Et ne venez pas me sortir des proverbes débiles…

Voici le programme prévu pour notre mariage.

Après une matinée digne d’une jeune fille vraiment jeune et vraiment féminine comme je ne suis pas (non, ni l’un ni l’autre, pas la peine d’insister), nous retrouverons familles, amis, témouins et maire à la mairie.

Après quelques articles de loi, de signatures et photos, nous nous dirigerons A PIED DEHORS jusqu’à chez nous.(500 mètres). Ensuite, DEHORS DANS LE JARDIN, nous pique-niquerons de charcuteries, crudités et fromage DEHORS SUR LA PELOUSE en buvant du bon champagne ainsi que du vin acheté spécialement pour l’occasion. Ensuite, chacun à sa convenace pourra vaquer à ses occupations, ou rester avec nous DEHORS DANS LE JARDIN à discuter de choses et d’autres. Nous retrouverons certains le soir dans un restaurant EN TERRASSE DEHORS en bord de la Loire.

Beau programme, non.

Sauf que :

météo de merde

Une vraie mariée

Quand on a décidé de se marier, en gros, quand on a eu confirmation que pour adopter à 2, on n’avait pas le choix, je pensais faire un petit truc simple. En gros, j’aurais mis e jour-là un pantalon sans tache de peinture et sur lequel je ne marchais pas, et puis basta.

Ramsès voulait une belle robe. Blanche. Je serais donc déguisée en meringue, mais bleue. Faut quand même pas pousser.

J’estimais pouvoir en rester là.

C’était sans compter ma copine et témouine Coco-la-coureuse (de course, un pas d’autre chose, voyons, qu’allez-vous penser là!) Coco a donc réussi à me traîner chez 3 coiffeuses. Oui, j’ai bien dit 3. La première était épatante, mais fermée le jour J. La deuxième avait une tête à vouloir me déguiser en Barbie, alors je suis partie en courant. (Merci Ninog d’avoir téléphoné à ce moment-là, sans le savoir, tu m’as sauvé de la barbitude.) La troisième sera celle du jour J. Coco également réussi à me faire mettre les pieds chez une esthéticienne, ce qui tient du miracle. On est même allé faire un tour chez une fleuriste, mais qui avait l’air un peu cucul, alors si on en trouve le 7 août et de nuit, on fera plutôt la déco avec du blé et des tournesols piqués dans les champs du coin. Oui je sais c’est mal.

En deux mots, elle a réussi à faire de ma journée de mariage la journée type d’une mariée : lever tôt, coiffure, maquillage, robe, lancer de bouquet…

Mon Dieu mon Dieu…

Ayons pitié des ânes

Affiches dans les rues : ce soir, courses d’ânes près du camping.

Ici, on a l’habitude des manifestations organisées par la commune ou le commité des fêtes, alors on ne se méfie pas : on y va.

Et on trouve un truc pitoyable : un spectacle fait par une famille avec 4 ânes et un bouc, 2 camions, une barrière et de la toile plastique. Pas de gradins, les 60 personnes présentes sont debout autour de la barrière, et sont sensées faire le spectacle elles-mêmes. Les « artistes » peinent à trouver des participants, tout ça est glauque. Ils me font pitié, la vie ne doit vraiment pas être facile pour eux.

Nous avons hésité à entrer, mais heureusement qu’on était là : Ramsès et nos amis ont été de tous les numéros ou presque, le premier pour s’amuser, les autres par pitié pour ces gens.

Nous sommes ressortis de là contents de partir, soulagés de quitter cette atmosphère, et avec l’impression d’avoir fait un geste hummanitaire, d’avoir glisser la pièce à un accordéoniste dans le métro. En soi, je trouve ça très bien, mais ce n’est pas le but d’un spectacle.

Sans cette ambiance, cette misère visible, on aurait pu bien rigoler : voir son futur époux et ses amis essayer de diriger un âne dressé pour faire le con, c’est réjouissant.

Quelques photos parce que je le leur ai promis. Pas de logiciel de traitement d’images sous la main, petit appareil, et peu de lumière, donc photos pas terribles.

Mon Ramsès (pseudo : Francis) essayant de faire slalomer l’âne entre des plots. En fait, il essayait de rester sur l’âne.

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Pour monter sur les ânes, il fallait sauter. Voici Christophe (pseudo : Martin) à l’oeuvre.

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Corinne (pseudo : Jeannette) fût la meilleure : ses années d’équitation l’ont-elle aidé ?

