Corée 12.

Hier, Dora, Diego et Bob l’éponge, ainsi qu’une myriade de Père Noël partageaient les pistes avec nous. Mes enfants ne connaissent pas Bob l’Eponge, étant donné qu’on est des extraterrestres sans TV. Sacha me montre Bob l’Eponge et me dit : « On dirait un gruyère. » Je réponds :  » Mais non, c’est Bob l’Eponge ! »

Ben non. Il a été rebaptisé. Maintenant, c’est Bob le Gruyère!

Corée 11. Joyeux Noël

Premiers mots d’Ariane aujourd’hui : est-ce qu’on peut ouvrir les cadeaux ?

noel

noel

Donc quelques petshops pour commencer la journée, un petit dej de luxe comme tous les jours, et nous voilà sur les pistes.

Sacha se surpasse pour avoir des chocolats au télésiège. Ça marche. Il fait des pistes parfaites et gagne plein de chocolat. On ne lui enlève surtout pas l’idée que c’est parce qu’il s’applique qu’il a des chocolats et pas parce qu’il a une petite bouille adorable. Il gagne en gros un kilo de chocolat quotidien, on en a des boites et des boites.

ski

ski

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Il y a un vent glacial et les enfants ne tiennent pas une heure et demi. Ramsès les ramène à l’hotel et j’en profite pour remonter à Dragon Peak, le point culminant de la station et redescendre en ski, cette fois. 5km700 de balade avec superbe vue. Piste facile. J’ai beau avoir eu la flemme d’aller chercher mes bâtons et ne pas franchement être une grande skieuse, je n’ai aucune difficulté et double un nombre considérable de coréens.

Retour à l’hotel pour manger.L’après-midi, j’emmène Araine faire la grande piste que je viens de faire. Le début est difficile mais après, ça va. Même si c’est dur pour elle, elle est fière d’avoir fait la plus grande piste de la station, et surtout un truc qui ne soit pas à la portée de son frangin qui, lui, bien sûr, est encore plus furieux que d’habitude.

A 17h, on doit rendre les skis. Quelle tristesse! J’aurais bien continuer comme ça encore deux semaines, moi. Je n’ai pas eu l’occasion de faire une piste avec mon Ramsès. On s’en doutait un peu, venant avec deux monstres. Quand j’ai vu les cours ici, je n’ai pas eu le courage d’y coller les enfants pour avoir un moment à nous.

Corée 10.

L’autre jour, j’ai fait un truc hyper rare : j’ai séché mes cheveux au sèche-cheveux. Une fois l’opération terminée, le sol de la salle de bain était recouvert de cheveux. Climat corée + hormones de grossesse qui se font la malle, ça ne convient pas à ma tignasse! Sur la prochaine photo de moi sans bonnet, vous pouvez être surs que je serai chauve. Catastrophe ! Dès le retour en Malaisie, je me mets à porter le foulard ! Là-bas, ça ne choquera personne.

Corée 9. Le réveillon.

Nous descendons donc à 18h et avons le choix entre deux réveillons : buffet normal ou buffet avec animation pour enfants. On jette un oeil à ce dernier, mais n’étant pas tentés par des gens déguisés en lapins ni par un spectacle de magie en coréen, avec l’accord des enfants, nous nous dirigeons vers le buffet des grands. Bon choix. On mange bien, c’est calme, on a une belle vue sur les pistes. Ramsès se gave d’huites et de crabe en plus de tout le reste. Les enfants goûtent un peu à tout. C’est très bien. Il y a un spectacle dehors mais à la fin du repas, personne n’a envie d’aller mettre à nouveau 17 couches de vêtements et se geler quand même. Nous remontons donc dans la chambre où les enfants jouent tranquillement, ravis de pouvoir veiller un peu.

réveillon

réveillon

Ramsès est patraque, s’étant trop gavé. Son estomac est un puits sans fond! Il décide alors de tenter la balade digestive, en profite pour tenter le spectacle. A mon avis, le délestage dans les toilettes serait l’option la plus efficace, mais bon. Je l’avais prévenu : après un buffet, mieux vaut avoir des regrets que des remords.

Une fois tout le monde couché commence l’attente : attente de l’endormissement des enfants pour pouvoir sortir du placard mes paquets/cartes de la région et les placer sous mon beau sapin!

