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Je déteste les journées de transport.

Ca me stresse de plus en plus, j’appréhende toujours. Je sens qu’un jour, je ne pourrais plus voyager tellement le déplaisir du trajet prendra le pas sur le plaisir du séjour.

Check out à 13h (pas moyen de faire pus tard, hôtel complet) et avion à 20h10. On a donc traîné autour de la piscine, et les enfants se sont bien défoulés. Mais forcément, pas de sieste… Taxi, bagages, douane, avion, redouane, rebagages, retaxi, et enfin la maison. Le tout avec une valise qui ne ferme plus, fait chier, elle était bien, celle-là, c’était la plus grande. Nous passons le réveillon dans l’avion avec au menu soupe de nouilles déshydratées (et même pas le parfum qu’on voulait pour cause d’épuisement des stocks disponibles), et changeons d’année en compagnie du chauffeur de taxi, fort sympathique, certes, mais j’ai connu plus festif. Arrivée vers 1 heure du matin, crevé.

On ne s’en rend pas compte au quotidien, mais qu’est-ce que ça sent le chat, chez nous ! Surtout que ça n’a pas été beaucoup aéré ces derniers jours, c’est sûr. Première chose à faire demain, donc, aérer la maison. Puis les courses (non ce n’est pas fermé le 1er janvier !), la lessive, le boulot… Ouin !…

Bali 24 Mes tatoués

Ce matin, après quelques heures de « Je veux, je ne veux pas, je veux mais j’ai peur, je veux si toi aussi…) Ariane décide de se faire faire des petites tresses. Nous nous asseyons donc dans le premier restaurant que nous croisons sur la plage (Pourquoi pas un coiffeur ? Ben le premier truc qu’on a croisé, c’est un resto. C’est pareil, non ? Ici, dans les resto, on fait tout, vous allez voir)

Donc on s’installe au resto, je commande à boire, je dis au serveur qu’Ariane veut des tresses, il téléphone à sa sœur qui rapplique dans les 5 minutes avec son nécessaire à coiffure et manicure, et sa copine qui se trouve une manicure à faire sur la plage dans les 3 minutes. Nous négocions les tresses d’Ariane, et commandons à manger au passage. Une heure et un fish’n chips plus tard, Ramsès débarque, commande un jus de banane et … un tatouage ! Tout de suite, on lui apporte la carte (des tatouages), un énorme classeur de 200 pages ethnico-ésotéro-abominables. Ramsès y choisit un dragon, et Sacha qui trouve que ce n’est pas juste parce qu’il n’a rien eu (le fish’n chips ne compte pas, c’est l’heure du repas) veut un tatouage bateau de pirate. Dans les 200 pages du classeur, il y a de tout sauf des pirates. Pendant qu’on tresse la 29 ème tresse d’Ariane (plus que 5, ouf !), je dessine un bateau de pirate sur mon petit carnet, bateau qui devra se transformer en tatouage sur mon fils. Quand on connaît mes talents en dessin, on réalise l’exploit. Sacha est ravi et le tatoueur réussit à garder son sérieux, donc moi mon honneur. Je me demande combien de temps encore je vais pouvoir épater mes enfants avec mes dessins minables. Sûrement pas bien longtemps.

Ariane qui a fini avec ses tresses a vu la rose de ses rêves sur le classeur. Mon beau-père arrive et commande un massage.

Nous repartons deux heures après notre arrivée en ayant satisfait tout le monde : ma bande de tatoué, et surtout, le restaurateur !

tresses

tresses

tatouage

tatouage

Bali 23 Les russes

De plus en plus de russes viennent en vacances à Bali. Et les russes, ils veulent de l’authentique, du vrai, du traditionnel. Alors pour eux, les balinais ont ouverts des établissements spéciaux, avec des trucs traditionnels pour plaire aux russes que les balinais, rien que d’y penser, ils sont morts de rire. Par exemple, il y a un restaurant typiquement balinais pour russes où l’on mange du cobra sous toutes ses formes. Les balinais, l’idée de manger du cobra ne leur serait jamais venue à l’esprit et aurait plutôt tendance à les dégoûter, mais celle de vendre ça aux russes, et à prix d’or, ils l’ont eu.

Z’y connaissent rien, les russes. S’ils veulent manger du serpent, c’est au Vietnam, qu’il faut aller !