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Leurs performances leur ont fait gagner quelques bouteilles de mousseux dégueulasse (pseudo : champagne)

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Enfin, Ramsès en train d’essayer d’attraper un bouc. J’ai même cru qu’il allait y arriver. Mais non.

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S’ils ont choisi des pseudo, c’est de peur qu’on les reconnaisse : ils ont tous une réputation d’honnêtes gens responsables et cultivés à tenir. C’est raté, j’était là! Niark niark niark…

Quel chat!

Il y a fort longtemps, lorsque j’étais à la fac, un con de copain était entré dans un café où « donne chatons » était écrit sur la porte, et avait demandé sans réfléchir deux cafés et un chaton. Quelques moi plus tard et sachant que je connais bien les chats, il m’avait demandé s’il pouvait laisser son chat seul deux semaines : il partait en vacances. J’avais dit non et avait pris le chat en pension ce temps-là. Je lui avait dit que ce serait quand même pas mal de donner un nom à son chat, pendant qu’il y était. Il avait regardé son paquet de clopes et m’avait dit « camel ». Bon.

A la fin de l’année, il partit en chambre d’étudiant dans une autre ville : 9m2 et animaux interdits, j’ai récupéré camel.

Qui est depuis restée chez mes parents.

C’est une gentille minette, et qui chassait bien, mais cette année, elle a 14 ans et ça se sent.

Elle ne sort plus que si on l’accompagne, et si elle regarde encore avec envie les oiseaux qui se posent dans le coin, c’est rare qu’elle saute pour essayer de les attraper.

Aussi, hier, quand elle a ramener une souris dans sa gueule, nous avons été bien étonnés.

Et bien ennuyés, aussi. Parce qu’elle a lâché la souris bien vivante dans la cuisine et s’en est franchement désintéressée. On s’est retrouvé avec un truc gris affolé qui courait partout en couinant, et moi, je n’avais pas plus que ça encie de la garder dans ma cuisine. On est donc allé chercher camel, qui a renifler la souris puis s’en est allée. Deux fois.

Alors avec un balai, Ramsès a à moitié assommé la pauvre bête et l’a poussée dehors, où elle est repartie, toujours couinant et sûrement morte de peur.

Camel, elle, s’était confortablement endormie sur le fauteuil poire.

La reine du doudou

Sacha est allé dormir chez un copain. En repartant, il a préparé son sac tout seul comme un grand, n’oubliant rien ou presque : seul son doudou est resté chez le copain. Et pas moyen, sauf emmerder tout le monde, de le récupérer avant le lendemain.

La Reine du doudou qui sommeille en moi s’est réveillée, de peur que la nuit soit difficile, et en 10 minutes, j’avais fabriqué un doudou-pieuvre de remplacement. Que Sacha n’a plus lâché. J’espère qu’il ne détrônera pas le doudou habituel, qui a l’énorme avantage de passer à la machine ET de sécher vite.

Voilà mon oeuvre :

doudoupieuvre

jeu de plein air

Depuis deux jours, je joue à un nouveau jeu.

C’est un jeu où l’on joue seul contre le temps. Celui qu’il fait, pas celui qui passe.C’est mieux par temps mitigé, parce que quand il fait grand beau, c’est trop facile, et quand il pleut des cordes, faudrait vraiment être con pour jouer. C’est un jeu de réflexes et de rapidité.

Je vous explique.

Le but du jeu : faire sécher son linge.

L’organisation : il faut se munir d’une corde à linge installée en plein air, si possible au fond du jardin, et d’une panière de linge mouillé. On peut le mouiller exprès, mais s’il sort de la machine, c’est pas plus bête.

D’abord, il faut étendre son linge dès le premier rayon de soleil. Ensuite, il faut guetter. Dès la première goutte de pluie, on ramasse tout et on remet le tout dans la panière, avant d’étendre à nouveau quand le soleil réapparaît.

Si à la fin de la journée, tout le linge est sec, on a gagné le droit de le plier et de le ranger dans le placard. Ceux qui veulent peuvent même passer par la case « repassage », pas moi.

Hier, j’ai perdu lamentablement. Même pas la moitié de la panière!

Aujourd’hui, je joue plus tactique. D’abord, je suis face à la fenêtre, pour mieux surveiller. Ensuite, de temps en temps, je vais changer le linge de position, pour une meilleure évaporation. Et puis j’ai mis le minimum de pince à linge, je suis donc plus rapide au ramassage.

Je sens qu’aujourd’hui, c’est moi qui vais gagner. Pourtant, la partie est plus difficile : aujourd’hui, j’ai deux lessives à sécher!