Corée 2. Ski, première expérience.

Réveil absolument catastrophique : sous la pluie. La pluie. Le truc abominable et monstrueux car non seulement ça mouille et c’est désagréable, mais en plus ça transforme la neige en soupe. Je me rue au bout du couloir pour regarder le thermomètre géant planté en bas des pistes : 0°C. Il ne manque pas grand chose. D’ailleurs, ça se voit : à quelques dizaines de mètres près, un peu plus haut, c’est de la neige.

De dépit, je me venge sur le formidable petit déjeuner : buffet démentiel. Tenez, juste pour dire, j’ai mangé du saumon fumé et du fromage au petit dej !

Heureusement, la pluie se transforme en neige. Ariane est ravie, toute excitée. Elle se rend compte que par rapport à sa vie de tous les jours, la situations est vraiment exceptionnelle. Puis une heure et demie de ski familial. les enfants se débrouillent drôlement bien pour des débutants, surtout Ariane. Sacha, du haut de ses 4 ans, a un peu de mal à contrôler à la fois ses skis et la position de son corps. On arrive même à prendre le télésiège et se faire une vraie piste ! Il faut quand même bien les aider, et après une heure et demie, j’ai des courbatures dans les épaules. Les enfants sont crevés et c’est donc l’heure de rentrer enlever nos déguisements de bonshommes michelin et de jouer au petshop pour 2 d’entre nous.

ski

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Repas typiquement coréen très chouette.

ski

Après-midi de ski également pour tout le monde puis retour à l’hôtel pour les enfants et moi. Eux sont crevés. Ramsès en profite pour skier sur autre chose que des pistes vertes, les plus faciles de la station.

Corée 1. Nuit blanche

J’aime bien les vols de nuit. C’est un peu moins difficile avec les enfants. Et puis ça évite de perdre une journée de vacances. Mais c’est dur.

Départ de la maisn à 20h30, une heure où les enfants dorment déjà habituellement, pour arriver à 7h30 le lendemain à Inchéon et enchainer avec 3h30 de voiture. Ariane a à peu près bien dormi : dans le taxi pour aller à l(aéroport, dans l’avion, puis dans la voiture. Sacha, lui, était ecité comme une puce et n’a dormi que dans l’avion. 5 heures max. Autant dire que la journée, ensuite, a été un peu rude.

Par contre, l’organisation, pour le moment, est nickel. On a tous les bons, les skis, les chambres, les forfaits, les tickets de SPA, les petits dej que l’on avait demandé. Pas une attente, pas une hésitation, pas une erreur ! Ça change de chez nous. Vive l’ASie riche.

Par contre, quel froid! Que des températures négatives.

En quelques heures, nous avons traversé la Corée d’ouest en est. Paysages désolés, séchés par le froid, gelés. Que des jaunes, bruns, marrons, rouges et beiges, blanchis ou rendus brillants par le givre. J’adore. Je suppose qu’à vivre au jour le jour, c’est dur, mais ces couleurs, j’aime vraiment. Peut-être parce qu’à côté, on se sent vraiment vivant, alors qu’on est tout petit face à nos effroyables verdures et nos immensités turquoises tropicales.

route

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La station est super top. A part qu’il n’y a de neige que sur les pistes et que j’aurais vraiment aimé un paysage entièrement blanc. On est réellement au pied des pistes et les enfants ont enfin découvert la neige. Ariane surtout était impatiente et émue. Évidement, le premier jeu a été d’en lancer, puis ils ont retrouvé leurs jeux habituels de plage : enterrer des trésors, ici des morceaux de glaces sous la neige.

neige

neige

neige

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Sacha est quant à lui très pressé de commencer le ski. On a déjà le matériel, mais nos forfait ne sont valables qu’à partir de demain. Les enfants n’ont pas l’habitude de s’habiller et n’arrivent à mettre ni leurs chaussures, ni leurs gants, ni les fermetures de leurs anoraks : pas dégourdis pour deux sous. A quel âge font-ils ça tout seuls, en France ?

Moi, par contre, j’ai un peu merdé les bagages, oubliant les gants des adultes, mais pour 5€ la paire de gants de ski, on a pu réparer mes bêtises.

Niveau fric, comme au Japon, c’est la galère. A l’aéroport, pas moyen de retirer plus de 150€, maximum autorisé par LE distributeur. Ici, il n’y a qu’un distributeur aussi, qui a l’air de ne communiquer qu’en Coréen et on ne sait pas encore s’il aimera ma jolie carte visa toute neuve. Heureusement que Ramsès et moi, qui commençons à avoir pas mal trainé nos guêtres en Asie, avions prévu le coup : il est armé de dollars et moi d’euros. On devrait donc s’en sortir.

Évidement, le peu de coréen que j’avais appris à lire il y a 7 ans s’est envolé et c’est frustrant. J’aimerais bien ré-apprendre (c’est une langue facile à déchiffrer, et j’aime bien apprendre à lire, même si je n’ai pas la moindre idée de ce que je lis). Par contre, l’endroitne me parait pas idéal : Séoul aurait été bien plus pratique : il n’y a pas assez d’écrits ici pour prendre des indices.

