Notre mariage : la musique

Si nous n’avons pas hésité sur le pique-nique, ni sur le resto, ni sur les nappes, si nous avons trouvé la robe et le costume avec facilité, un de nos soucis était la musique.

Nous ne connaissions personne ici capable d’assurer, à part mon frère. Or je ne voulais pas embaucher le groupe de mon frère : je voulais qu’il puisse profiter de la fête, du repas, et des invités tranquillement.

Le restaurateur nous avait dit qu’il connaissait un groupe. Peu convaincu, mais faute d’autres alternatives simples, nous avions accepté. J’avais un peu peur de tomber sur un groupe de petits jeunes, avec guitare, basse et batterie, qui auraient fait des reprises minables de trucs récents qu’on ne connaissait même pas. Puis on avait appris que c’était un groupe de jazz. A priori, c’était déjà mieux, parce qu’il y a moins de gens qui se lancent dans le jazz que dans la reprises de tubes, et qu’ils devaient donc être un minimum musiciens. Une fois arrivés en Franc, on s’est renseigné un peu plus, et on a alors su qu’ils seraient 3, dont une contrebasse. Pour avoir une contrebasse, faut déjà assurer. J’ai donc été rassurée. En plus, ils joueraient de 19h à 1h du mat, donc on n’avait pas besoin d’une sono en prime.

Comme sur le repas, le restaurateur ne s’était pas planté. Le groupe était d’enfer. Sympa et discret et surtout excellent.

Mon frère, quant à lui, a bien profité de la fête : il a joué avec eux tout le long!

musicos

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Notre mariage : au restaurant

Dès que nous avons envisager ce mariage, Ramsès et moi avions décidé de manger à la route du sel, au Thoureil.

Il y avait plusieurs raisons à cela. La première, c’est qu’on y mange bien. Ca compte, quand même. Ensuite, c’est près de chez nous. Et aussi, c’est magnifique : dans un patelin bobo mais splendide quoi que plus pour longtemps (à côté des toues, on trouve depuis cet été un ponton pour hors-bord et ski nautique, ce qui non seulement est franchement moche et bruyant, mais devrait mettre moins de deux ans à faire partir les nombreux oiseaux et ragondins des bancs de sable du coin). Et sur le bord de la Loire. On aime bien y aller, on connait le coin, c’était donc parfait.

On avait discuté du menu avec le patron par Internet et on était très satisfait. Christophe a levé nos dernier doute en le découvrant en avant-première. Pour le vin, comme je n’y connais rien et Ramsès guère plus, nous y étions allés la semaine d’avant faire une dégustation et choisir. Moi, j’avais choisi en fonction des noms, et Christophe avait confirmé mes choix en fonction de ses goûts. Comme quoi il n’y a pas qu’une façon de choisir du bon vin.

Pour la déco, on lui a dit de faire léger et qu’il avait carte blanche. il a fait léger et pas cucul du tout.

Les tables étaient en U, et on s’asseyait sur des banc, ce qui avait chagriné Ramsès au début, mais à part pour ma grande robe et moi, ça allait. Personne n’a râlé, c’est donc que ça ne gênait pas. Ou alors nos invités sont tous très très polis.

On avait prévenu, fallait emporter les anoraks. Évidemment, personne ne nous avait écouté, surtout après la chaude journée ensoleillée qu’on venait de passer, et beaucoup l’ont regretté : dès que le soleil se couche, au bord de Loire, ça caille abominablement. Les robes se sont recouvertes de pulls et vestes, mais faut bien le dire, tout le monde se gelait.

Les gens ont peu dansé. Je l’avais dit, c’était un mariage de vieux. Personne n’a fini complètement bourré a dansé jusqu’au petit matin.

Par contre, au milieu du repas, Ramsès et Claude se sont offert une petite bataille au sabre laser. Et on a eu droit à un lever de pleine lune rousse assez formidable.

Moi, j’ai trouvé ça sympa. C’est l’essentiel, après tout, non?

Quelques photos…

route du sel

route du sel

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route du sel

route du sel

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Départ imminent

Souvent, en fin de vacances, j’ai envie de rentrer. De retrouver mon chez moi, mes affaires, mes habitudes, de commencer une nouvelle année scolaire. A cette époque, j’ai quasiment fait mon programme pour l’année scolaire, j’ai une idée précise des projets, des chants pour la chorale…

Cette année, rien.

Pas envie de rentrer. Du tout.

Et Ramsès, c’est pareil.

Il m’a même supplié de faire un mot au proviseur disant qu’il était malade, qu’il avait la scarlatine et ne pouvait pas rentrer.

J’ai refusé, vous pensez bien.

Pas question de rentrer seule avec les enfants et d’être la seule à bosser.

A moins que…

C’est contagieux, la scarlatine?

tournoi du grand chelem

Corinne, Christophe, Ramsès et moi sommes de grands sportifs. Et comme les tennismen ou les rugbymen, en grand bouffmen que nous sommes, nous avons notre grand chelem.

Nous le tentons tous les ans depuis 5 ans maintenant. Jamais encore avec succès. Pourtant, contrairement à d’autres, nous ne jouons pas les uns contre les autres mais les uns avec les autres.

La règle est simple, il s’agit lors de nos vacances communes, d’arriver à se faire ensemble une tartiflette, une raclette, une fondue savoyarde et une fondue bourguignone.

Cette année, il nous manquera la raclette.

Notre mariage : le jeu des cartes postales.

Lors de notre mariage, nos amis avaient préparés quelques surprises. Et si nous avons échappé au powerpoint nous ridiculisant sur grand écran devant toute l’assemblée, ce n’est pas parce qu’ils ont eu la flemme, c’est bien parce que nos copains, ils sont super forts et plein de ressources en conneries. Pas besoin de faire dans le banal.

Avec toute la discrétion dont est capable un groupe de plus de 60 personnes, des cartes postales en nombre ont circulé. Bien sûr, Ramsès et moi n’avons absolument rien vu. On a quand même cru comprendre que nous allions en recevoir une par semaine jusqu’à on ne sait pas quand. Une date entre un an et la fin des temps.

Bref, aujourd’hui, nous avons reçu la première. D’une longue série.

Merci.

La chaussure unique

je ne sais pas comment il se débrouille, mais visiblement, assez mal. Je parle de Ramsès. Avec une certaine paire de basquettes.

Il y a trois endroits où Ramsès possède des choses : à Kuala, aux Rosiers, et chez son père dans la banlieue lyonnaise. Trois lieux assez distants les uns des autres, donc. Et entre lesquels on circule peu.

Or depuis trois ans, il a par mégarde séparé les deux soeurs d’une paire de basquettes. Depuis, elles voyagent. D’une maison à l’autre. Sans jamais se retrouver.

Je ne vous dis pas à quel point j’ai envie de les passer à la poubelle, chaque fois que j’en vois une, esseulée, inutile.