parking

Il y a quelques années, j’avais fait un article assassin sur les débiles profonds qui prenaient une photo du numéro de place de parking en garant leur voiture. Pas de mémoire…, fainéantise…, exercice intellectuel…, assisté complètement par la technologie… Bref, tout y était passé.

Hier soir, nous sommes allés mangé avec Ramsès dans un restau à un endroit où nous n’allons jamais. On s’est garé dans un grand parking souterrain.

Et on a perdu la voiture. Plus moyen de la retrouver. Je me rappelais bien le numéro, mais au numéro, il n’y avait pas notre voiture. Alors forcément, je n’étais plus sure de rien. E 48? E 28? B 28? ça pouvait être n’importe quoi. ET puis ce n’était pas la bonne couleur de numéro! Le notre était marron, pas rose, pas vert, peut-être jaune ?

On a fini par appeler les secours : un mec qui nous a trimballé dans le parking en voiturette électrique pendant un bon quart d’heure. Effectivement, on était bien marron E 48. A quelques étages près, c’était bon.

C’est une bonne chose, que mon téléphone ne prenne pas de photo, parce que je ne sais pas si je ne me serais pas reniée la prochaine fois…

 

Maurice, les regrets

Les photos d’abord :

  • le petit oiseau tout rouge qui passe sa vie dans le jardin, sauf quand j’ai mon appareil à portée de main
  • les petits magasins nommés TABAGIE
  • les pailles en queue sur le sucre, ayant Alice a porter, je n’avais que le grand angle
  • les arrêts de bus, surtout celui déguisé en fromage Kraft (si on peut appeler ça du fromage)
  • le temple indien sur le lac

les visites :

  • Chamarel
  • une rhumerie
  • les tortues géantes
  • la côte sud-est et Mahebourg
  • la balade à Riche en eau
  • une journée pique-nique au bord de la mer turquoise sur une plage quasi-déserte (comment ça ça n’existe pas)
  • une journée en mer
  • la pêche aux écrevisses dans la rivière

Bref, faudra y retourner. Mais sans les copains, ça ne sera pas pareil…

Maurice 13

Matinée électrique.

Le réparateur vient enfin et remet le jus. Dans une partie de la maison.

Le frigo et la machine à laver reprennent vie, la lumière est. C’est merveilleux.

je ne tiens plus en place dans la maison, je veux profiter de nos derniers instants. Nous allons au musée du sucre. Très bien. Bien fait, on apprend  tout sur l’histoire du pays, le sucre… C’est peut-être Sacha qui en profite le plus : il a pris un livret enfant et s’applique à tout lire et tout remplir avec beaucoup de sérieux quand les 4 autres ont plutôt tendance à courir partout. Ce gosse a une soif de savoir démentielle.

On goûte des rhum et des sucres délicieux. On comprend que le diabète soit un fléau ici, le sucre se mange à la petite cuillère!

Bon resto. On voulait inviter Corinne et Christophe depuis plusieurs jours mais avec le cyclone, et tout fermé ces derniers jours, ça n’a pas été possible avant. On peut enfin.

Puis retour à la maison pour faire les valises. Évidement, j’ai oublié plein de trucs là-bas. tant pis.

Corinne nous emmène à l’aéroport où l’aventure commence.

Notre vol annonce 3 heures de retard. Prévu pour 20h50, il est à 23h50 sur l’écran. On a pourtant appelé ce matin pour savoir s’il n’y avait pas de changement. Sauf qu’à minuit, on n’a toujours pas embarqué. On se renseigne : vol à 1h45.
Comme on n’a pas bougé à 1h10, je vais aux nouvelles : l’avion qui nous emmène arrive dans 10 minutes, départ prévu 2h45. Entre temps, on a eu des bons pour aller chercher un sandwich. Sauf que comme il y a 8 avions en retard, il y a plus d’une heure de queue pour la bouffe. Pas un millimètre carré de place dans l’aéroport : tout le monde est assis par terre comme des clodos, nous avec. Des déchets partout, les poubelles débordent! Un camp de réfugiés en temps de guerre. Certains sont excédés : ils sont là depuis 1h de l’après-midi et leur vol est retardé d’une heure toutes les heures. Ils hurlent que c’est parce qu’on ne veut pas leur payer l’hôtel et je pense qu’ils ont raison. Ça dégénère et la sécurité intervient. Nous, on finit par décoller vers 3 heures du mat. On a eu plus d’heures d’attente que d’heures de vol.

Maurice 12

Aujourd’hui était prévu une sortie en mer, sur un bateau nommé Totof. Trop la classe.

mais bon, il est prévu un sale temps alors on fera surement plutôt un tour à l’aventure du sucre, un musée incontournable.

Et puis non en fait, parce qu’il y a un cyclone.

Réveillés une bonne partie de la nuit par des ventes très violents, on se lève vers 5heures pour rentrer le contenu de la terrasse dans le salon et fermé les volets de bois. Pas moyen ensuite de se rendormir.

Coupure d’électricité, évidement, sinon ce n’est pas drôle. Pas de lumière, à cause des volets, pas d’Internet, pas de micro-onde, frigo mort, linge coincé dans la machine… La journée s’annonce charmante.

Christophe et moi tentons quand même une sortie au supermarché, car depuis deux jours que tout est fermé, c’est la disette. Miracle, c’est ouvert. Le trajet est un peu apocalyptique : des grosses branches en travers de la route, un vent à décorner les bœufs, heureusement qu’on ne va pas loin et qu’on ne rencontre pas de gros obstacles barrant toute la route.

Mission accomplie. La journée va être longue. Les batteries des tablettes s’épuisent. Heureusement, on cuisine au gaz et on arrive à se faire le repas le plus dingue qui soit : UNE RACLETTE. A l’île Maurice. En plein été. En plein cyclone. Aux chandelles!

Ça se calme petit à petit l’après-midi. On appelle 50 fois les gars de l’électricité après s’être rendus compte qu’on est les seuls du quartier à ne plus avoir de courant. C’est le concours des pleureuses au téléphone, à celui qui inventera la situation la plus terrible, la plus urgente. Ramsès gagne haut la main, mais personne ne vient.

On s’occupe comme on peut : jeux de société, colliers de graines ramassées en promenade… Le tout toujours éclairés à la bougie.

Forcément on se couche tôt.

 

 

Maurice 11

Journée glandouille encore aujourd’hui, bien involontairement. Il pleut des cordes, et tout est fermé.

Balade dans un petit village ce matin, et tentative de courses encore cet après-midi, qui se termine à nouveau par une virée chez le petit chinois du coin.

Ce soir, le vent souffle de plus en plus. Un cyclone force 2 est annoncé et j’espère vraiment que ça ne va pas empirer. Si les magasins qui doivent pourtant rouvrir demain ferment pour cause de cyclone, ce sera vraiment la disette!

Quant à l’aéroport…

Résolutions

Ça fait des années que je ne fait plus de bonnes résolutions en début d’année. D’abord parce que personne ne tient jamais les bonnes résolutions plus d’un mois, et que je ne suis pas mieux que les autres. Ensuite parce que pour moi, l’année, c’est quand même plutôt de septembre à septembre.

Mais cette année fera exception :il faut vraiment que je me remette au sport.

Kuala n’est pas l’endroit idéal pour ça, et ça va être dur de trouver du temps mais je crois franchement que ça me ferait du bien.

Ayons une volonté de fer et un peu de courage!