3 ans

3 ans que je n’ai pas toucher ce blog!

Quand je vois mes derniers posts, ça me parait si vieux.

Les 6 ans d’Alice… Elle en a 9 et demi.

Le voyage en Australie… Ça fait tellement longtemps…

Mais en fait, ici, tout a changé et rien n’a changé.

Toujours le même boulot. Mais on a changé d’appartement.

Les enfants grandissent, mais gardent leur même caractère et leurs même particularités.

Ce qui m’a fait revenir dans le coin ? LeMonde.fr ! Les blogs personnels vont disparaitre au 5 juin. 2 possibilités : tout laisser perdre, ou déménager. Vu qu’un déménagement de blog, c’est nettement moins douloureux qu’un déménagement d’appartement, je me suis laissée tenter. Et puis un jour, une nana avait imprimé tout mon blog et ça faisait une sacrée quantité de papelards, alors je me suis aussi dit que je ne voulais pas perdre tout ce temps passé, tous ces souvenirs.

Et même si je ne raconte rien d’intéressant ici, plus tard, ça fera comme un album photo souvenir pour la famille.

Voilà.

Alors peut-être, mais peut-être seulement, je suis suis revenue.

Je ne suis pas une ironwoman!

Ce n’est pas une comparaison avec la tour Eiffel. Ni, heureusement, avec Thatcher!

Je vous raconte.

Il y a quelques semaines, des amis de Bangkok sont venus à la maison. Ce sont les coachs de l’équipe de natation du lycée, ils venaient pour une compet, et on les a hébergés.

Nous les aimons beaucoup. Pour beaucoup de choses, on partage les même valeurs. Et Alice les adore. C’est les parents de ses rêves, j’en suis sure. Forcément, elle est très mode, aime les bijoux, est super forte en maquillage, gauchère, et son sport originel, c’est la GRS. Ça crée des liens!

On a donc passé des bons moments, et on a discuté sport!

Elle est épatante : elle court des semi ironman! Le truc de fou!

Alors je me suis dit, et pourquoi pas moi?

Donc, j’ai décidé de faire moi aussi mes 2 km de nage, mes 90 de vélos et mes 21 de course. Sacha a décidé de me suivre.

La première étape a été de mesurer la piscine. ironman (2)_1Puis c’était parti!

Comme on ne s’était pas bien renseigné, on a fait 100 mètres de trop. Mais bon, on n’est pas à ça près. A la fin de la natation, voilà le chrono :

ironman (3)_1J’étais assez contente, je m’attendais à bien pire.

Nous sommes donc montés sur nos vélos. L’idée même de 90km me déprimait totalement. Jamais fait autant!

Au bout de 30 km, soit seulement le tiers :ironman (7)_1

Au bout de 45 km, soit la moitié :ironman (8)_1

Fin du vélo (mais plus de jambes ni de pieds…), enfin :ironman (10)_1

Commence la course. Ou plutôt la marche rapide, je suis bien incapable de courir, et le but, ce n’est quand même pas la crise cardiaque sur un tapis roulant…

Après un tiers de l’épreuve environ, à 7,1km :      ironman (12)_1

Après 6h22, temps qu’il a fallu à notre amie pour finir (et qu’elle trouve lamentable, d’habitude elle fait mieux!), il me restait encore 6,7km à parcourir!

Plus Que 4 km et je suis toujours en vie!

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Enfin fini ! Hip hip hip hourra!ironman (1)_1

Ben voilà, je l’ai fait. J’y ai laissé quelques orteils, mais je suis toujours en vie.

Bon alors faut quand même relativiser. La nage en piscine, même si on a fait 100 mètres de trop, c’est nettement plus calme qu’en mer. Et chaud. Et on peut pousser sur le bord. Et puis, comme je n’ai pas de force dans les bras et que je n’ai nagé qu’avec les jambes, j’avoue, j’ai un tout petit petit peu triché :

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Et puis le vélo et la course, on les a fait sur tapis. Bien à plat. Au frais.

Ah, puis un dernier détail. Sans importance. On a fait ça sur 4 jours…

Paris

L’Asie du sud, faut bien l’avouer, c’est le gros bordel. L’à peu près, le bricolage à court terme, le système D y sont rois. Surtout l’à peu près. Voire le n’importe quoi.
L’autre jour, au centre commercial, il y avait une vente de mobilier. Avec des coussins…

coussinsparis (2)

Sacha et les maths

Mi mars, Sacha a été malade. Pas grand chose, fièvre, sale grosse toux, fatigue… Et c’est évidement à ce moment qu’il avait un examen d’anglais important, un autre de chinois, et un concours de maths.

