Australie, septième round

On a une voiture. Elle est belle. Orange. On est tout content, à croire que c’est la nôtre ! On va donc agrandir notre périmètre d’action.

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Premier périple en auto : swan valley. Franchement, n’y allez pas.

On nous avait promis des paysages très verts, c’est jaune et sec. Certes, c’est l’été, mais en fait, des paysages, on en voit peu. Il faut bien les chercher. Quand on les trouve, effectivement c’est beau.

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Swan Valley, c’est un immense centre commercial où pour aller d’un magasin à l’autre, faut prendre ta voiture. Sur les brochures, on t’annonce brasserie, distillerie, fabrique de chocolat, de nougat, miel…

Mais la brasserie, ce n’est qu’un restaurant. Parce que la partie brasserie, elle y est, mais on ne peut pas la voir. La distillerie, c’est un magasin, parce que la distillerie, elle y est, mais on ne peut pas la voir. La fabrique de nougat, c’est un magasin, parce que la fabrique, on ne peut pas la voir. Je continue ainsi ou vous avez compris ? Pas une abeille, pas une fève de cacao en vue, pas une explication… Très décevant. Alors oui, on a goûté des choses, on en a acheté, mais on n’a rien appris sur rien. Même au café, le seul café local n’était plus en démonstration ni en vente pour cause de problème d’approvisionnement !

Même le parc pour pique-niquer était nul, on a préféré manger sur le parking à côté de la voiture, c’est dire. Mais Oh ! Bonheur absolu, j’avais fait une salade de pâtes ! Pas de sandwiches !

En plus, j’étais malade.

Pour se consoler, nous sommes allés à la plage !

Le lendemain, le 30, c’était le grand jour. Dommage que je me sois réveillée avec de la fièvre. La fièvre pour aller dans le désert, ce n’est pas une excellente idée. Mais bon, pas question de rester à la maison alors que j’avais prévu d’aller voir les cailloux ! De toute façon, si j’étais restée, je n’aurais pas pu me reposer, je me serais inquiétée de savoir les 4 autres faire 500 bornes dans la journée.

Nous sommes donc partis tôt pour voir les cailloux. Très beaux cailloux. Dans le désert. On a eu raison d’arriver tôt : moins de monde, moins chaud. On pouvait faire le tour à pied ou en voiture. Pas tout à fait le même tour, alors on a fait les 2.

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On est ensuite allé voir des dunes de sable. C’est assez hallucinant : il y a le bush. Donc des herbes sèches pleines de serpents venimeux et des buissons et arbustes assez bas, et d’un coup s’élève une immense dune de sable blanc ! Mais qui donc est venu la mettre là cette nuit pendant qu’on ne regardait pas? On l’a bien sûr escaladée, mais comme il y avait à nouveau un vent à décorner des béliers, on s’en est pris plein la gueule. C’était rigolo quand même, mais on est redescendu plein de sable infiltré partout. Je suis sure que j’en ai encore quelque part, deux jours après !

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On a ensuite pique-niqué dans un beau parc dans un bled réputé pour ses courses de planche à voile et kite. Il y en avait qui s’entrainait et c’était joli, mais on ne s’est pas trop attardé : d’abord parce qu’il faisait un froid de canard, ensuite parce qu’il nous restait un parc naturel à voir.

Très beau parc, pas loin de Perth. Des marais magnifiques, des koalas, des kangourous, des tas d’oiseaux splendides, des serpents venimeux qui nous foutent une telle trouille qu’on n’ose pas vraiment profiter des sentiers et qu’on reste dans les zones à forte population familiale australienne. Si eux qui connaissent sont là, c’est que ça ne craint rien.

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Très bonne mais très grosse journée. On est rentré lessivé, et moi toujours malade. Une sale grosse toux caverneuse me secoue régulièrement.

Aujourd’hui, c’est le 31 et on est partis vers le sud. Direction les dauphins. J’avais hésité à prévoir cette sortie, je n’ai pas regretté. Très beau coin, dauphins au rendez-vous, lions de mer, pingouins, pélicans, et des milliers d’oiseaux. Le tout en liberté évidement.

DSC_8111 DSC_7970 DSC_7878Les enfants ont vraiment adoré les dauphins. C’était génial. Faut dire que le tour était bien fait. D’abord faut les chercher. Alors quand enfin on les aperçoit, on est ravi. Ensuite on nous explique leur vie pendant qu’on les observe. Puis on trouve un second groupe, cette fois les mères et leurs petits. Encore plus merveilleux. Puis au moment où on se dit qu’on a eu drôlement de chance de voir tout ça, on tente un dernier truc : faire des vagues avec le bateau. Et là, les dauphins nous suivent, ravis de faire du surf sur les vagues. Et ils font vraiment ça pour le plaisir, parce qu’on est en pleine mer, ils ne sont ni dressés, ni nourris, ni récompensés.