Bali 22 Régime local

30/12/07

Non, je ne parlerais pas de le bouffe locale, parce que mon avis sur la gastronomie asiatique est déjà fait et que le temps ne fait que le conforter (en gros, l’Asie non colonisée par les européens, genre Thaïlande, Chine, Japon a une gastronomie à tomber par terre. Pour les autres, ça dépend du colonisateur : Malaisie anglaise, Indonésie hollandaise : Bah ! Vietnam français, Miam. Tenez, hier soir, par exemple, on a goûté le plat balinais le plus réputé, qu’il faut commander 24h à l’avance : le cochon de lait. Dit comme ça, ça ne peut qu’être bon. Ben c’était infect ! Il y a même des parties que j’ai été incapable d’identifier. Par exemple, entre la peau grillée et la couenne soufflée, i y avait un truc qui avait le goût des abats, la forme et la dureté d’un grelot, et la taille d’une grosse noix. Origine totalement indéterminée ! L’ovni du cochon ! Dégueu.)

Mais revenons à nos cochons moutons. Le régime local, ou plutôt, mon régime ici. Abominable. Sûr que j’ai pris du poids, quoique ma ceinture m’assure du contraire. Faut dire que le petit dej est à la hauteur. En plus du café au lait-tartines quotidien, je m’enfile tous les matins du jus de fruit, des œufs au jambon et fromage, du yaourt, des fruits. Remarquez, je fais des efforts, j’évite les gâteaux et viennoiseries.

A midi, j’essaie de faire léger, genre salade ou soupe de légumes. En général, je m’y tiens, sauf quand l’un des enfants ne finit pas son plat (faut pas gâcher) ou que comme il y a quelques jours, affamée suite à un repas trop léger, je me suis tapé en moins de 5 minutes le paquet de Xmas cookies du Hyatt dont Ariane ne voulait pas.

Le soir, on essaie de choisir tous ensemble un restaurant qui convienne à tout le monde et on tente de ne pas trop se gaver.

Heureusement, demain, on rentre à la maison et on retrouvera légumes, fruits et quantités raisonnables.

Bali 21

Grande sortie aujourd’hui avec deux temples réputés et la plage la plus connue de l’île, entre autre pour ses attentats.

Nous commençons par le temple d’Uluwatu, temple au haut d’une falaise, 250 mètres au dessus d’une eau bleue et bouillonnante. L’endroit est splendide mais les pluies récentes ont détrempé les lieux, rendant certains endroits inaccessibles. Le pire, ce n’est pas la boue glissante, mais les singes que nous craignons comme la peste. Ils sont voleurs et agressifs. Certains touristes les trouvent mignons et rigolos jusqu’à la première morsure/antibiotique/recoudre/vaccination anti-rabbique. Je suis un peu frustrée, comme je le serai toute la journée : j’aimerai à chaque étape marcher plus longtemps, plus loin, pour voir les choses différemment, mais ma petite troupe ne suit pas.

Pour atteindre Uluwatu, nous traversons la campagne balinaise. Pas de riz ici, mais un peu de maïs, et beaucoup de buffles.

Pour continuer en direction de Kuta, nous traversons Jimbaran, une ville très balinaise. Je fais arrêter tout le monde pour voir un temple qui n’a que peu d’intérêt à part son mérou à 11 toits et la rue dans laquelle il est situé. Offrandes très nombreuses, petites boutiques, marché local.

Re-frustrée : impossible, avec un Sacha éternellement collé au bout d’un de mes bras, de photographier le recycleur triant les déchets dans le rue dans ses grands sacs blancs (un petit métier qui entretient un certain nombres de famille et qui se perdrait si la conscience écologique des habitants se développait et que le tri s’organisait.) Impossible également de faire des portraits corrects, de prendre les marchands de « pouet-pouet » en carton brillant, et surtout, d’en demander l’usage (cérémonies locales ou nouvel an ?)

