Maurice 11

Journée glandouille encore aujourd’hui, bien involontairement. Il pleut des cordes, et tout est fermé.

Balade dans un petit village ce matin, et tentative de courses encore cet après-midi, qui se termine à nouveau par une virée chez le petit chinois du coin.

Ce soir, le vent souffle de plus en plus. Un cyclone force 2 est annoncé et j’espère vraiment que ça ne va pas empirer. Si les magasins qui doivent pourtant rouvrir demain ferment pour cause de cyclone, ce sera vraiment la disette!

Quant à l’aéroport…

Résolutions

Ça fait des années que je ne fait plus de bonnes résolutions en début d’année. D’abord parce que personne ne tient jamais les bonnes résolutions plus d’un mois, et que je ne suis pas mieux que les autres. Ensuite parce que pour moi, l’année, c’est quand même plutôt de septembre à septembre.

Mais cette année fera exception :il faut vraiment que je me remette au sport.

Kuala n’est pas l’endroit idéal pour ça, et ça va être dur de trouver du temps mais je crois franchement que ça me ferait du bien.

Ayons une volonté de fer et un peu de courage!

Maurice 10

Journée vaseuse.

Nous sommes tous vaseux et fatigués. Sauf les enfants. Qui vont beaucoup regarder la télé.

Levés tard, repas léger, puis sieste et nous voilà un peu mieux. Par contre, le temps, lui, ne s’améliore pas, et si on a eu une belle soirée la veille, là, il pleut!

Comme il faut quand même prendre l’air, Corinne organise une course d’orientation pour les enfants autour de son école. Elle a les cartes, le matos, donc c’est facile.

On passe donc un bon moment dehors malgré le temps pourri. Les enfants comprennent assez rapidement et s’en sortent bien. Sacha fait ce qui ressemble à une crise d’asthme. Faudra quand même qu’on vérifie. Moi, j’ai l’impression qu’il a toujours fait ça, mais il y a fort longtemps, on l’avait emmené vers un spécialiste qui nous avait prescrit des pages entières de médocs, mais nous avait assuré qu’il n’avait pas de soucis particuliers de ce côté…

On a prévu d’aller ensuite au supermarché acheter des légumes ou un truc léger pour le repas du soir mais tout est fermé. Seule une petite épicerie tenue par un chinois est ouverte, sans légumes. On se gave donc de crêpes délicieuses. On verra les légumes une autre fois.

Maurice 9

Journée tranquille. Tout le monde en a assez des heures de route. Puis il va y en avoir ce soir, de la route. Alors on part pas loin faire une balade à pied. On ramasse des graines un peu gris-bleu avec lesquelles on pourra faire des colliers : elles sont naturellement percées. On mange (mal) au centre commercial. Évidement, il y a un monde fou mais nous avons des courses à faire. L’après-midi, tout le monde se repose pendant que je cuisine une tarte poire-chocolat. Puis on commence à se préparer pour la soirée. Corinne fait des crêpes pour les enfants qui restent à la maison avec une nounou. Christophe les aident à faire péter des pétards. La soirée demande une certaine préparation dans la mesure où le thème, c’est ça brille. Opération vernis à ongle à paillettes, maquillage brillant, bijoux archi kitch et une robe courte dorée à franges que Corinne m’a offert dans ce but à Noël. Je ne me reconnais pas. Les 3 autres ne sont pas moins ridicules que moi, ça me rassure un peu. Nous partons pour la soirée qui est évidement à l’autre bout de l’île. Le même groupe d’amis très sympas, une belle maison sur la plage. On papote, on rit à chaque nouvelle arrivée brillante. Tout le monde a joué le jeu, c’est chouette. En plus des entrées que tous le monde a apporté, un pêcheur vient nous faire des langouste BBQ. Puis tout le monde (sauf moi) est parti pour danser toute la nuit. Nous partons vers 4h.

Vu que c’est moi qui me suis occupée d’Alice tous les matins depuis des lustres, c’est Ramsès qui s’y colle à 7h30. Niark, niark niark!

Maurice 8

Matinée plage.