Alice a appris à snorkeler, mais cette andouille a peur de ce qu’elle voit. Elle est terrorisée par les algues, les poissons même les plus minuscules ! Quel intérêt de snorkeler si c’est pour ne rien voir ! Le but ultime, c’est quand même de voir les poissons, pas juste le sable !

Nous sommes rentrés nous douchés, puis repartis au parc. Un tour de grande roue qu’Alice attendait avec impatience. Puis grand drame : Sacha veut rentrer manger les restes à la maison, Ariane, qui s’est mises sur son 31 (c’est le jour parfait pour utiliser cette expression, non ?) veut fêter la nouvelle année au restaurant. Ça s’engueule, ça pleure, tout le monde fait la gueule. On est les rois des 31 de la loose ! Finalement on coupe la poire en deux, avec une partie reste et une partie take-away. Personne n’est vraiment satisfait de cette solution, mais bon.

Puis là, faudrait ranger.

Parce que c’est bien, ici mais on en part quand même demain.

Retrouver nos chats, notre appart, notre petit train-train quotidien.

Accessoirement, faudra aussi fêter Noël. A un détail près : je n’ai encore ni le cadeau d’Ariane, ni celui de Sacha ! Et rien pour mon Ramsès. Question Noël, ça va aussi être foireux !

Australie, sixième round

Journée plage aujourd’hui. Pas la même plage que d’habitude. Nous sommes allés sur une plage assez réputée, très longue, très belle, entre Fremantle et Perth, appelée Cottesloe beach. On n’était pas tout seul. L’eau était plus chaude que sur l’autre, d’au moins 2°C. Ou alors on s’habitue. Ce qui fait qu’on s’est beaucoup plus baigné. Sable fin, eau très claire. Les grands ont joués au frisbee dans l’eau, on est allé voir quelques poissons, Sacha a beaucoup joué à se faire emporter par les vagues avec une gamine d’en gros son âge. Ils ont creusé des trous dans le sable, leur passion ! Ramsès s’était déguisé en musulmane intégriste, se faisant une burqa avec les serviettes et paréos pour se protéger du soleil et du sable. Encore des sandwiches évidement. Retour tranquille à la maison dont nous avons eu la flemme de ressortir. Par contre, drame : il n’y a plus de wifi ! L’horreur absolue !

Repas équilibré, chouette, puis Ariane et moi écrivons, Alice s’est couchée d’elle-même et les gars sont partis avec l’ipad à la recherche de wifi, officiellement pour préparer la journée et l’itinéraire de demain. Je soupçonne plutôt une attaque de clash of clans.

Dans Fremantle, il y a beaucoup d’œuvre de streetart. Ça tombe bien parce que j’aime beaucoup ça. Il y a évidemment des trucs assez moyens, et d’autres très impressionnants. Aujourd’hui, on a vu quelque chose dont je ne sais que penser.

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Les trucs chiants :

Les sandwiches.

Le report des jours fériés : boxing day continuait encore aujourd’hui !

Les sandwiches.

Le cruel manque de légumes. Heureusement qu’on se rattrape avec les fruits d’été !

Les sandwiches.

Australie, cinquième round

Aucun regret pour Rottnest Island depuis que nous avons vu les files interminables qui embarquaient sur le ferry!

Nous avons préféré une croisière sur la rivière du coin : la swan river, appelée ainsi par les colons car de nombreux cygnes noirs l’habitent. Très agréable. On a vu d’autres coins de Fremantle et Perth. Des coins plein de fric où les baraques sont gigantesques et luxueuses et les loisirs aquatiques et dispendieux : voile, jetski, yacht…

La rivière est magnifique, très large par endroit, avec des banc de sable blanc qui s’allongent loin dans l’eau. Les rives sont belles, plages et falaises se succèdent. Différentes embarcations cohabitent sur l’eau avec bonheur, s’en est autant effrayant que surprenant. Kayak, catamarans, bateaux de pêche, yacht, jetski, trucs inconnus au bataillon avec une voile qui vole au-dessus de l’eau à une vitesse vertigineuse, paddle, et même quelques baigneurs par endroit pour faire bonne figure.

Avant cela nous avons… pique-niquer! Ouais! Vive les sandwiches!

Et après cela… prenez les paris… le parc! Alice est faite pour ça. C’est une gosse de l’extérieur. Au parc, elle s’éclate vraiment, ça fait plaisir à voir.

Pour faire plus australiens, on s’est même mangé un plein carton de seafood and fish sur l’herbe du parc pour le goûter! Miam. Avec un peu de chance, la balance sera en panne de pile à notre retour.

