Grande sortie aujourd’hui, on va au sanctuaire des tortues. 200 m2 à tout casser, et moins de 4 km de l’hôtel. Vous voyez un peu le truc.
Au sanctuaire des tortues, ils sont super malins. Parce que si on regarde les horaires sur la brochure, c’est ouvert. Et gratuit. Mais si on arrive devant la porte, c’est fermé. Mais le mec étant sympa, si on met des sous dans la boîte à « donations », il veut bien ouvrir pour nous et nous faire faire le tour. Bon, on a dit oui, et on a fait le tour avec le mec, et Ramsès a porté une tortue géante et griffue, et Sacha et Ariane ont été ravi de porter des bébés tortues de 2 mois, et on va vu des endroits du sable où dessous il y a des œufs de tortues, et on a vu des articles de journaux sur des vilains méchants trafiquants de tortues, et on a maudit tous les chinois qui bouffe des espèces en voie de disparition, et tous les pêcheurs qui utilisent des vilains filets là où il y a des tortues, et aussi toutes les industries polluantes, puis après, avec bonne conscience, on est allé bouffer du poisson pêché au filet dans un restau chinois. Mais non, je blague! Ou pas, allez savoir.
Ensuite, on a repris les bonnes habitudes : plage, mer, vagues, piscine…
Un peu de frais dans les chambres aux heures les plus chaudes avec les enfants. On a fait des colliers de coquillages. Quand je vois leur joie, je me dis que je suis une mère formidable. Quand je vois le résultat, je me dis que je suis vraiment un monstre pour leur faire faire des trucs pareils. Surtout qu’il y a toujours un fort risque pour que je doive me balader avec…
Bref, vacances glande, quoi.
Ça fait du bien.
Gavée de bouffe comme je suis, je me demande si je ne vais pas aller marcher quelques kilomètres sur la plage, histoire de pouvoir me regaver ce soir sans trop de risques d’écœurement.
Plus tard…
Bon, en fait, j’ai tenté de marché, mais je n’ai pas réussi. C’est pas ma faute. Faut dire qu’on a pris un séjour option farniente, décochant les options sport, culture, et même par inadvertance cerveaux en marche. Donc je pars pour atteindre à pied par la plage un point qu’on pense avoir atteint plus tôt par la route. En passant sur un pont. Au-dessous duquel coule une rivière. Ben dans ma tête, ça n’a pas fait tilt!
Donc je me suis retrouvée coincée par l’embouchure d’une rivière. Balade sympa cependant, pêcheurs et village sur pilotis sur le trajet, et les palétuviers, évidement, puisqu’on est dans la mangrove.
La plage s’est peuplée. On est vendredi et tous les autochtones sont là. Sur la plage, j’étais la seule femme de plus de 14 ans avec un maillot de bain. Toutes les autres se baignaient en pantalon long et tunique, certaine avec le voile, et certaines de celle-ci avec un bonnet de bain par dessus le voile, surement pour qu’il tienne bien. Forcément, j’étais la seule à nager. Les autres faisaient trempette : ça ne doit pas être évident, niveau flottaison et liberté de mouvement. Qui a osé dire liberté tout court ?
Pour la même raison, la piscine de l’hôtel s’est transformée en machine à laver géante…
Demain, je prends mon appareil photo!
Re grosse bouffe chinoise, puis balade nocturne en bord de plage. La mer est magnifique. Il n’y a pas de lumière, seul la lune éclaire nos pas. Mer noire zèbrée de lignes argentées : l’écume des vagues.