Arrivée donc à Kuta, plage branchée et la plus immonde que j’ai eu l’occasion de voir. A côté, même Pattaya fait envie ! 10 mètres d’ordures dans l’eau avant de voir un l’eau elle-même, et un tel amas de branchages et d’immondices sur le sable qu’on les déblaie au buldozer (une chargeuse à roues, pour être précis et d’après Sacha.) Ca de dérange pas certains qui s’étalent amoureusement entre deux ramasseurs d’ordures. En haut de la plage, des centaines de vendeurs de casquettes, paréos, lunettes de soleil qui essaient de tout nous vendre (« very cheap, special price for you », ce qui s’explique, après tout, depuis le temps qu’on se connaît !) Peu importe qu’on soit enroulé dans un paréo, une casquette sur la tête et des lunettes de soleil sur le nez ! Dans l’eau, des rouleaux plein de surfeurs. C’était la première fois que j’en voyais des vrais en actions ailleurs qu’à la télé. Nous nous sommes arrêtés juste le temps de manger (et même le repas était dégueu !) puis nous sommes repartis pour Tanah Lot. Kuta fait partie des choses qu’il fallait voir, d’abord pour ne pas regretté de n’avoir pas choisi un hôtel sur cette plage-là (on avait un peu hésité), ensuite pour être sûr de ne jamais y retourner.

Tanah Lot, par contre, est un temple phénoménal. J’ai craqué su ce temple splendide, malheureusement également temple de la ventre de touristeries. C’est un endroit magnifique, qu’il aurait fallu voir il y a 50 ans avant que le tourisme ne se développe dans le coin. Tant pis pour moi, trop tard ! Temple sur un rocher au milieu des eaux, qu’on ne peut atteindre qu’à marée basse (ce que nous n’avons pas fait.)

Retour au milieu des rizières. Je prends 1000000 photos, mais de la voiture qui roule : les enfants dorment et tout parent sait que les enfants se réveillent dès que la voiture s’arrête. Une fois sur mon ordinateur, je pense que la plupart sera à jeter pour cause de flou intense. A voir…

Voici les photos de notre trip. Il n’y a que les numériques, je n’ai pas encore fait développer celles sur papier.

Uluwatu :

costume de rigueur

uluwatu

 

le temple

uluwatu

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les touristes en action

uluwatu

 

Jimbaran :

le temple Ulun Swi

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j

jimbaran

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dans la rue

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Kuta et sa plage de rêve :

kuta

kuta

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kuta

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au restaurant :

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Tanah Lot :

Tanah Lot

Tanah Lot

Tanah Lot

 

[édit : les photos prises de la voiture sont effectivement floues mais elles me plaisaient quand même. Vous pouvez les voir dans le portfolio que je leur ai consacré.]

Bali 20

Plage ce matin. Puis Ramsès est parti avec son père pour une tournée des temples qui me tentait bien aussi, surtout qu’il y a du soleil, mais je suis de garde de sieste des enfants.

Demain, nous devrions être de sortie toute la journée, et comme ils se couchent tard en ce moment, ils ont bien besoin de dormir l’après-midi un jour sur deux, et de passer les heures les plus chaudes de la journée à l’intérieur.

Je n’ai pas non plus eu l’occasion, entre la pluie, les malades et les siestes, de faire les boutiques, et j’ai peur que notre projet de chambre d’enfants balinaise ne reste à l’état de projet.

Ce matin, en revenant de la plage, nous nous sommes arrêtés dans un petit musée pour voir les œuvres d’un peintre belge, Le Mayeur, qui a passé une trentaine d’année dans le coin. De beaux tableaux et un nombre hallucinant de femmes peintes sur des nattes en paille de riz. Seulement la durée de vie d’une natte en paille de riz n’est pas celle espérée pour une œuvre d’art, surtout sous ces climats. Donc ça pourrit. Certaines ont été remplacées par leur photo, mais je me demande ce que sont devenues les originales : pourries, ou remplacée avant en conservées dans de bonnes conditions ? J’ai un peu peur de la réponse, ce musée n’ayant pas l’air d’être une des priorités du gouvernement. Comme partout, le jardin y est agréable, arboré, avec des bassins et des statues…

Bali 19 Enfin la plage.

Il a fait assez beau et assez longtemps pour qu’on passe la fin de l’après-midi à la plage. Enfin !

C’était bien. Nous nous sommes à peine baigné, mais les enfants ont bien profité des joies du sable, et pas mal barboté. Nous, nous nous sommes détendus et avons profité du spectacle offert par 5 ados faisant des sauts périlleux arrière dans 70cm d’eau en se faisant bien moins mal que ce qu’on aurait pu craindre (mais mal quand même). On a prolongé ce petit plaisir en mangeant de la langouste en bord de plage et j’ai même pu voir quelques étoiles (mais pas assez pour comparer avec le ciel de l’hémisphère nord). S’il ne s’était pas remis à pleuvoir dès notre retour à l’hôtel, j’aurais presque eu espoir de remettre ça demain.