Je continue la chorale ! Ca n’est pas toujours évident, et les enfants râlent parce que je m’en vais (en plus, en ce moment, il y a des concerts, donc aussi des répétitions en plus, donc ils râlent encore plus !) Et forcément, Ramsès aussi, parce que pendant ce temps, c’est lui qui assume les enfants. Mais je m’accroche. Quand j’ai un moment, je travaile mes chants, mais pas assez. Par exemple, aujourd’hui, j’ai pu chanter 45 minutes, et je n’ai travaillé que 4 des chants qu’on chantera dimanche au prochain concert! encore du boulot en perspective.
En parlant concert, il y en avait un hier. 400 suédois en costard ou robe de soirée dans la salle, nous et une quinzaine de gamins blondinets déguisés en ange et lutins du Père-Noël sur la scène. Chacun notre tour, nous avons chanté nos parties(tions) respectives.
Ca m’a un peu rappelé la compet en patin. Certes, ça n’a rien à voir, mais j’ai retrouvé les mêmes moments : visite de la salle (patinoire) vide, pour un coup d’essai, puis enfermement tous ensemble dans une salle (vestiaire), puis on retrouve la salle pleine, sous la lumière. Et plus le droit de papoter, de se planter : on reste concentré, on fait particulièrement attention aux petits trucs plus compliqués, ou sur lesquels on a tendance à se planter, puis on se laisse emporter par le plaisir d’être là, on ne quitte pas des yeux le chef de choeur (l’entraineur), essayant de déchiffrer sur son visage contentement ou mécontentement, puis c’est fini. Bon, ici, pas de notes, pas de compétition, (ça manquerait presque…) mais le ressenti est le même. Après, certains vont faire la fête. Ceux qui se connaissent bien, ou qui ont le temps. Moi, je rentre, parce que je suis crevée, que je circule en taxi, que je me lève tôt… Bon, pour le patin, j’étais plutôt de la fête, mais on vieillit, que voulez-vous !
Pour les entrainements (pardon, les répétitions), c’est aussi un peu pareil qu’au patin. Il y a les retardataires, ceux qui se font gronder parce qu’ils bouquinent (refont leirs lacets) pendant l’échauffement, les doués et les moins doués, ceux qui posent des questions, ceux qui demandent aux autres de poser les questions à leur place, ceux qui s’en fichent d’être absents et ceux que ça ennuie, ceux qui donnent des conseils au coach et ceux qui obéissent sagement…
L’avantage de la chorale, c’est qu’on n’a pas de régime à faire, et jamais de courbature.
L’inconvénient, c’est qu’il faut absolument que j’achète un milliard de fringues (il y a des dress-code différents selon les concerts, et, pour ceux qui me connaissent, vous savez que mon placard ne contient que les cadeaux planqués pour le Noël des enfants et quelques vêtements qui ont au moins 3 ans, des taches de peinture dessus et qui ont été déformés par mes grossesses !) Ne parlons pas des bijoux. Pour le dernier concert, il fallait un truc rouge, Noël oblige, j’ai du piquer une fleur dans une décoration dans la salle (Je l’ai remise après, juré!)
L’intérêt des concerts, c’est que comme on doit toujours être très en avance, j’ai du temps pour faire connaissance avec les gens. C’est très sympa, parce qu’il y a de tout. Beaucoup de chinois et de blancs, peu de malais. Tous les âges : de 21 ans à je ne sais combien mais beaucoup. Des râleurs, des sérieux, des poupées barbies et des poupées de chiffon. Il y a aussi toutes les voix, mais certains chantent vraiment très bien. Moi, je progresse, j’arrive de mieux en mieux à contrôler la force, l’intonation, la respiration, et avec l’habitude, la lecture des notes devient plus facile, mais je joue encore dans la cour des petits. Tous ont l’air sympathiques, et font tout ce qu’il peuvent pour bien m’intégrer, ce qui n’est pas facile, vu que mon anglais est loin d’être terrible et que je suis quand même un peu farouche.
Ce qui m’a le plus épatée, c’est que parmi eux, certains ont lu mon blogue. Je ne sais pas comment, ou alors ils parlent tous français mais le cachent bien, mais certains m’ont dit avoir lu mon blogue! J’hallucine!