Horreur absolue. Cette année, je n’ai rien pour mon Ramsès. Mais alors rien de rien. Ça va être la première fois de sa vie qu’il a un Noël sans cadeau. Ni ici, ni à KL! Ni cadeau sérieux, ni même une babiole. La honte. Totalement lamentable.

Quand je pense qu’on enchaine 15 jours plus tard avec son anniversaire, je vais me sentir deux fois plus nulle encore. Vraiment minable!

Corée 7. haute technologie

Pas de doute, ici, l’argent liquide va bientôt disparaitre. C’est évident. La moindre petite somme est payée en un clin d’oeil par carte avec signature sur tablette graphique, bien plus rapide qu’un code. Ou alors par téléphone si le truc qui a 10000 utilisations en plus de téléphoner s’appelle toujours un téléphone. Bref, on le passe devant un oeil électroqnique et on a le droit de se tirer avec ses courses sans être poursuivi par le vigile!

technologie de pointe

L’autre truc impressionnant, c’est les toilettes.

On avait déjà connu ça il y a sept ans, et aussi plus récement au Japon. Je ne peux pas vous dire exactement ce que permettent ces toilettes, parce que tout est écrit en Coréen, mais en tout cas elles chauffent. Au point qu’on y passearit volontiers 20 minutes après les pistes pour se chauffer les fesses.

Mais le progrès, quand même, c’est que maintenant, les toilettes sont WIRELESS !

technologie de pointe

Vous croyez qu’on peut programmer celles du voisins ?

Et si on n’est pas content, par exemple parce qu’il n’y a plus de produit pour se rincer la bouche,

technologie de pointe

on sait tout de suite à qui demander!

technologie de pointe

Corée 6. Notre fils est une enflure!

Sacha est très dur en ce moment. Refus continuels, opposition totale, actions systématiquement contraires à nos demandes… Bref, épuisant.

et tous les jours, forcément, c’est l’horreur pour le mettre sur les skis. Une fois qu’il y est, il est ravi, mais impossible de l’y mettre. Aujourd’hui comme d’habitude, il faut se battre pour l’habiller, pour aller petit-déjeuner, pour se préparer à skier et là, d’un coup, Sacha est prêt à faire 200 descentes de suite et le tout en contrôlant vitesse et direction. La raison ? Elle est bien simple. Les « télésiègistes » déguisés en Pères Noël donnent des chocolats aux enfants à chaque passage au télésiège. de même, d’autre Pères Noël sillonnent les pistes avec des sacs de chocolats. Sacha les poursuit et ça marche à tous les coups : quelques chocolats dans les poches à chaque rencontre. Aujourd’hui, il n’en a pas marre au bout d’une heure et demie. C’est Ariane, qui, au bout de deux heures de ski, réclame à rentrer.

Mais après le repas, ce petit saligaud hurle à nouveau. Il se dit épuisé, n’en peut plus et ne veut ^pas repartir skier. Il est petit et c’est Noël alors on se laisse attendrir. Ramsès emmène Ariane sur des pistes de grands. Je suis de corvée de sieste mais le petit machin capricieux qui nous sert de fils ne dort pas et au bout d’une heure, je me retrouve à la piscine avec lui à me cailler malgré les 28°C encore plus que sur les pistes.

La piscine ! Vous savez, le truc qu’il y a en bas de chez nous à KL. Où on peut aller tous les jours. Contrairement aux skis, les trucs sur lesquels je n’étais pas montée depuis 10 ans. Autant vous dire que j’étais ravie !

Par contre, comme tout ici, la piscine, c’est le grand luxe. Sol en bois chauffé dans les vestiaires, température des douches réglable au robinet, tablettes pour poser ses affaires partout, véritables serviettes prêtées, sèche-cheveux et crèmes diverses à disposition… un plaisir.

Un plaisir aussi d’avoir vu sur les pistes et les gens qui se pellent (mais qui skient) dehors quand on est dans l’eau.

En sortant de là, je pique deux cartes de la régions à la réception de l’hôtel, et pendant que les enfants font les fous dans le bain, j’emballe avec les deux seuls cadeaux que j’ai emportés (on se fera un Noël bis à KL pour le reste). En effet, j’ai eu beau chercher partout, pas moyen de trouver du vrai papier cadeau. Hier soir, j’ai noëlisé la chambre avec un sac plastique, un prospectus coloré, du scotche et des ciseaux. Ramsès a réservé pour nous 4 la soirée Noël organisée dans l’hotel (à 18h! Et impossible d’en avoir le programme ou une description précise, mais bon, il y a un buffet et c’est mieux que les soupes de nouilles!)

