Pékin 2

Hier dimanche, balade au parc Beihai. Comme c’était dimanche, il y avait du monde. Mais pas beaucoup de touristes, tant mieux. C’était vraiment le printemps, les arbres étaient magnifiques. Les jardiniers doivent être un peu jaloux des cerisiers de Kyoto, car ils en ont plantés les plus possible. Tous les chinois se font prendre en photo à côté, mais c’est loin de concurrencer le Japon dans la mesure où ils sont encore tout petits. Les cerisiers, pas les chinois. On s’est donc baladé, on a pris le bateau, on a été pris en photo autant qu’on a pris en photo, on a admiré les anciens militaires faire de la musique, les petits vieux faire du diabolo ou du bâton du diable. C’était trop tard pour le tai chi!

On y est allé à pied, ça faisait une sacrée trotte. On s’arrêtait tous les 100 mètres acheter quelque chose à manger ce qui fait qu’on a passé la matinée à se gaver de gâteaux et biscuits sous prétexte qu’on n’avait pas pris le petit déjeuner. A part Alice qu’on a du porter au retour, tous les enfants ont marché tout le long.Au retour, on en avait tous plein les pattes, c’était déjà 14 heures et on voulait un vrai repas. On s’est arrêter dans le premier resto croisé. Un resto chinois sans rizz! Comme on ne parle ni ne lit un mot de chinois, et que personne dans cette ville ne parle un mot d’anglais, c’est toujours difficile de commander, surtout qu’on doit éviter le porc, les amis avec qui nous sommes étant musulman. On s’est retrouvé avec des énormes soupes et vue la faim ambiante, tout le monde s’est régaler. L’après-midi a été tranquille à l’auberge, puis on est ressorti manger avec toujours les même soucis de commande, mais c’est rigolo.

On a eu moins froid cette nuit. Le chauffage électrique ne chauffe pas grand chose mais je pense que notre présence aide. Hier, quand nous sommes arrivés, la maison n’avait pas du être chauffée depuis bien longtemps. J’avais très peur pour la douche, mais heureusement, elle est éclairée par des lampes chauffantes : merveilleuse invention.

Aujourd’hui on va à la cité interdite. On va revenir de Pékin avec des mollets en béton!

Pékin 1

rrivés à Pékin à 2h du mat cette nuit. 7°C. Heureusement qu’on a de bons restes de la Corée. On a ressorti les anorak. Là, on vient de se réveiller. On a choisi un hôtel pas cher (en tout cas pour Pékin). Plutôt une guesthouse, en fait. Ou le chauffage est très limité. Heureusement les couettes sont épaisses. Faut voir les bons côtés : on va faire des économies d’eau : les douches vont être rapides.

J’avais annoncé aux enfants qu’ils découvriraient le printemps, les arbres en fleurs et les bourgeons, me basant sur la date de floraison des cerisiers à Kyoto, mais c’est râpé. Les arbres sont encore complètement nus, malgré le froid (ah! ah! ah!) Au programme de la journée, découverte de notre environnement proches (entre autre d’un lieu où petit déjeuner) et établissement du programme de la semaine.

Là maintenant tout de suite, une mission de grande envergure : réussir à lever Ramsès.

Bali

Bali

Me voilà à Bali avec 16 élèves de l’école.

Bali, ça fait longtemps que je n’y suis pas venue. Bali est une autre Asie. L’Asie que j’aime et qui manque un peu à Kuala. L’Asie bordéleuse, l’Asie avec ses vendeurs ambulants partout, l’Asie des gens sympathiques et ouverts, l’Asie avec les arbres qui poussent au milieu de la route mais qu’on a trouvés dommage de couper… L’Asie, quoi !

Dès les premières minutes, on retrouve les immenses drapeaux de feuilles séchées, les statues habillées de vichy noir, les vendeurs d’essence en bouteille, les vendeurs de bouffe ambulant. Et malgré le trafic continu, une impression de calme et de sérénité. Peut-être l’effet campagne. Très occupé, on n’a pas encore vu la mer alors que nous sommes arrivés hier, mais déjà des rizières étagées typiques du coin, des buffles dans les rizières, les rizières qui brûlent.

L’école est minuscule, vraiment à la campagne. Elle me rappelle un peu l’école primaire de Bangkok avant déménagement : maison d’habitation transformée, jardin avec de la vraie terre et de la vraie herbe dedans. La preuve : les enfants y jouent aux billes : jeu entièrement disparu chez nous pour cause de béton intense. A court terme, où avec des enfants très jeunes, ça ferait presque envie. Nous, on est trop vieux. Ariane va entrer dans l’adolescence, je pense qu’une communauté un peu plus grande, c’est mieux.