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Les autraliens, ces êtres étranges

Les australiens ont su s’adapter à leur terre hostile.

Ils font tous deux mètres de haut et un mètre de large. Ainsi, perdu dans le bush, ils dépassent et on les repère facilement.

Ils savent se protéger du soleil. Avant 8 ans, c’est avec une casquette à jupette. Après, c’est avec un chapeau à large bord.

Ce sont des bêtes de sport. Au parc, les gamins font des trucs de fous dès 3 ans : escalader des jeux à 5 mètres de haut, faire de la tyrolienne, des trucs style parcours du combattant… Quand un petit australien tombe, il ne pleure pas, il se relève et repart aussitôt. Les adultes ne sont pas en reste. A la mer, ils ne se baignent pas, ils nagent. La moindre personne allant dans l’eau (à 4°C, je le rappelle), a un petit frisson 3 secondes, puis plonge et fait ses 400 mètres en crawl. En France, certains vont faire des longueurs de piscine, ici ce sont des longueurs de mer. Et la plage est longue.

Le matériel de plage a été également adapté. Fini le choix entre bouée, ceinture ou brassard pour apprendre à nager : il existe ici une quarantaine d’outils flottant différents. Quant aux abris de plage pour se protéger du vent ou du soleil, il faut bien être français pour s’embêter encore à planter des sardine pour le faire tenir en place. Ici, les abris ont des poches latérale en bas qu’il suffit de remplir négligemment de sable avec son pied, tout en préparant les jouets de plage. Parlons-en, des jouets de plage. On va à la plage avec un seau et une pelle quand on a moins de 3 ans. Ensuite, on y va avec sa planche de surf, son bodyboard, son mini kayak ou sa planche de paddle! Faudrait quand même pas se laisser aller à la fainéantise.

Les repas australiens sont très différents des nôtres. D’abord la boisson. Un australien a toujours une boisson à la main. La plupart du temps un café dans un grand gobelet à couvercle. Mais très souvent c’est une bière. Ou une dans chaque main. Les rares qui boivent de l’eau ont leur gourde avec une petite protection isotherme et une jolie poignée. Faut dire qu’on n’achète pas une bouteille d’eau sans greffer son budget, ici. C’est plus cher que la bière. Très peu de jus de fruit également.

Un particularisme local : le pique-nique. On s’y est mis aussi, mais à côté des australiens, on est minable. On sort notre bouteille d’eau, nos tomates, nos bananes et nos sandwiches, mais eux, eux, c’est autre chose. Voici un pique-nique australien. D’abord, on déploie une couverture spéciale d’environ 3 mètres sur 3. On y pose la table pliable, les fauteuils pliables (chacun le sien, adapté à sa taille et personnalisé) puis on y apporte une ou deux énormes glacières à roulettes et on s’installe pour quelques heures.

Autre marotte locale : le BBQ. Il y en a partout. Entre autre sur les aires de pique-nique. BBQ à tous les repas sans sandwiche. Notre voisin fait tous ses repas au BBQ! Des choses différentes dessus, mais au BBQ. Des fois, ça nous fait franchement envie. Mais nous n’avons pas embarqué le notre. Lui se balade à travers l’Australie avec son pick-up. Dans le coffre, il a donc la place. Pour le BBQ, et la bouteille de gaz qui va avec!

Les australiens sont très gentils, très serviable. Un caissière n’hésitera pas à quitter son poste quelques temps pour nous accompagner à l’arrêt de bus que l’on cherche. Ils sont tous très polis et souriant, et il y a beaucoup d’entraide.

Ils sont également très soucieux de leur environnement. Pas du point de vue écologique, vu le nombre de barquettes en polystyrène utilisées pour les repas, mais question propreté. J’ai vu un gosse courir spontanément après sa serviette en papier sur plus de 10 mètres après un coup de vent. Il y a des poubelles avec tri sélectif partout et les gens les utilisent. Les toilettes publiques sont propres. Et plus impressionnant encore, le RER est tellement propre (ni chewing-gum, ni tag) qu’il y a de la moquette à l’intérieur!

Les australiens ont des drôles d’idées niveau esthétique. Ici, il y a plein de grands barbus. Peut-être la barbe n’a-t-elle pas la même connotation religieuse ici. On voit donc plein de longues barbes touffues.

Le tatouage est aussi à la mode, visiblement. Même très jeunes, les gens, hommes et femmes, sont tatoués. Et pas franchement discrètement. Il ne s’agit pas du petit lézard sur l’épaule ou de la petite fleur à la cheville. On parle de tatouage format A4 voire A3 multicolore! Pas franchement ma tasse de thé.