Nous voici donc prêts à réveilloner.

Corée 5.

Journée splendide. Ciel bleu, grand soleil et un bon froid sec. On explore des nouvelles pistes avec les enfants. Ariane progresse vraiment. Sacha, c’est quand il veut. Mais quand il ne veut pas, ça se sent : tête renversée en arrière bouche ouverte pour avaler des flocons, ou hurlant à tue-tête Jingle Belle en boucle, et ne contrôlant plus rien.

Ensuite nous abandonnant nos skis pour prendre le télécabine qui conduit au sommet de la station. La piste pour redescendre nous fait envie mais est étroite et fait 5km700. Trop dure pour les enfants, donc.

De là-haut, la vue est superbe. On peut faire une petite balade en forêt. Les enfants découvrenet la neige vierge, où l’on s’enfonce, où on laisse sa trace, et sur une sacrée épaisseur.

neige

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C’est très agréable. On s’offre un bon resto très bon marché que c’en est étonnant. Puis redescente par le télécabine. Ariane et moi repartons skier. Sacha, terrassé par 5h de neige choisit la sieste. Avec Ariane, on enchaine les pistes. Puis après une chute tête la première dans la neige, elle demande à rentrer. Comme il est déjà 16h, je n’insiste pas. On ramène des chocolats chauds pour le goûter familial.

Ensuite, courses pour Ramsès qui part acheter notre repas du soir : tomates cerises, soupes de nouilles et mandarines. Pour essayer de ne pas trop alourdir le budget, on se fait le petit dej de luxe le matin, un repas chaud dans un petit resto à midi, et le soir on alterne : un jour soupes de nouilles, crudités et fruits dans la chambre, le lendemain un bon resto. Ce qui me déprime, c’est que les enfants aiment autant l’un que l’autre…

yum-yum

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yum-yum

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Pendant ce temps, j’habille les enfants en vue d’une sortie luge. C’est le bon moment : 1h de fermeture de télésièges devant nous, on peut donc aller sur les pistes sans risques.

Avec Ramsès , on trouve la bonne méthode : l’un de nous en haut en rampe de lancement, l’autre à la reception, et seuls les enfants font les aller-retours. A la réouverture des pistes, ils sont crevés, et nous gelés. C’est le moment idéal pour rentrer.

Corée 4.

Mon Dieu que ça passe vite! Ce soir, nous aurons fait la moitié du ski. Bouhhh!

Matinée magnifique. Il a encore neigé cette nuit et tout est blanc. C’est splendide. il fait un soleil éblouissant et un petit -7°C bien mordant. Au bout de deux pistes, Ariane est gelée et disparaît avec son père je ne sais où. Je continue avec Sacha qui capitule au bout d’un peu lus d’1h30, comme les autres jours. Je trouve que c’est déjà pas mal pour un petit bout élevé par 30°C. Je le ramène à l’hôtel et effectivement, il a les mains et les pieds gelés.

Ariane est repartie skier avec son père.

Soleil magnifique aussi l’après-midi mais les enfants sont nazes. Ramsès va skier, je reste assurer la sieste des petiots. C’est frustrant de rater une demi journée de ski, surtout par un temps pareil, mais c’est inutile d’emmener sur les pistes deux gamins épuisés.

D’ailleurs Ariane s’endort aussitôt et Sacha ne tarde pas. Quand Ramsès rentre, Sacha dort toujours. Suit le goûter et nous allons jouer dans la neige.

Je me mets en quête d’une luge. Après quelques parties de pictionary avec différents vendeurs et loueurs, et quelques essais des traducteurs automatiques anglo-coréens, j’en dégote une en plastique rouge. ravie, je repars avec, l’essaie, me ramasse avec, repart, émerveille les enfants qui font pour la première fois de la vraie luge normale à 2 dedans avec un père qui les tire et la pente à remonter. On fait durer le plaisir jusqu’à être totalement gelé. On se réfugie alors dans un resto coréen.

luge

luge

Je suis ravie de mon séjour. Seule frustration : les photos. Pas moyen d’emporter mon gros appareil sur les pistes. Pas franchement possible de prendre les enfants quand ils skient, et de toute façon, avec le froid, la batterie a du mal à tenir la journée. Tant pis. Les souvenirs seront dans la tête.

