Réveil à 7h30 pour trouver le sl et les toits blancs. Ariane est vraiment émerveillée. Pourtant, la couche n’est pas épaisse, et les arbres ne sont pas recouverts, mais pour elle, c’est tellement magique, de voir se transformer le paysage ainsi pendant la nuit. Il neige toute la matinée. On skie. 1h30 pour Sacha et 2h pour Ariane. Le but de Sacha : aller plus haut et à fond! Quant à Ariane, ça me rappelle quand elle apprenait à marcher : elle tenait un tout petit bout de doigt qui ne lui servait plus à rien depuis longtemps mais ne voulait pas se lancer seule. Ici c’est pareil.
Je ne sais pas comment c’est en France. Ca fait trop longtemps. Mais la station ici est top. Pas de bousculade, pas de passage forcé, pas plus d’une minute de queue au télésiège et les « perchistes » (je ne sais pas comment ça s’appelle quand il s’agit de télésièges et non de tire-fesses) se précipitent pour nous aider à mettre les petiots dessus, au cas où on aurait besoin d’aide. Bon, et aussi ils nous font une mini révérence à chaque passage, avec un bonjour sonore, aussi bien en bas qu’en haut.
Pas trop de monde sur les pistes et comme il y a surtout des surfeurs débutants, ils passent leur temps assis au bord des pistes donc ne dérangent pas franchement.
Neige intermittente et seulement 2 descentes l’arès-midi. Mais attention, c’est qu’on est passé aux pistes bleues : niveau intermédiaires, hein ! En fait, c’est 100 m de bleue avant la verte, mais pour Sacha, ça fait toute la différence. Pour lui, d’ailleurs, c’est un peu dur. Pour Ariane, ça va. Les enfants sont épuisés alors on décide de ne pas pousser et d’aller faire de la luge. Ici, deux solutions. Soit on a une luge et on en fait où on veut. Soit on n’en a pas. Bien évidement, on est dans ce cas-là. Alors on se dirige vers la piste de luge payante. Ça coûte un rein mais c’est top délire. Trop cool, comme dirait Sacha. Et on se retrouve dans une sorte de bouée sur une piste digne du bobsleigh. Un mec nous lance et c’est parti. Ça fait un peu comme dans un parc aquatique. Ça va à toute vitesse, on monte super haut sur les bord dans les virages et pour peu que le mec nous ait lancé en tournant, on ne sait plus où on est au bout de 10 secondes. Et bien sûr, pour remonter, inutile de se fatiguer, un tapis roulant nous ramène en haut de la piste. On peut faire ça seul ou en petit train. Dommage qu’on ait décidé de faire ça une demi-heure avant la fermeture. Le prochaine fois, on fera mieux.





Puis goûter familial autour d’un chocolat chaud à regarder la neige tomber.

Vacances de rêves, donc, à un détail près : je ne dors pas. Je me réveille à 2h du mat et impossible de me rendormir avant le petit matin. Je suis donc un tout petit peu épuisée.
Soirée rigolote : comme il neige à gros flocons, nous sortons en profiter. La station est très bien décorée. Sacha se donne une mission : enlever la neige. De partout. Mais une fois le capot d’une voiture bien net, il se rend compte en déblayant celui de la suivante que la première se recouvre de nouveau. Ça dure. Pendant ce temps, avec Ariane, on fait un bonhomme de neige. Son premier. On en avait bien fait un minuscule ce matin mais ça ne comptait pas vraiment. On prend des photos mais ça gèle les doigts.








Côté pistes, c’est l’hallucination complète. Il y a un groupe de 200 coréens avec dossards oranges numérotés qui s’échauffe avant leur cours de snowboard. On hésite entre l’exercice militaire et Véronique et Davina. Petite précision : ici comme dans toutes les stations coréennes, les pistes sont ouverte la nuit, éclairage et sono à fond, et écrans géants partout.