Alors quand il est rentré du concours de maths en me disant que ça n’avait pas très bien marché, je lui ai dit que ça n’avait pas d’importance, et j’ai oublié l’histoire.

Jusqu’à jeudi dernier, où j’ai lu dans le journal du lycée qu’il était champion de sa catégorie. Et pas que de sa classe, ni du lycée, mais de tous les lycées français de la zone Asie-Pacifique!

L’INDIEN M’A TUER

C’est le long week-end du nouvel an chinois et Kuala Lumpur est vide.

C’est donc le moment de faire quelques activités (du moins pour celles qui sont ouvertes.)

Hier après-midi, donc, direction Kuala Selangor avec quelques amis. C’est à une petite heure de Kuala Lumpur, une petite ville en bord de mer réputée pour ses lucioles.

Nous y étions déjà allé, mais il y a fort longtemps, et n’avions vu que les lucioles. Les grands s’en souvenaient à peine, Alice n’avait jamais vu ça. C’était donc à refaire.

Cette fois-ci, visite de la ville.

Comme toutes les villes de provinces ici, il n’y a rien d’intéressant.

Mais alors rien.

Nous voulions voir le port. Pas trouvé. Puis la rivière. Je pense que ça peut être très chouette : bateaux locaux, habitations sur pilotis, varans, mais il doit falloir le voir de l’eau, pas du bord. La où nous avions accès à une sorte de quai, voici ce que nous voyions :

lucioles-fev_13_1

La Malaisie essaie de mettre en place le tri des déchets, et c’est tout à son honneur. Mais je crois qu’il faudrait également éduquer à l’usage de la poubelle!

L’autre attraction, c’est la balade en bateau pour nourrir les aigles. J’ai catégoriquement refusé. Là aussi, alors que les aigles se nourrissent essentiellement de poissons, ici, on leur jette de la peau de poulet (pas chère, et ça flotte donc on les voit bien plonger pour l’attraper). Sauf que ce n’est que du gras plein d’antibiotiques! Et que ça diminue considérablement l’espérance de vie des aigles!

Petite balade à pied au haut d’une colline surmontée d’un vague fort et d’un phare. L’attraction, c’est le petit train à touristes rouge et jaune (que nous n’avons pas pris) qui monte les 500 mètres jusqu’à une esplanade envahie par les singes! De loin, c’est rigolo. Deux sortent de singes cohabitent : les affreux macaques comme à l’école, et une autre sorte au poil plus sombre avec une espèce de crête sur la tête et des bébés roux! Mais quand même, quelle horreur, moi qui les déteste! Là-haut, des marchands vendent des haricots et bananes vertes à leur donner. Pas pour nous! Les gens sont tout contents : des singes dégueulasses et plein de puces leur grimpent dessus sous l’œil attendri de leurs amis qui les mitraillent. Une copine se moquait de moi, parce que sans m’en rendre compte, dès que je parlais des singes, je finissais mes phrases par « Quelles sales bêtes! »  Bref, une autre belle façon de déséquilibrer les populations animales!

Copie de lucioles-fev_10_1Copie de lucioles-fev_7_1

Ensuite, nous avons cherché un resto, et à cette date-là, la plupart est fermée. On a quand même trouvé un petit indien délicieux, pas cher, qui parlait anglais et nous a cuisiné des tas et des tas de plat. A chaque fois que quelqu’un demandait quelque chose, les autres goutaient et en commandaient un aussitôt. On mangeait tous dans les assiettes des autres, avec n’importe quels couverts. Bref, du grand n’importe quoi, et du grand gavage comme on les aime.

Enfin, c’était l’heure des lucioles. Qui ressemblent à des gros cafards, de jour, mais de nuit, ça ne se voit pas. lucioleDe nuit, c’est toujours aussi magique. On embarque dans un petit bateau. Et tout a l’air noir. Mais dès qu’on s’approche d’un arbre, il se met à clignoter tant et plus. Des milliers de petites lumières synchronisées, changeant de place. Certaines volent jusqu’à nous. C’est magique, noëlisant, magnifique, et serein. Car ce sont des bateaux à rames, les lucioles craignant le bruit des moteurs! Le seul reproche que je ferais : c’est trop court, on ne s’en lasse pas!

Une chouette journée, donc.

Surtout si on oublie que depuis ce matin, je suis clouée sur la cuvette des toilettes. Sacré resto!

Australie, septième round

On a une voiture. Elle est belle. Orange. On est tout content, à croire que c’est la nôtre ! On va donc agrandir notre périmètre d’action.

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Premier périple en auto : swan valley. Franchement, n’y allez pas.

