Mais c’est pas vrai!

L’année dernière, pour un tas de raisons plus ou moins valables, nous n’avions pas fêté Pâques. C’était un peu dommage, mais bon, on ne fait pas toujours tout ce qu’on veut dans la vie.

Cette année, j’ai eu le temps, et j’ai trouvé des petits œufs emballés (sinon c’est trop l’horreur, avec la chaleur), et de différentes couleurs. J’ai donc pu organiser une chasse aux œufs. Sacha me la réclamait depuis quelques semaines. Alice est en âge de comprendre les règles, de chercher (mais elle a sa couleur d’œufs, moins bien cachés, et que les autres n’ont pas le droit de prendre). Ariane est toujours partante. Ça se présentait plutôt bien.

Ça aurait donc pu être une grande réussite si au bout d’à peine quelques minutes, dans sa précipitation, Sacha n’avait pas foncé à toute vitesse la tête la première dans un mur! Il a tellement hurlé que je me suis demandé dans quel état il était. Heureusement, ce n’était pas ouvert. Arnica et froid. Énorme bosse. Et grosse douleur. A mon avis, ça va passer par toutes les couleurs.

Bon, au bout d’un moment, il s’est un peu consolé avec le chocolat, c’est déjà ça.

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différentes cultures

Il est très intéressant de voir ici comment les différentes communautés vivent la « disparition » de l’avion.

Sans avoir d’opinion sur sa localisation, ni sur ce qui s’est passé, on peut voir ici quelques faits qui, si la situation n’était pas si dramatique, pourraient paraitre comiques.

Le gouvernement.

Il est évident que le gouvernement malaisien raconte n’importe quoi, dénie l’évidence et planque des infos (ou du moins ne les transmet que quand d’autres les ont obtenues autrement). Faudrait quand même pas avouer que son propre avion ait pu survoler son territoire incognito sans inquiéter l’armée. Le fait qu’un encadrement par quelques avions de chasse aurait peut-être pu changer les choses, faudrait pas que ça se sache. A croire qu’après quelques jours de recherche, tout le monde allait oublier cette histoire. Ni vu ni connu. Le fait que ça retarde tout, que ça coûte une fortune pour rien, ils ont l’air de s’en foutre royalement. Le fait qu’ils perdent toute crédibilité aux yeux de tous, ils n’ont pas l’air de s’en rendre compte.

Les retournements de vestes sont rigolos aussi. On nie que les téléphones sonnent et on pleure dans les ambassades pour avoir les numéros. On nie que ça vole puis on annonce que ça vole. On nie des communications puis on annonce des contacts. Et surtout, on refuse toute aide autre que logistique, histoire de ne pas avoir à partager ni données ni décisions, avant d’être obligé de reconnaitre son impuissance et de faire appel à plus formés que soit (français et américains en tête).

Le fait que la Chine leur reproche leur manque de transparence, même si elle a parfaitement raison, c’est à se plier de rire!

Le grand shaman.

C’est le comble du ridicule. Il arrive à l’aéroport avec ses noix de coco et son matériel de pêche, se fait filmer en pleines guignoleries. C’est son problème. On lui reproche son ridicule aux yeux du monde occidental, il se fâche. Ses arguments : je suis millionnaire et mes principaux clients sont des hommes riches et importants. Ah oui? Ça c’est un gage de sérieux, alors. Si vous n’avez pas vu le shaman, ça vaut le coup, ici.

Les pilotes.

Le premier est un opposant au gouvernement, très énervé suite à la condamnation d’un homme politique pour sodomie (comme si la sexualité de deux adultes consentants concernait la justice!) Pour les malais, ça fait de lui un suspect terrifiant. Aux yeux occidentaux (voire chinois d’ici), ça en fait plutôt un gars sympathique. Le second est un homme très religieux. Ça fait de lui aux yeux des malais un innocent parfait. Aux yeux occidentaux un terroriste en puissance. Après, que l’un ait un simulateur fait maison chez lui, et l’autre ait déjà ouvert le cockpit pour y accueillir des demoiselles en plein vol, c’est ici très secondaire.