Nous avions décidé de laisser Christophe bosser. Ramsès prend donc sa voiture et nous allons au sud-est, sur ce qui est censé être la plus belle plage. L’eau est effectivement d’un turquoise magnifique. Par contre, la mer est très agitée. Pas de snorkelling! De toute façon, ce serait dangereux. Les gens profitent du fort vent pour faire du kite, du bateau, de la planche à voile, et mieux vaut donc être visible. Nous restons 3 heures, et malgré une bonne couche de crème solaire indice 80, je crame. On s’amuse bien, les enfants profitent chacun à leur façon d’une mer dans laquelle ils se baignent trop rarement à leur goût. On devrait y aller plus souvent, mais de chez nous, c’est loin! Repas ensuite dans un resto du coin, puis retour à la maison pour une sieste ou un temps de repos. Puis ciné pour tous le monde sauf Alice et moi, et Sacha qui refuse de se mettre à la 3D.

On regarde toujours la météo et on se dit qu’on vient d’avoir notre dernier jour de beau temps avant Kuala. IL y a même un cyclone en approche, on risque de se trouver coincé ici si l’aéroport ferme. Je ne suis pas sure que ça fasse rire nos patrons à Kuala, mais on n’y peut franchement rien.

Maurice 7

Le pouce

Corinne a eu 40 ans en avril et depuis, essaie de monter le pouce (un sommet dans le coin) avec ses amis pour boire du champagne au sommet. Jusqu’à présent, elle en a toujours été empêchée par la météo. Nouvel essai aujourd’hui.

Nous sommes donc une petite vingtaine à commencer l’ascension. Les enfants cavalent. Certains adultes aussi. Je fais partie du groupe qui prend son temps, entre autre parce qu’il faut quand même porter Alice. Ramsès, Corinne est moi la prenons à tour de rôle. La montée se fait bien, quand on va lentement. IL fait beau, mais un petit vent nous rafraichit. C’est chouette. Là haut, la vue est très belle. On voit une bonne partie de l’île. On a droit au champagne. On voit quelques « paille en queue », oiseau du coin, blanc avec une queue digne d’un cerf-volant. On se pose et on papote. Puis on redescend. Corinne et Christophe ont prévu un BBQ à midi. On passe donc le reste de la journée assez tranquillement.

Maurice 6

Port Louis

Même si Corinne déteste la ville, nous avons envie d’aller faire un tour à la capitale.

Pour une fois, il n’y a pas des heures de route : nous ne sommes pas très loin, et surtout, ce n’est pas une heure très embouteillée. L’attraction, pour Tristan qui n’en n’a pas l’habitude, reste le parking et l’ascenseur, suivi de près par les escalators. Quant aux autres, nous allons d’abord au musée d’histoire naturelle. Une salle sur le dodo, une sur les oiseaux, une sur les bébêtes de la mer. Le musée fait vraiment vieillot mais certains items présentés sont assez bien documentés. On ressort donc un peu moins bête qu’on est entrés ce qui est toujours une bonne chose. On va ensuite au marché. C’est un grand marché couvert avec d’un côté des fruits et légumes, de l’autre des cochonneries pour touristes. Dans un cas comme dans l’autre, il y a du monde, des couleurs, du bruit. J’aime particulièrement le côté alimentaire. On ressort sans s’être rendus compte qu’il s’est mis à pleuvoir. Nous ne sommes bien évidement pas équipés. Heureusement ça se calme vite. On entre dans le quartier chinois et trouvons un petit resto pour manger. Commander est toujours un sketch, avec mes enfants et moi qui ne mangeons pas épicé. Comme on ne connait pas les plats, ce n’est pas évident. EN plus, il faut bien le reconnaitre, Ariane est particulièrement difficile et la moindre herbe peut la rebuter. On se débrouille, avec l’aide du patron, et on finit tous le ventre plein. J’ai fait un bon choix et je suis très contente de ce que j’ai mangé. On fait ensuite un tour dans le quartier puis nous rentrons. Pour rentrer, on suit encore une rue marchande ou des vendeurs étalent leur marchandise sur les côtés. Circuler n’est pas aisé, surtout sans perdre de gamins. Évidement je porte Alice. Je suis sure qu’il y a encore d’autres choses à voir mais la ville est stressante.

