Déménagement.

Aujourd’hui, à 7 heures, j’étais debout. A emballer ce qui ne l’était pas encore.

A 8 heures, Ramsès commençait à emporter des cartons avec la maid qui les déballait et me les renvoyait pour que je les remplisse à nouveau.

A 9 heures arrivaient 6 potes (dont une dont c’était l’anniversaire ! La pauvre!) et leurs muscles (et aussi leurs charriots à roulettes). On en a mis un à la visseuse/dévisseuse. Il n’a pas fait beaucoup de trajets, mais je ne veux même pas savoir combien de centaines de vis il a dévissé, puis revissé de l’autre côté. 2 aux encombrants, le plus galère. Les autres en petites mains.

Pour motiver tout le monde à faire le premier trajet (à s’y mettre, en gros), j’avais préparé le café dans le nouvel appart. Et pas question d’y monter les mains vides. Ramsès avait prévu les viennoiseries.

A 10 heures, tout le monde était en sueur.

A 14 heures, le gros était fini.

A 15 heures, on prenait enfin un repas bien mérité, chez Burger King (la honte !)

Ensuite, avec Ramsès, on a passé la fin de la journée à tout ranger. En fait, pas tout du tout, vu qu’il reste encore des milliards de choses à sortir des cartons, à mettre dans les étagères, à fixer… et puis ce n’est pas près d’être fini vu que je pars demain à Singapour…

Ce soir, on y a mangé notre premier repas.

On va y passer la première nuit avec deux gamins pas très fiers de se retrouver chacun seul dans une chambre inconnue. Je sens que je ne vais pas dormir beaucoup… Surtout qu’évidemment, Ariane a de la fièvre.

In real life

Je ne connais pas la tête de la plupart des blogueurs que je « côtoie ». Je n’ai absolument jamais l’occasion de les rencontrer, et peu mettent leur tête en ligne. Innaccessibles, les Paris carnet, pique-niques de blogueurs et festi-blog divers. Trop loin.

L’été dernier, j’avais pourtant failli rencontré Ninog , qui me fais bien marrer, alors qu’elle passait près de la petite ville où je passais mes vacances. Comme ma connexion Internet durant les vacances est relativement aléatoire, on était pas tout à fait d’accord sur nos demains et aujourd’hui. Bref, nous ne nous étions pas vues.

Et bien figurez-vous que j’ai fait hier ma première rencontre In Real Life, comme y disent… Ici, à KL. J’ai rencontré la blonde. Je savais qu’elle allait venir à KL. Je savais qu’elle avait des enfants qui allaient surement venir au Lycée. Je savais qu’il y avait beaucoup de chance pour que je la rencontre. En fait, c’est elle qui m’a rencontrée. Devant ma classe. A la sortie de l’école.

Ma première IRL. J’en suis toute émue.

cartons

Ça fait dix jours que j’encartonne d’uncôté pour décartonner de l’autre, que j’enlève les rideaux d’un côté pour les remettre (lavé et raccourcis) de l’autre, que je dévisse, revisse, démonte, remonte, perce, décroche, accroche… Bien sûr, notre appartement est un chantier, donc ça ne se voit pas trop. Par contre, dans le nouveau, on commence presque à reconnaître un chez nous.

Alors, quand hier, Ramsès, tout fier, m’a annoncé qu’il avait fait son premier carton, je n’ai pas été très admirative. Ni peut-être très agréable, d’ailleurs…

le génie des maths

Sacha est un gamin pas équilibré du tout. Quand je dis pas équilibré, ça veut pas dire que c’est un psychopathe, hein. Juste qu’il développe certaines compétences et d’autres pas franchement. Genre il est complètement pataud physiquement. Pas terrible en dessin non plus. Par contre, c’est le génie des maths.

L’autre jour, il me tannait pour que je lui apprenne à lire l’heure. Je lui ai répondu qu’il apprendrait ça en classe en CE1, et qu’il était trop petit. C’est pas le genre de réponse qu’il accepte facilement. Alors il m’a bassiné une heure avec cette histoire. J’ai tenu bon, et j’ai fini par lui dire « De toute façon, pour lire l’heure, faut savoir compter de 5 en 5. » Ce qu’il a fait dans la seconde. Jusqu’à 135. Avant de me dire que l’horloge, ça n’allait que jusqu’à 60, en plus.

Je ne lui ai quand même pas appris l’heure. Non mais.

Cette gosse m’étonnera toujours.

Je vais dire bonne nuit à ma fille. Elle est couchée dans son lit, et une vieille feuille du tas d’objets hétéroclites incroyable qu’elle garde bien à l’abris sur son étagère tombe par terre. Elle me demande de la lui ramasser, ce que je fais. Je jette un oeil dessus. C’est une vieille feuille de score d’une partie de triomino qu’on a dû faire ensemble il y a des mois. Je la lui rends et me demande tout haut pourquoi elle peut bien garder un truc pareil.

Et j’entends. « Mais c’est un souvenir! Pour quand tu seras morte ! »

Je sais pourquoi Van Gogh s’est coupé l’oreille!

Non non, il n’était pas devenu fou. Du moins pas comme ça, pour rien, tout seul.

Il était fou de douleur. A cause d’une angine. Mais n’avait pas de brufen! Alors il a fait ce que j’ai souvent eu envie de faire cette semaine : enlever la partie qui fait mal. Arracher l’oreille et le morceau de gorge qui va avec. Parce que la douleur est tout simplement insupportable, et continue.

Moi, j’ai attendu toute la semaine l’heure du cacheton. Telle la droguée moyenne. Sauf que c’est 3 fois par jour seulement, et que ça ne m’accorde qu’une heure et demi de répit au maximum. Faut arriver à profiter de ce créneau-là pour s’endormir, tout en sachant qu’on sera quand même réveillé par la douleur. Et qu’il ne restera qu’une seule chose à faire : attendre l’heure du prochain cacheton en essayant de ne pas s’arracher l’oreille.

Chouette semaine…