On nous avait promis des paysages très verts, c’est jaune et sec. Certes, c’est l’été, mais en fait, des paysages, on en voit peu. Il faut bien les chercher. Quand on les trouve, effectivement c’est beau.

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Swan Valley, c’est un immense centre commercial où pour aller d’un magasin à l’autre, faut prendre ta voiture. Sur les brochures, on t’annonce brasserie, distillerie, fabrique de chocolat, de nougat, miel…

Mais la brasserie, ce n’est qu’un restaurant. Parce que la partie brasserie, elle y est, mais on ne peut pas la voir. La distillerie, c’est un magasin, parce que la distillerie, elle y est, mais on ne peut pas la voir. La fabrique de nougat, c’est un magasin, parce que la fabrique, on ne peut pas la voir. Je continue ainsi ou vous avez compris ? Pas une abeille, pas une fève de cacao en vue, pas une explication… Très décevant. Alors oui, on a goûté des choses, on en a acheté, mais on n’a rien appris sur rien. Même au café, le seul café local n’était plus en démonstration ni en vente pour cause de problème d’approvisionnement !

Même le parc pour pique-niquer était nul, on a préféré manger sur le parking à côté de la voiture, c’est dire. Mais Oh ! Bonheur absolu, j’avais fait une salade de pâtes ! Pas de sandwiches !

En plus, j’étais malade.

Pour se consoler, nous sommes allés à la plage !

Le lendemain, le 30, c’était le grand jour. Dommage que je me sois réveillée avec de la fièvre. La fièvre pour aller dans le désert, ce n’est pas une excellente idée. Mais bon, pas question de rester à la maison alors que j’avais prévu d’aller voir les cailloux ! De toute façon, si j’étais restée, je n’aurais pas pu me reposer, je me serais inquiétée de savoir les 4 autres faire 500 bornes dans la journée.

Nous sommes donc partis tôt pour voir les cailloux. Très beaux cailloux. Dans le désert. On a eu raison d’arriver tôt : moins de monde, moins chaud. On pouvait faire le tour à pied ou en voiture. Pas tout à fait le même tour, alors on a fait les 2.

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On est ensuite allé voir des dunes de sable. C’est assez hallucinant : il y a le bush. Donc des herbes sèches pleines de serpents venimeux et des buissons et arbustes assez bas, et d’un coup s’élève une immense dune de sable blanc ! Mais qui donc est venu la mettre là cette nuit pendant qu’on ne regardait pas? On l’a bien sûr escaladée, mais comme il y avait à nouveau un vent à décorner des béliers, on s’en est pris plein la gueule. C’était rigolo quand même, mais on est redescendu plein de sable infiltré partout. Je suis sure que j’en ai encore quelque part, deux jours après !

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On a ensuite pique-niqué dans un beau parc dans un bled réputé pour ses courses de planche à voile et kite. Il y en avait qui s’entrainait et c’était joli, mais on ne s’est pas trop attardé : d’abord parce qu’il faisait un froid de canard, ensuite parce qu’il nous restait un parc naturel à voir.

Très beau parc, pas loin de Perth. Des marais magnifiques, des koalas, des kangourous, des tas d’oiseaux splendides, des serpents venimeux qui nous foutent une telle trouille qu’on n’ose pas vraiment profiter des sentiers et qu’on reste dans les zones à forte population familiale australienne. Si eux qui connaissent sont là, c’est que ça ne craint rien.

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Très bonne mais très grosse journée. On est rentré lessivé, et moi toujours malade. Une sale grosse toux caverneuse me secoue régulièrement.

Aujourd’hui, c’est le 31 et on est partis vers le sud. Direction les dauphins. J’avais hésité à prévoir cette sortie, je n’ai pas regretté. Très beau coin, dauphins au rendez-vous, lions de mer, pingouins, pélicans, et des milliers d’oiseaux. Le tout en liberté évidement.

DSC_8111 DSC_7970 DSC_7878Les enfants ont vraiment adoré les dauphins. C’était génial. Faut dire que le tour était bien fait. D’abord faut les chercher. Alors quand enfin on les aperçoit, on est ravi. Ensuite on nous explique leur vie pendant qu’on les observe. Puis on trouve un second groupe, cette fois les mères et leurs petits. Encore plus merveilleux. Puis au moment où on se dit qu’on a eu drôlement de chance de voir tout ça, on tente un dernier truc : faire des vagues avec le bateau. Et là, les dauphins nous suivent, ravis de faire du surf sur les vagues. Et ils font vraiment ça pour le plaisir, parce qu’on est en pleine mer, ils ne sont ni dressés, ni nourris, ni récompensés.