Les 7 heures de vols supplémentaires suite au piratage.

Vues par les chinois, c’est l’horreur absolue. Ça veut dire qu’avant de mourir, leurs proches ont surement vécu 7 heures d’horreur à savoir qu’ils étaient en terrible danger.

Vues par les malais, c’est une grande source d’espoir. Cela veut dire que l’avion ne s’est pas écrasé et que leur proches sont vivants quelque-part et que le fait d’être croyants, religieux et entrainer au ramadan va leur permettre de survivre jusqu’à ce qu’on les retrouve.

Et tout ça, ce n’est surement pas fini.

En tout cas, ici, ça a choqué la communauté française. On ne parle que de ça (et du haze, mais bon). Tout le monde ici prend l’avion tellement souvent qu’on se sent forcément concerné. Les français étaient du lycée de Pékin, certains élèves d’ici les avaient rencontrés en vacance.

 

Luang Prabang

Il faut absolument que je retrouve les photos de mon dernier passage ici, il y a 12 ans.

A l’époque, je ne faisais que de l’argentique. Et j’avais un petit appareil APS avec format panoramique que j’en étais toute fière.

Les choses ont bien changé. Au niveau photo, et au niveau Laos.

Je garde en mémoire un village, avec peu de goudron et beaucoup de terre, quelques guest houses. Je retrouve disneyland. L’avantage de disneyland, c’est que tout est fait joliment. Toutes les vieilles baraques ont été restaurées, toutes plus mignonnes les unes que les autres. Bon, une sur deux est une guesthouse, l’autre un restaurant ou une agence de voyage. Et il y a plus de tuk-tuk que d’habitants !

A part ça la ville est toujours aussi sereine malgré les hordes de touristes. Les temples sont calmes, on y est toujours les bienvenus. Se balader dans la ville est un plaisir.

Ce qui était il y a 12 ans le marché « ethnique », sur une place de 20 mètres sur 50, s’étend maintenant sur toute une rue, fermée à la circulation dès 17 heures. On se croirait au night bazar de BKK. Et les motifs traditionnels se font rares. Comme les lampes en papier en forme d’étoile qui étaient omniprésentes et n’existent quasiment plus.

Si la dernière fois, nous avions essentiellement circulé à vélo, les tuk-tuks nous ont cette fois-ci permis d’agrandir nettement notre champs d’action.

On a donc pu profiter de splendides cascades, qui m’ont également rappelé les 7 étages des cascades d’Erawan en Thaïlande. C’est presque pour moi un retour aux sources. Culturellement, gastronomiquement, c’est très proche. Linguistiquement aussi. D’ailleurs une de mes plus grande frustration, c’est d’avoir tant perdu mon Thaï. J’ai du mal à parler. Mon vocabulaire s’est réduit. Je cherche mes mots, surtout les classificateurs.

Ariane étant dans la préadolescence, tout ce qu’on lui propose est nul. Elle refuse d’entrer dans les temples, ce qui complique un peu notre périple. Sacha en profite et s’extasie devant chaque bouddha et réclame des temples. L’ambiance est donc tendue, parfois.

Alice, au contraire, profite de chaque nouvelle expérience. Elle est ravie, n’arrête pas de me dire qu’on est bien dans ce pays. Elle fait plein de choses, comme caresser des poussins, se baigner dans des endroits insolites, trouver des chèvres en pleine ville, et elle adore les décorations des temples.

Je m’étais bien promis de ne jamais remettre les pieds (ni les fesses) sur un éléphant, mais quand une petite minette de 4 ans qui ne sait pas nager veut s’aventurer à aller nager avec les éléphants dans une rivière au courant démentiel, on ne la laisse pas y aller seule, et on se tape donc la baignade éléphantesque. Très impressionnante, d’ailleurs.