Corée 3.

Réveil à 7h30 pour trouver le sl et les toits blancs. Ariane est vraiment émerveillée. Pourtant, la couche n’est pas épaisse, et les arbres ne sont pas recouverts, mais pour elle, c’est tellement magique, de voir se transformer le paysage ainsi pendant la nuit. Il neige toute la matinée. On skie. 1h30 pour Sacha et 2h pour Ariane. Le but de Sacha : aller plus haut et à fond! Quant à Ariane, ça me rappelle quand elle apprenait à marcher : elle tenait un tout petit bout de doigt qui ne lui servait plus à rien depuis longtemps mais ne voulait pas se lancer seule. Ici c’est pareil.

Je ne sais pas comment c’est en France. Ca fait trop longtemps. Mais la station ici est top. Pas de bousculade, pas de passage forcé, pas plus d’une minute de queue au télésiège et les « perchistes » (je ne sais pas comment ça s’appelle quand il s’agit de télésièges et non de tire-fesses) se précipitent pour nous aider à mettre les petiots dessus, au cas où on aurait besoin d’aide. Bon, et aussi ils nous font une mini révérence à chaque passage, avec un bonjour sonore, aussi bien en bas qu’en haut.

Pas trop de monde sur les pistes et comme il y a surtout des surfeurs débutants, ils passent leur temps assis au bord des pistes donc ne dérangent pas franchement.

Neige intermittente et seulement 2 descentes l’arès-midi. Mais attention, c’est qu’on est passé aux pistes bleues : niveau intermédiaires, hein ! En fait, c’est 100 m de bleue avant la verte, mais pour Sacha, ça fait toute la différence. Pour lui, d’ailleurs, c’est un peu dur. Pour Ariane, ça va. Les enfants sont épuisés alors on décide de ne pas pousser et d’aller faire de la luge. Ici, deux solutions. Soit on a une luge et on en fait où on veut. Soit on n’en a pas. Bien évidement, on est dans ce cas-là. Alors on se dirige vers la piste de luge payante. Ça coûte un rein mais c’est top délire. Trop cool, comme dirait Sacha. Et on se retrouve dans une sorte de bouée sur une piste digne du bobsleigh. Un mec nous lance et c’est parti. Ça fait un peu comme dans un parc aquatique. Ça va à toute vitesse, on monte super haut sur les bord dans les virages et pour peu que le mec nous ait lancé en tournant, on ne sait plus où on est au bout de 10 secondes. Et bien sûr, pour remonter, inutile de se fatiguer, un tapis roulant nous ramène en haut de la piste. On peut faire ça seul ou en petit train. Dommage qu’on ait décidé de faire ça une demi-heure avant la fermeture. Le prochaine fois, on fera mieux.

luge-bouée

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Puis goûter familial autour d’un chocolat chaud à regarder la neige tomber.

gouter

Vacances de rêves, donc, à un détail près : je ne dors pas. Je me réveille à 2h du mat et impossible de me rendormir avant le petit matin. Je suis donc un tout petit peu épuisée.

Soirée rigolote : comme il neige à gros flocons, nous sortons en profiter. La station est très bien décorée. Sacha se donne une mission : enlever la neige. De partout. Mais une fois le capot d’une voiture bien net, il se rend compte en déblayant celui de la suivante que la première se recouvre de nouveau. Ça dure. Pendant ce temps, avec Ariane, on fait un bonhomme de neige. Son premier. On en avait bien fait un minuscule ce matin mais ça ne comptait pas vraiment. On prend des photos mais ça gèle les doigts.

traineau

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bonhomme de neige

bonhomme de neige

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Côté pistes, c’est l’hallucination complète. Il y a un groupe de 200 coréens avec dossards oranges numérotés qui s’échauffe avant leur cours de snowboard. On hésite entre l’exercice militaire et Véronique et Davina. Petite précision : ici comme dans toutes les stations coréennes, les pistes sont ouverte la nuit, éclairage et sono à fond, et écrans géants partout.

fous coréens