Après-midi plus calme à la maison, puis Ramsès et Corinne trouvent le courage de retraverser l’île pour aller à une soirée au sud de l’île. Moi pas.

Maurice 5

Journée de très beau temps.

Nous logeons à Moka (miam!) et aujourd’hui nous traversons l’île d’ouest en est. But : la côte nord-est. La traversée est longue et il fait extrêmement chaud. Quand nous arrivons sur la côte est, nous sommes donc ravis de faire un petit plouf dans l’eau. Une petite dune d’algues séparent la plage de l’eau mais ça ne pose pas de problème. Les filles jouent avec les splitzer (merci décathlon) qui plaisent beaucoup aux petits mauriciens du coin, qui rejoignent les filles. Après une baignade dans les bras de Corinne, Alice joue avec les algues avec un bébé du dru également. On ne s’arrête pas très longtemps car on a encore de la route à faire. On suit la côte de village en village, s’arrêtant dans certains, pour une église, un resto… on fait une pause dans un atelier de miniature de bateau. C’est la spécialité pour touriste locale. Ce sont des maquettes de très bonnes qualités, très réputée. Autant je trouve l’atelier intéressant, autant pour rien au monde je voudrais un de ces truc à la maison. On arrive ensuite à Cap Malheureux, la pointe nord de l’île, qui doit son nom à l’arrivée des anglais par ce point quand ils ont pris l’île aux français. Une petite église au grand toit rouge marque l’endroit.

On fait ensuite une vraie pause plage un peu plus loin. Si Ariane et Louison se baignent, les trois autres préfèrent la pêche. Puis ils jouent sur le ponton au bord de la plage. A un moment, Ariane hurle « tortue! tortue! » On ne sait pas trop si ça fait partie du jeu ou non, mais tous s’arrêtent. On se précipite donc nous aussi. Effectivement, une tortue d’au moins 70cm est en train de manger un poisson mort rejeté par les pêcheurs qui viennent de débarquer. Elle reste dans le coin et on l’admire nager, remonter en surface respirer… On voit d’autres poissons tropicaux également, certains assez gros, mais l’eau est trouble et il est donc difficile de les identifier.

Maurice 4

Journée sans pluie. Youhou!

Nous sommes invités au C beach, un club privé en bord de mer à 1h30 de route. Paradoxalement, c’est la route que je vais préférer cette journée. Nous longeons toute la côte ouest à l’aller. C’est splendide. On traverse des petits villages, des marais salants, on passe autour du « morne », un bout de montagne ayant une histoire assez particulière. C’est là que les esclaves en fuite se planquaient. Un jour que les blancs sont arrivés, tous les esclaves, sans possibilités de fuite, se sont jetés du haut des rochers pour ne pas être repris. ce qu’ils ignoraient, c’est qu’on venait leur annoncer la fin de l’esclavage. Nous prenons ensuite un tout petit chemin de terre entre la forêt et la mer. Mer turquoise mouchetée de couleurs vives : les voiles de kite. Nous rejoignons ensuite la route pour arriver au club de l’enfer. Le club est tout ce que j’exècre : piscine, resto, luxe. Tout le monde est beau, riche et surtout blanc. C’est un truc pour francos. Les autres ont des enfants assez grands et profitent : on lache les gosses, on passe des heures à table à papoter. Mais moi je passe mon temps à courir après Alice. Je me lève 10 fois pendant le repas pour l’emmener aux toilettes, l’empêcher de s’éloigner, ou tout simplement aller la baigner. En plus, autiste comme je suis avec des inconnus, je discute peu. Le personnel du club s’acharne sur moi, me vire de la page, puis du bar, puis du resto finit par me dire que je peux m’installer sur les fauteuils de l’entrée. J’explose et leur dis que je peux aussi me poser sur le parking. Je suis follement en colère et déteste la terre entière. Tous les autres s’amusent comme des petits fous, tant mieux pour eux.

Quant à moi, j’aurais préféré un pique-nique sur une plage locale. Ce n’est pas pour rien que je refuse de mettre les pieds au club med en Malaisie. Ça confirme mes choix.