Alice a appris à snorkeler, mais cette andouille a peur de ce qu’elle voit. Elle est terrorisée par les algues, les poissons même les plus minuscules ! Quel intérêt de snorkeler si c’est pour ne rien voir ! Le but ultime, c’est quand même de voir les poissons, pas juste le sable !

Nous sommes rentrés nous douchés, puis repartis au parc. Un tour de grande roue qu’Alice attendait avec impatience. Puis grand drame : Sacha veut rentrer manger les restes à la maison, Ariane, qui s’est mises sur son 31 (c’est le jour parfait pour utiliser cette expression, non ?) veut fêter la nouvelle année au restaurant. Ça s’engueule, ça pleure, tout le monde fait la gueule. On est les rois des 31 de la loose ! Finalement on coupe la poire en deux, avec une partie reste et une partie take-away. Personne n’est vraiment satisfait de cette solution, mais bon.

Puis là, faudrait ranger.

Parce que c’est bien, ici mais on en part quand même demain.

Retrouver nos chats, notre appart, notre petit train-train quotidien.

Accessoirement, faudra aussi fêter Noël. A un détail près : je n’ai encore ni le cadeau d’Ariane, ni celui de Sacha ! Et rien pour mon Ramsès. Question Noël, ça va aussi être foireux !

Australie, sixième round

Journée plage aujourd’hui. Pas la même plage que d’habitude. Nous sommes allés sur une plage assez réputée, très longue, très belle, entre Fremantle et Perth, appelée Cottesloe beach. On n’était pas tout seul. L’eau était plus chaude que sur l’autre, d’au moins 2°C. Ou alors on s’habitue. Ce qui fait qu’on s’est beaucoup plus baigné. Sable fin, eau très claire. Les grands ont joués au frisbee dans l’eau, on est allé voir quelques poissons, Sacha a beaucoup joué à se faire emporter par les vagues avec une gamine d’en gros son âge. Ils ont creusé des trous dans le sable, leur passion ! Ramsès s’était déguisé en musulmane intégriste, se faisant une burqa avec les serviettes et paréos pour se protéger du soleil et du sable. Encore des sandwiches évidement. Retour tranquille à la maison dont nous avons eu la flemme de ressortir. Par contre, drame : il n’y a plus de wifi ! L’horreur absolue !

Repas équilibré, chouette, puis Ariane et moi écrivons, Alice s’est couchée d’elle-même et les gars sont partis avec l’ipad à la recherche de wifi, officiellement pour préparer la journée et l’itinéraire de demain. Je soupçonne plutôt une attaque de clash of clans.

Dans Fremantle, il y a beaucoup d’œuvre de streetart. Ça tombe bien parce que j’aime beaucoup ça. Il y a évidemment des trucs assez moyens, et d’autres très impressionnants. Aujourd’hui, on a vu quelque chose dont je ne sais que penser.

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Les trucs chiants :

Les sandwiches.

Le report des jours fériés : boxing day continuait encore aujourd’hui !

Les sandwiches.

Le cruel manque de légumes. Heureusement qu’on se rattrape avec les fruits d’été !

Les sandwiches.

Australie, cinquième round

Aucun regret pour Rottnest Island depuis que nous avons vu les files interminables qui embarquaient sur le ferry!

Nous avons préféré une croisière sur la rivière du coin : la swan river, appelée ainsi par les colons car de nombreux cygnes noirs l’habitent. Très agréable. On a vu d’autres coins de Fremantle et Perth. Des coins plein de fric où les baraques sont gigantesques et luxueuses et les loisirs aquatiques et dispendieux : voile, jetski, yacht…

La rivière est magnifique, très large par endroit, avec des banc de sable blanc qui s’allongent loin dans l’eau. Les rives sont belles, plages et falaises se succèdent. Différentes embarcations cohabitent sur l’eau avec bonheur, s’en est autant effrayant que surprenant. Kayak, catamarans, bateaux de pêche, yacht, jetski, trucs inconnus au bataillon avec une voile qui vole au-dessus de l’eau à une vitesse vertigineuse, paddle, et même quelques baigneurs par endroit pour faire bonne figure.

Avant cela nous avons… pique-niquer! Ouais! Vive les sandwiches!

Et après cela… prenez les paris… le parc! Alice est faite pour ça. C’est une gosse de l’extérieur. Au parc, elle s’éclate vraiment, ça fait plaisir à voir.

Pour faire plus australiens, on s’est même mangé un plein carton de seafood and fish sur l’herbe du parc pour le goûter! Miam. Avec un peu de chance, la balance sera en panne de pile à notre retour.

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