rien, ce qu’on peut difficilement leur reprocher.)

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On a enfin pu rentrer avec notre petit balafré. Avec nos antibio et nos anti-douleur, bien sûr. Mais ce n’est pas fini, on y retourne jeudi pour faire enlever les points, puis samedi prochain pour vérifier que tout aille bien. D’ici-là, Ariane trouvera bien le moyen d’avoir une angine ou un bras cassé !

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Des vrais expats !

D’habitude, l’eau ne nous fait pas peur. C’est vrai, il ne faut pas croire tout ce qu’on dit dans les guides. Les touristes qui viennent en Asie sans commander de glaçons, ni profiter des fruits, légumes et crudités du coin parce qu’ils ont peur de l’eau sont bien bêtes. ils se privent d’un plaisir évident, ainsi que de leur dose de vitamines et fibres, mais passons.

Donc avec l’eau, on fait tout, sauf la boire. Je lave fruits, légumes et salades avec, j’y fais cuire la soupe, les pâtes et autres aliments, et je fais même la café avec.

Sauf aujourd’hui. Il y a eu des travaux sur les canalisations dans l’immeuble (d’ailleurs ils n’ont annoncé la coupure que le matin même, et elle était prévue de 9 à 12h mais c’est gentiment prolongée jusqu’à 18h50, les salauds !)

Alors aujourd’hui, je me la suis jouée expat de chez expat : j’ai fait ma soupe à l’eau minérale, brosser les dents de toute la famille à l’eau minérale, fait le café à l’eau minérale, et laver les enfants… pas du tout (faut pas délirer quand même !)

Faut dire qu’elle coulait comme ça, avec une odeur d’essence et les auréoles en surface qui vont avec.

eau