Nous partons enfin. Tant mieux, je suis à la limite de la crise de nerfs. Je suis un peu embêtée car je pense que les autres auraient bien passé la soirée là-bas. Je propose de rentrer en taxi avec Alice mais finalement tout le monde rentre. Au retour, nous longeons la côte sud jusqu’à la tombée de la nuit. On s’arrête en haut d’une falaise. C’est chouette, on voit la mer pas protégée par la barrière de corail, avec des rouleaux énormes qui se fracassent sur les rochers. En haut, des forêts de filaos. Ici, le filao est omniprésent. Il sert même d’arbre de Noël.

Maurice 3

Réveil bien évidement très matinal. Les enfants suivent de peu. Il est difficile de les faire attendre trop : ils manipulent tous les cadeaux. On lève donc tout le monde pour  et on procède au rituel de l’ouverture. Tout le monde a son petit quelque chose. Nos enfants savent qu’on fait léger ici et que le plus gros sera à Kuala. Le seul petit truc acheté sur place : une petite voiture solaire, ne marche évidement pas! Les gars sont déçus. Tant pis, il y a d’autres choses. J’essaierai de voir pourquoi plus tard. Sinon j’insulterais le fabriquant sur son site web!

J’ai du mal à supporter le huis clos. On prévoit donc une balade malgré les pluie qui ne s’arrête pas. On se croirait en automne en France. On n’a plus grand chose de long et sec à se mettre, Corinne nous ayant bien dit à quel point il faisait chaud et beau à cette période. On choisit de voir un lieu de culte hindou : Ganga Talao.

C’est très chouette. C’est un lac sacré avec une île. Il y a des singes, les offrandes les attirent, je n’aime pas ça. J’ai raison. L’un d’entre eux est agressif envers Ariane qui a vraiment eu peur. Pourtant, c’est mignon. Certaines mères allaitent leur petit, les protégeant du froid dans leur bras. Certains se chamaillent comme des chiffonniers. D’autres jouent de branches en branches. Mais j’en ai déjà vu trop souvent, et trop souvent agressifs pour m’attendrir. Au bord du lac, une véritable explosion de couleurs sous la brume. Les costumes vifs des hindou, le blanc de la brume et de la pluie. Vraiment splendide. Dommage que je n’ai pas pu prendre de photos, il y avait de belles choses à faire! J’avais laissé l’appareil avec Ramsès malade dans la voiture, d’abord à cause de la pluie battante, ensuite parce qu’il est lourd et que je devait porter Alice trempée de vomi enveloppé dans mon foulard pour qu’elle ne se gèle pas.

La minette ne supporte pas la voiture de Corinne! On va devoir se balader avec des changes, des lingettes, des ziplock et une bassine, je sens… Chouette!

Au retour, on s’arrête manger local dans un bouiboui. Pour y aller, on traverse les plantations de thé. Pas vraiment nouveau pour nous: on a ce qu’il faut en Malaisie, mais toujours aussi beau. Surtout que le paysage est différent. En Malaisie, le thé est en montagne, pas ici. Les verts sont magnifiques, même par temps pourri.

Puis retour à la maison.

Nous ressortons le soir pour aller à Blue Bay, sur une petite plage, rejoindre le groupe d’amis de Corinne et Christophe. Ils organisent un feu d’artifice et apéro sur la plage. C’est très sympathique. Les enfants jouent avec d’autres d’environ leur âge. Puis nous allons diner chez une des familles présentes, qui a un gamin style Sacha : violoniste en herbe avec les mêmes difficultés à travailler, même intérêt pour tout, entre autre les maths et les jeux de réflexion. Nous mangeons du gratin de palmiste, le palmiste n’étant ni un plongeur avec des palmes, ni un coupeur de palmiers, mais le cœur d’un palmier, si j’ai bien compris. Tout a fait délicieux. Repas de Noël original pour nous. Retour très tardif à la maison avec 100% des enfants endormis dans les voitures.

Ici, même si l’île est toute petite, on passe notre temps en voiture et chaque sortie est « loin » puisqu’on ne circule pas dans une ville dans dans un pays entier. Nous n’avons pas l’habitude, Kuala étant une capitale minuscule en Asie.