En tout cas, malgré la fatigue inhérente à toute classe verte, ça fait du bien d’être là.

 

A Bali, j’ai fait du ketcak! Trop fort! 2 mecs ne parlant que bahasa arrive à encadrer 120 personnes d’un coup et à arriver à un spectacle en 3 heures d’atelier. Chapeau bas!

Qu’avons-nous fait depuis le dernier post ?

Fêter l’anniversaire de Ramsès en grand. Soirée en bord de piscine, traiteur, amis. Bien sympathique ! Le thème de la soirée : cravates et chapeaux. Tout le monde a joué le jeu. Je nous avais concocté des chapeaux magnifiques, certains ont eu de très chouettes idées. Avec une copine, à l’insu de Ramsès, on s’était procuré 40 balais qu’on avait personnalisés : des yeux, une bouche, bien sûr une cravate et un chapeau et ils nous ont servis de déco. J’avais aussi fait faire des ballons spéciaux. Une réussite.

Mes parents sont venus. On a passé des vacances tranquilles à la mer avec des amis. Les grands ont essayé le surf, on s’est reposé, on a bien mangé.

On a également passé du temps à préparer les prochaines vacances, ce qui est toujours prenant en énergie, en temps (et en argent.) Au programme : France cet été, bien sûr. Pékin dans 10 jours. Rien que pour les visas, c’est du boulot. La Corée (et tout ses vêtement d’hiver) pour Noël prochain, en espérant que Kim se calme un peu d’ici-là.

Et le boulot bien sûr, toujours aussi bouffeur de vie.

Punition

1 Je ne resterais plus si longtemps sans écrire.
2 Je ne resterais plus si longtemps sans écrire.
3 Je ne resterais plus si longtemps sans écrire.
4 Je ne resterais plus si longtemps sans écrire.
5 Je ne resterais plus si longtemps sans écrire.
6 Je ne resterais plus si longtemps sans écrire.
7 Je ne resterais plus si longtemps sans écrire.
8 Je ne resterais plus si longtemps sans écrire.
9 Je ne resterais plus si longtemps sans écrire.
10 Je ne resterais plus si longtemps sans écrire.
11 Je ne resterais plus si longtemps sans écrire.
12 Je ne resterais plus si longtemps sans écrire.
13 Je ne resterais plus si longtemps sans écrire.
14 Je ne resterais plus si longtemps sans écrire.
15 Je ne resterais plus si longtemps sans écrire.
16 Je ne resterais plus si longtemps sans écrire.
17 Je ne resterais plus si longtemps sans écrire.
18 Je ne resterais plus si longtemps sans écrire.
19 Je ne resterais plus si longtemps sans écrire.

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parking

Il y a quelques années, j’avais fait un article assassin sur les débiles profonds qui prenaient une photo du numéro de place de parking en garant leur voiture. Pas de mémoire…, fainéantise…, exercice intellectuel…, assisté complètement par la technologie… Bref, tout y était passé.

Hier soir, nous sommes allés mangé avec Ramsès dans un restau à un endroit où nous n’allons jamais. On s’est garé dans un grand parking souterrain.

Et on a perdu la voiture. Plus moyen de la retrouver. Je me rappelais bien le numéro, mais au numéro, il n’y avait pas notre voiture. Alors forcément, je n’étais plus sure de rien. E 48? E 28? B 28? ça pouvait être n’importe quoi. ET puis ce n’était pas la bonne couleur de numéro! Le notre était marron, pas rose, pas vert, peut-être jaune ?

On a fini par appeler les secours : un mec qui nous a trimballé dans le parking en voiturette électrique pendant un bon quart d’heure. Effectivement, on était bien marron E 48. A quelques étages près, c’était bon.

C’est une bonne chose, que mon téléphone ne prenne pas de photo, parce que je ne sais pas si je ne me serais pas reniée la prochaine fois…

 

Maurice, les regrets

Les photos d’abord :

  • le petit oiseau tout rouge qui passe sa vie dans le jardin, sauf quand j’ai mon appareil à portée de main
  • les petits magasins nommés TABAGIE
  • les pailles en queue sur le sucre, ayant Alice a porter, je n’avais que le grand angle
  • les arrêts de bus, surtout celui déguisé en fromage Kraft (si on peut appeler ça du fromage)
  • le temple indien sur le lac

les visites :

  • Chamarel
  • une rhumerie
  • les tortues géantes
  • la côte sud-est et Mahebourg
  • la balade à Riche en eau
  • une journée pique-nique au bord de la mer turquoise sur une plage quasi-déserte (comment ça ça n’existe pas)
  • une journée en mer
  • la pêche aux écrevisses dans la rivière

Bref, faudra y retourner. Mais sans les copains, ça ne sera pas pareil…

Maurice 13

Matinée électrique.

