Depuis mercredi, jour de la rentrée, plus une goutte d’eau n’arrive dans les cuves de l’école. Plus moyen donc de se laver les mains, ni de tirer la chasse d’eau. Avec 350 élèves au lycée, imaginez un peu l’état des toilettes. Dans un pays où il pleut à verse tous les jours, c’est quand même le comble ! Avec la chaleur, mouches et odeurs terribles nous entouraient. Jeudi soir, l’administration a donc décidé de puiser dans la cuve à incendie, et les toilettes ont été nettoyées à la lance à incendie. En cas de feu, je ne sais pas ce que nous aurions fait. Mais après tout, un bon incendie, ça aurait bien désinfecté les toilettes.
Simple coïncidence, ou rapport que j’ai du mal à établir, plus de gaz non plus. Au menu de la cantine, donc, sandisches à la salade pour tous. (A manger avec des mains non lavées, bien sûr !)
Après fortes gueulantes, nous fermons donc lundi, espérant que ça s’arrange.
Quel boulot que le notre !
Catégorie : boulot
pique et pique…
Petite comptine enfantine pour fêter le départ de notre comptable. Il faut dire qu’on l’y a un peu poussé, il avait tendance à vider la caisse. Tendance comptable ou tendance asiatique ? Je me pose la question. Un des comptables de BKK avait les mêmes tendances, mais il était plus malin : lui avait réussi à filer avec 5 millions de baths (soit plus de 100000 euros…)
Honte !
Aujourd’hui, nous fêtions Hari Raya, c’est à dire la fin du ramadan, à l’école. Et ceci dans le cadre de l’ouverture culturelle sur le pays d’accueil. Nous avions fêté pour Deepavali avant les vacances, et j’avais bien aprecié. Aujourd’hui, les enfants s’étaient habillé en Malais, et tous était très beaux. Surtout les garçons, d’ailleurs, les costumes féminins étant nettement moins jolis à mon goût. L’auditorium était transformé en maison malaisienne, et chacun devait donc enlever ses chaussures pour y pénétrer afin d’aller voir le spectacle prévu. Je mattendais aux danses traditionnelles, avec costumes…
C’était un spectacle de catoy lamentable et vulgaire, les "filles" déguisées en James Bond girls et le chanteur habillé de pailllettes turquoises… Kitschissime ! Il a réussi à mettre une panique affreuse, faisant monter les gamins sur scène sans ordre ni limite. En plus, il a mis ma fille, sur scène. Du haut de ses trois ans, elle était à la limite de paniquer, loin de sa maîtresse, au milieu d’une quarantaine de mômes de tout âge. Heureusement, une "grande" d’au moins huit ans l’a prise avec elle avant qu’elle ne se mette à pleurer.
J’avais honte de proposer un tel spectacle à mes élèves, et à l’intérieur d’une école. J’ai failli les sortir de là pour retourner en classe. Une seule chose m’a arrêtée : il aurait fallu que je leur explique pourquoi, et je ne m’en sentais pas le courage. Seul point positif : une courte explication sur les us et coutumes attachés à cette fête.
Forcément, j’ai un peu râlé. Mais on m’a répondu que dans les villages, c’était comme ça, et que le twist était bien une danse traditionnelle locale. Devant tant de mauvaise foie, que dire ? Emmènerait-on des élèves au bal du quatorze juillet de Cambrousse sur campagne voir les français danser la danse des canards complétement saouls en appelant cela une ouverture culturelle ? Je me permets d’en douter.