Autralie, quatrième round

Je suis allée dans un sous-marin.
Vraiment pas une vie pour moi ! Promiscuité, enfermement, horrible entrainement pour savoir sortir en urgence. Quelle horreur! Visite intéressante, cependant, et faite par un des anciens marins du sous-marin. Musée de la marine, donc, puis des épaves. Petit tour à Fremantle autour des bâtiments que nous n’avions pas encore vus.
Balade dans Fremantle, jeux au parc, évidement.
Et achat de poisson dans ma poissonnerie de rêve en vue du repas de demain.
Menu de Noël choisi par les enfants : salade de tomate + pâtes! Si ça c’est Noël, c’est Noël tous les jours à la maison.
J’ai Quand même amélioré l’ordinaire avec du tartare de saumon, du saumon fumé, un steak de bœuf taille australienne pour Sacha et une fondue au chocolat. C’est Noël, quoi!

Le 24, Perth de nouveau. Deux musées, balade dans le quartier du centre, achats de touristeries. Beaucoup de kilomètres aussi, mais cette fois avec plus de bonheur.

Ariane a absolument voulu des peluches! A son âge… Chères, en plus. Alice se contente de babioles et comme d’habitude, Sacha ne veut rien. Ça fait des années que c’est comme ça, et je pense que ça ne changera jamais.

Une grande partie du centre est en travaux, et donc une partie des visites recommandées par les guides n’a actuellement aucun intérêt, mais la partie de la ville qu’on a faite est agréable.

Réveillon à la maison avec notre menu de luxe.

Le lendemain, Ramsès et les enfants ouvrent leur mini-cadeau. Rien pour moi comme d’habitude. Alice est à la fois heureuse : c’est Noël, et déçue : où sont ses chaussures à roulettes ? Mais on lui explique qu’il y aura un autre Noël en Malaisie, les valises auraient été trop lourdes.

Puis nous allons visiter la seule et unique attraction ouverte le jour de Noël, espérant qu’on ne soit pas trop nombreux : le zoo de Perth.

Beau zoo, encore une bonne journée de marche.

Me faisant à l’Australie, nous avons fait comme les locaux : emporté un pique-nique. Et grand bien nous en a pris : si le zoo était ouvert, ce n’était pas le cas des stands alimentaires à l’intérieur. Dans ce pays, il faut tout faire avec un sandwiche. Moi, je commence sacrément à saturer du sandwiche, mais ici, il n’y a pas le choix. Et n’imaginez pas une bonne baguette : c’est pain de mie carré!

Le 26, c’est boxing day. Je ne sais pas ce que ça représente, et j’ai la flemme de chercher. Avec les enfants, on fait un concours de réponses débiles à la question. Jour des combats de boxe. Jour où l’on jette les boîtes des cadeaux de la veille. Jour où l’on remet dans les boîtes les décorations de Noël jusqu’à l’année suivante. Jour où l’on met dans des paquets tous les cadeaux dont on ne veut pas pour les vendre sur ebay…

Mais boxing day est également un jour de fermeture générale, ici. Alors on est allé à la plage. Les enfants aiment bien, moi aussi. Ramsès non, alors il est allé loin à pied faire les courses pour ensuite pouvoir … pique-niquer! Saleté de sandwiches! ET ne me dites pas qu’on peut se préparer de bonnes petites salades. Ça c’est vrai quand on a un placard entier de tupperware adapté, mais ce n’est pas le cas ici!

A la mer, j’ai réussi à me baigner entièrement au moins 10 secondes. Ça m’a pris 40 minutes mais je l’ai fait! L’eau est vraiment glaciale. C’est dommage, elle est claire, belle, avec des petits poissons. Mais glaciale!

On est ensuite allé faire un tour au parc, pour changer. Sur la route, il y avait un gars qui faisait un petit spectacle de rue qu’on s’est arrêté pour voir.

Aujourd’hui, nous voulions allés à Rottnest Island, une île tout près très jolie avec des petits mammifères sauvages faciles à voir et rigolos, paraît-il, mais c’est hors de prix. Une journée à plus de 400 dollars, ce qui fait 260 euros. A 5 pour voir des petites bêtes sur une plage à 10 minutes de ferry, on trouve ça vraiment abusé. C’est ce qu’en dit également la plupart des gens sur les sites que j’ai visité, à part ceux qui ont réussi à avoir des promo terribles, mais ça, pas en pleine saison durant les vacances de Noël. Alors on a laissé tomber.

Conclusion on est tôt le matin et je ne sais pas encore ce qu’on fait aujourd’hui. Horreur absolue!

Dans tous les cas, je peux toujours préparer des sandwiches!