Réveil aux aurores pour Sacha et moi qui sommes incapables de dormir le matin. Pourtant, nous en aurions bien besoin.
Nous décidons d’abord d’aller faire une ballade je ne sais plus où de magnifique, mais il se met à pleuvoir. On se rabat donc sur le musée du sucre. En route, on s’arrête visiter la troisième plus vieille église de Maurice : St François d’assise, qui date de 1743. Charpente très chouette, assez grande église. Beau jardin avec d’immenses arbres et une statue de Paul et Virginie, personnages de romans issus de l’île. Dans le cimetière d’en face, on rencontre un passionné qui nous fait visiter le cimetière, nous montre de très vieilles tombes qui ont 300 ans, nous parlent des grandes familles et des histoires anecdotiques de certaines personnes enterrées là.
Cette île est habitée par de très vieilles familles françaises d’origine, connues et puissantes, possédant de grands domaines.
Nous arrivons ensuite au musée du sucre, qui contrairement à ce que nous disait le répondeur, est fermé. Nous avions pourtant pris la peine d’appeler avant. Nous nous rabattons sur le château Labourdonnais. Grand et magnifique domaine. Le château est chouette, mais le plus intéressant je trouve reste le reportage sur sa restauration. Le parc est splendide, avec des arbres immenses et magnifiques. Différentes sortes de mangues. Des flamboyants également. Ceux-ci sont en fleurs, les premiers en fruits. Manque plus que la lumière du soleil pour illuminer le tout! On se balade, on trouve fruits et fleurs étranges. Il y a deux tortues géantes. On a droit à une dégustation de rhum. Il est déjà plus d’une heure de l’après-midi d est nous n’avons rien dans le ventre depuis le petit dej. Le rhum se fait sentir.
Nous décidons d’aller manger à la Bagatelle, centre commercial cher et à la mode. Un 24 décembre… C’est le plus proche de la maison, d’où notre choix. Le seul restau où il y a de la place est un tex Mex. Pour les couleurs locales, on verra plus tard. On alimente tout le monde, puis Christophe part avec les 5 enfants, alors que Corinne, Ramsès et moi nous apprêtons à affronter la foule du supermarché pour faire les courses du réveillon. Si la plupart des produits high Tech sont chers, et les jouets inexistants, niveau bouffe française, nous sommes au paradis. Ramsès et moi sommes exités comme des puces. Choix énorme de fromage et beaucoup moins cher qu’en Malaisie. On trouve les introuvables. La charcuterie, d’abord. De la vraie en vraie porc, certes sous vides mais pas baignant dans l’atroce jus conservateur dans lequel on peut acheter la pseudo charcuterie malaisienne. Et puis tous le reste : des biscottes, des choc BN, des yaourts pas vendus à l’unité mais en plaque de 12… Bref, on met n’importe quoi dans le caddie, on est ravi!
Fin d’après-midi cuisine, puis pour ne pas pêter les plombs avec 5 gamins bien vifs, on se décide pour une balade magré la pluie incessante.
Onva marché entre les canes à sucre. Elles ont été coupées récemment, alors on ne se rend pas bien compte de se que ça peut donner quand elle sont haute, mais ça nous permet de voir loin. Petite rivière, petit hôtel hindous, petite exploitation de poulet de batterie… On prend le pouls du pays. La nuit tombe, on rentre.
Soirée gavage évidement, puis on emballe les derniers cadeaux en espérant arriver à garder les enfants dans leur chambre au moins jusqu’à 7 heures le lendemain matin.