Le réparateur vient enfin et remet le jus. Dans une partie de la maison.

Le frigo et la machine à laver reprennent vie, la lumière est. C’est merveilleux.

je ne tiens plus en place dans la maison, je veux profiter de nos derniers instants. Nous allons au musée du sucre. Très bien. Bien fait, on apprend  tout sur l’histoire du pays, le sucre… C’est peut-être Sacha qui en profite le plus : il a pris un livret enfant et s’applique à tout lire et tout remplir avec beaucoup de sérieux quand les 4 autres ont plutôt tendance à courir partout. Ce gosse a une soif de savoir démentielle.

On goûte des rhum et des sucres délicieux. On comprend que le diabète soit un fléau ici, le sucre se mange à la petite cuillère!

Bon resto. On voulait inviter Corinne et Christophe depuis plusieurs jours mais avec le cyclone, et tout fermé ces derniers jours, ça n’a pas été possible avant. On peut enfin.

Puis retour à la maison pour faire les valises. Évidement, j’ai oublié plein de trucs là-bas. tant pis.

Corinne nous emmène à l’aéroport où l’aventure commence.

Notre vol annonce 3 heures de retard. Prévu pour 20h50, il est à 23h50 sur l’écran. On a pourtant appelé ce matin pour savoir s’il n’y avait pas de changement. Sauf qu’à minuit, on n’a toujours pas embarqué. On se renseigne : vol à 1h45.
Comme on n’a pas bougé à 1h10, je vais aux nouvelles : l’avion qui nous emmène arrive dans 10 minutes, départ prévu 2h45. Entre temps, on a eu des bons pour aller chercher un sandwich. Sauf que comme il y a 8 avions en retard, il y a plus d’une heure de queue pour la bouffe. Pas un millimètre carré de place dans l’aéroport : tout le monde est assis par terre comme des clodos, nous avec. Des déchets partout, les poubelles débordent! Un camp de réfugiés en temps de guerre. Certains sont excédés : ils sont là depuis 1h de l’après-midi et leur vol est retardé d’une heure toutes les heures. Ils hurlent que c’est parce qu’on ne veut pas leur payer l’hôtel et je pense qu’ils ont raison. Ça dégénère et la sécurité intervient. Nous, on finit par décoller vers 3 heures du mat. On a eu plus d’heures d’attente que d’heures de vol.

Maurice 12

Aujourd’hui était prévu une sortie en mer, sur un bateau nommé Totof. Trop la classe.

mais bon, il est prévu un sale temps alors on fera surement plutôt un tour à l’aventure du sucre, un musée incontournable.

Et puis non en fait, parce qu’il y a un cyclone.

Réveillés une bonne partie de la nuit par des ventes très violents, on se lève vers 5heures pour rentrer le contenu de la terrasse dans le salon et fermé les volets de bois. Pas moyen ensuite de se rendormir.

Coupure d’électricité, évidement, sinon ce n’est pas drôle. Pas de lumière, à cause des volets, pas d’Internet, pas de micro-onde, frigo mort, linge coincé dans la machine… La journée s’annonce charmante.

Christophe et moi tentons quand même une sortie au supermarché, car depuis deux jours que tout est fermé, c’est la disette. Miracle, c’est ouvert. Le trajet est un peu apocalyptique : des grosses branches en travers de la route, un vent à décorner les bœufs, heureusement qu’on ne va pas loin et qu’on ne rencontre pas de gros obstacles barrant toute la route.

Mission accomplie. La journée va être longue. Les batteries des tablettes s’épuisent. Heureusement, on cuisine au gaz et on arrive à se faire le repas le plus dingue qui soit : UNE RACLETTE. A l’île Maurice. En plein été. En plein cyclone. Aux chandelles!

Ça se calme petit à petit l’après-midi. On appelle 50 fois les gars de l’électricité après s’être rendus compte qu’on est les seuls du quartier à ne plus avoir de courant. C’est le concours des pleureuses au téléphone, à celui qui inventera la situation la plus terrible, la plus urgente. Ramsès gagne haut la main, mais personne ne vient.

On s’occupe comme on peut : jeux de société, colliers de graines ramassées en promenade… Le tout toujours éclairés à la bougie.

Forcément on se couche tôt.