Journée sans pluie. Youhou!
Nous sommes invités au C beach, un club privé en bord de mer à 1h30 de route. Paradoxalement, c’est la route que je vais préférer cette journée. Nous longeons toute la côte ouest à l’aller. C’est splendide. On traverse des petits villages, des marais salants, on passe autour du « morne », un bout de montagne ayant une histoire assez particulière. C’est là que les esclaves en fuite se planquaient. Un jour que les blancs sont arrivés, tous les esclaves, sans possibilités de fuite, se sont jetés du haut des rochers pour ne pas être repris. ce qu’ils ignoraient, c’est qu’on venait leur annoncer la fin de l’esclavage. Nous prenons ensuite un tout petit chemin de terre entre la forêt et la mer. Mer turquoise mouchetée de couleurs vives : les voiles de kite. Nous rejoignons ensuite la route pour arriver au club de l’enfer. Le club est tout ce que j’exècre : piscine, resto, luxe. Tout le monde est beau, riche et surtout blanc. C’est un truc pour francos. Les autres ont des enfants assez grands et profitent : on lache les gosses, on passe des heures à table à papoter. Mais moi je passe mon temps à courir après Alice. Je me lève 10 fois pendant le repas pour l’emmener aux toilettes, l’empêcher de s’éloigner, ou tout simplement aller la baigner. En plus, autiste comme je suis avec des inconnus, je discute peu. Le personnel du club s’acharne sur moi, me vire de la page, puis du bar, puis du resto finit par me dire que je peux m’installer sur les fauteuils de l’entrée. J’explose et leur dis que je peux aussi me poser sur le parking. Je suis follement en colère et déteste la terre entière. Tous les autres s’amusent comme des petits fous, tant mieux pour eux.
Quant à moi, j’aurais préféré un pique-nique sur une plage locale. Ce n’est pas pour rien que je refuse de mettre les pieds au club med en Malaisie. Ça confirme mes choix.
Nous partons enfin. Tant mieux, je suis à la limite de la crise de nerfs. Je suis un peu embêtée car je pense que les autres auraient bien passé la soirée là-bas. Je propose de rentrer en taxi avec Alice mais finalement tout le monde rentre. Au retour, nous longeons la côte sud jusqu’à la tombée de la nuit. On s’arrête en haut d’une falaise. C’est chouette, on voit la mer pas protégée par la barrière de corail, avec des rouleaux énormes qui se fracassent sur les rochers. En haut, des forêts de filaos. Ici, le filao est omniprésent. Il sert même d’arbre de Noël.
profites-en bien. j’ai hate de voir tes photos.
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