J’aime bien les vols de nuit. C’est un peu moins difficile avec les enfants. Et puis ça évite de perdre une journée de vacances. Mais c’est dur.
Départ de la maisn à 20h30, une heure où les enfants dorment déjà habituellement, pour arriver à 7h30 le lendemain à Inchéon et enchainer avec 3h30 de voiture. Ariane a à peu près bien dormi : dans le taxi pour aller à l(aéroport, dans l’avion, puis dans la voiture. Sacha, lui, était ecité comme une puce et n’a dormi que dans l’avion. 5 heures max. Autant dire que la journée, ensuite, a été un peu rude.
Par contre, l’organisation, pour le moment, est nickel. On a tous les bons, les skis, les chambres, les forfaits, les tickets de SPA, les petits dej que l’on avait demandé. Pas une attente, pas une hésitation, pas une erreur ! Ça change de chez nous. Vive l’ASie riche.
Par contre, quel froid! Que des températures négatives.
En quelques heures, nous avons traversé la Corée d’ouest en est. Paysages désolés, séchés par le froid, gelés. Que des jaunes, bruns, marrons, rouges et beiges, blanchis ou rendus brillants par le givre. J’adore. Je suppose qu’à vivre au jour le jour, c’est dur, mais ces couleurs, j’aime vraiment. Peut-être parce qu’à côté, on se sent vraiment vivant, alors qu’on est tout petit face à nos effroyables verdures et nos immensités turquoises tropicales.





La station est super top. A part qu’il n’y a de neige que sur les pistes et que j’aurais vraiment aimé un paysage entièrement blanc. On est réellement au pied des pistes et les enfants ont enfin découvert la neige. Ariane surtout était impatiente et émue. Évidement, le premier jeu a été d’en lancer, puis ils ont retrouvé leurs jeux habituels de plage : enterrer des trésors, ici des morceaux de glaces sous la neige.




Sacha est quant à lui très pressé de commencer le ski. On a déjà le matériel, mais nos forfait ne sont valables qu’à partir de demain. Les enfants n’ont pas l’habitude de s’habiller et n’arrivent à mettre ni leurs chaussures, ni leurs gants, ni les fermetures de leurs anoraks : pas dégourdis pour deux sous. A quel âge font-ils ça tout seuls, en France ?
Moi, par contre, j’ai un peu merdé les bagages, oubliant les gants des adultes, mais pour 5€ la paire de gants de ski, on a pu réparer mes bêtises.
Niveau fric, comme au Japon, c’est la galère. A l’aéroport, pas moyen de retirer plus de 150€, maximum autorisé par LE distributeur. Ici, il n’y a qu’un distributeur aussi, qui a l’air de ne communiquer qu’en Coréen et on ne sait pas encore s’il aimera ma jolie carte visa toute neuve. Heureusement que Ramsès et moi, qui commençons à avoir pas mal trainé nos guêtres en Asie, avions prévu le coup : il est armé de dollars et moi d’euros. On devrait donc s’en sortir.
Évidement, le peu de coréen que j’avais appris à lire il y a 7 ans s’est envolé et c’est frustrant. J’aimerais bien ré-apprendre (c’est une langue facile à déchiffrer, et j’aime bien apprendre à lire, même si je n’ai pas la moindre idée de ce que je lis). Par contre, l’endroitne me parait pas idéal : Séoul aurait été bien plus pratique : il n’y a pas assez d’écrits ici pour prendre des indices.
Pour faire la fête, par contre, l’endroit est idéal. Une immense scène au milieu de la neige avec des dingues qui restent debout par -3°C, des pistes allumées et fonctionnelles jusqu’à 2h30 du matin. Autant de lieux de sorties (karaoké, billard, bowling, bar…) que d’hôtel. Le seul truc que je n’ai pas vu, c’est le ciné (et les boites de nuits, mais le karaoké, c’est un peu ça…)