Balade également sur le mékong jusqu’au grottes Pak Ou qui elles, n’ont pas changé. A part peut-être le prix de l’entrée. Les villages alentour n’ont par contre plus rien à voir avec ce que j’avais vu. Si on voit encore les femmes tisser, les bébés jouer à la machettes et autres, plus moyen de voir les distilleries (mais par contre, on peut acheter le law lao!) Tout est transformé en boutique d’étoffes.

Et quitte à jouer les touristes de base, on s’est même offert un petit diner spectacle traditionnel, avec musiciens, danseurs et plats typiques du coin!

Ici l’hôtel est très bien. Chambres spacieuses, personnel charmant, hôtel calme. J’ai bien eu raison de passer des heures à le choisir. A la fois près de tout et pas dans le coin trop touristique. Pas sur la route mais sur un petit plan d’eau. Très bon choix, je ne regrette pas.

Après Luang Prabang, c’est l’aventure, parce que je voulais voir la plaine des jarres.

Trajet à la fois intéressant et difficile. Il a fallu tenir ferme pour ne pas se retrouver à plein dans un minibus. Ils voulaient tous que je mette tous les enfants bien serrés pour faire entrer plus de monde. Comme j’avais payé une place pour chacun, j’ai tenu bon et chacun a gardé son siège. J’ai drôlement bien fait parce qu’au bout d’à peine 45 minutes, Alice a commencé à vomir. Et n’a pas vraiment arrêté avant l’arrivée, 6 heures plus tard. Par contre, paysages magnifiques, traversé du Laos profond, petits villages, buffles dans les rizières, cochons noirs…

A refaire, mais pas tous les jours. Quel stress quand même.

Ma petite puce

Ou plutôt mes petites puces.

Mes centaines, mes milliers de petites puces.

Depuis que nous sommes rentrés cet été, nos chats ont des puces.

Ne me demandez pas comment ils ont chopé ça. Ils ne sortent pas, on est au dixième étage et je ne pense pas qu’ils aient invité des copains durant notre absence.

Ici, les vétos s’en foutent un peu. Le frontline n’y fait rien. Un coup de peigne anti-poux aux chats nous fait ramasser des dizaines de bestioles qu’on noie dans l’eau savonneuse! On devient champion pour les attraper.

On traite régulièrement les chats, mais depuis quelques jours, c’est de pire en pire. Le plancher de la chambre d’Alice saute partout. Même les humains commencent à se faire piquer.

Au secours!

Cette semaine, on appelle le pestcontrol!

 

D’une fête à l’autre

Je sais que les fêtes s’enchainent à une vitesse vertigineuse. Au niveau commercial. Surtout ici.

A peine Hari Raya terminé, c’est Deepavali, puis Halloween, puis Noël suit.

Je le sais, mais je me suis encore laissée surprendre quand hier, en allant faire les courses pour notre réveillon (toujours un peu en retard, vacances au loin oblige), j’ai trouvé le centre commercial aux couleurs du nouvel an chinois.

Déjà.

Repos

Une des immenses qualités de ces vacances au ski, c’est les nuits. Des bonnes grosses longues nuit de 11h pour l’ensemble de la famille. Après des heures dehors par des températures fortement négatives, personne ne met bien longtemps à s’endormir. Et pas un bruit. Ni celui des voitures en extérieurs, ni celui des chinois qui rentrent tard ou mettent la télé à fond en intérieur comme trop souvent en Malaisie.

Ça fait du bien pour nous qui avons des nuits bien trop courtes tout le reste de l’année.

Il neige!

En gros, le titre résume tout!

Il neige de la vraie neige qui tombe du ciel. pour nous, c’est si rare qu’on en est tout excité. Les adultes font des bonds en criant « Il neige! » Les enfants se roulent dans la neige fraiche, tentent de rouler des boules de neige, se jette mutuellement des boules de neige…

Demain, on monte tous au sommet se balader dans la neige fraiche! Arbres tout blancs et tout brillants en perspective! Chouette!