Pour faire la fête, par contre, l’endroit est idéal. Une immense scène au milieu de la neige avec des dingues qui restent debout par -3°C, des pistes allumées et fonctionnelles jusqu’à 2h30 du matin. Autant de lieux de sorties (karaoké, billard, bowling, bar…) que d’hôtel. Le seul truc que je n’ai pas vu, c’est le ciné (et les boites de nuits, mais le karaoké, c’est un peu ça…)

chanvre

Cet été, nous sommes allés à une fête médiévale. Sympathique.

C’était en forêt, proche d’un jardin botanique dans lequel nous sommes allés faire un tour.

Rien de transcendant. Cependant sur une des allées, il y un pied de chanvre.

chanvre

Et au pied de ce plan de chanvre, cet écriteau, qui m’a bien fait marrer.

chanvre

A vélo

Ah ! Qu’il est bon de rouler à vélo…

Le silence, la vitesse, les chemins…

Sauf qu’avec deux gamins qui refusent d’enlever les roulettes, le silence, ce n’est pas tout à fait ça. Surtout qu’il y en a toujours un qui trouve le moyen de pleurer.

La vitesse, c’est aussi assez spécial. Ca fait rudement travailler l’équilibre, le 2 mètres par minute.

Quant aux chemins… S’ils descendent, elle a peur. S’ils montent, c’est trop dur pour elle, si ce n’est pas goudronné, c’est lui qui fait un caprice. Si ce n’est pas parfaitement plat, lisse et horizontal, il tombe et pique une crise contre les « goudronneurs » de route pas foutus de faire leur boulot.

Ah ! Qu’il est bon de rouler à vélo… sans les enfants.

Allez, au programme de cette année scolaire à KL : enlever les roulettes !

Les Rosiers sur Dniepr

Incroyable.

Tellement incroyable que quand j’ai envoyé le SMS à Christpohe, il a cru à une mauvaise blague de Ramsès.

Et pourtant…

Hier soir étaient invités dans notre bled une troupe de chanteurs/musiciens/danseurs ukrainiens en route pour une tournée Espagnole.

Spectacle époustaouflant en plein air, gratuit, et à 300 mètres de la maison.

Evidement, les photos sont flous, mais c’est de leur faute : ça allait tellement vite !Et puis faudrait les recadrer un peu, mais j’ai la flemme.

danses d'ukraine

danses d'ukraine

danses d'ukraine

la cave aux sculptures

Bon, c’est bien beau, la maison, mais vous allez croire que nous ne faisons que ça.

Pas du tout. On a plein d’activités.

On se gave, aussi. De bonnes choses. A la maison ou au resto.

Et on visite, aussi. Un jour, on est allé à la cave aux sculptures.

Faut savoir que le coin est un vrai gruyère. Des p’tits trous, des p’tits trous, toujours des p’tits trous. Partout. Des habitaions troglodytiques, des anciennes sablières ou mines de tuffeau. Bref, des trous.

Dont un un peu spécial à Dénezé sous Doué puisque petit mais dont les murs sont recouverts de sculptures dont on ne sait rien. Alors on suppose. Certains théorisent, d’autres approuvent, d’autres infirment. Mais eux, ce sont des spécialistes.

Nous, on fait plus simple : on visite et on admire.

Bref, des sculptures qui pourraient être des caricatures de la famille royale et de ses moeurs au 16ème siècle, faites par les vilains hérétiques tellement trouillards qu’ils n’auraient pas osé faire ça au grand jour. Les lâches !

Il parait qu’il y a quelques mois, quand on visitait ça, il y avait une vraie personne avec une lampe qui montrait et expliquait. Maintenant, il y a d’abord un film qui explique, puis après on visite tout seul : il y a la lumière dans la cave.

Avec mon appareil photo minable, j’ai quand même réussi à prendre dans le presque noir et sans flash quelques photos pas trop floues. Je ne légende pas parce que je ne suis pas sure de le faire correctement, et que je suis sure que Google est votre ami et que si ça vous intéresse, vous trouverez tout ça quelque part sur la toile.

cave aux sculptures

cave aux sculptures

cave aux sculptures

cave aux sculptures

cave aux sculptures

cave aux sculptures

Ma première dent (de requin)

Je surfais joyeusement dans les rouleaux parmi les nombreux requins lorsque l’un d’eux m’attaqua. Il s’en souvient encore : il aurait bien dû prendre une mutuelle qui couvre les soins dentaires !

Enfin presque.

Je fais actuellement un stage vétérinaire dans un parc aquatique du Zimbabwe et un requin a été pris d’une rage de dent terrible. Malgré le manque cruel d’anésthésiant dû à la situation politique actuelle du pays, j’ai dû intervenir auprès de la pauvre bête.

A quelques détails près.

Bon, je vous laisse inventer d’autres variantes à ma vie palpitante autant que trépidante. Je vous mets juste la photo de la dent en question, que c’est vraiment moi qui l’ai trouvée et extraite.

dent de requin

Exploitation des masses

Mais non, Corinne, tu n’es pas une masse.

Hier, ma copine Coco est venue à la maison pour nous aider à mettre les choses en état de recevoir du monde, accessoirement nos enfants.

Elle a commencé par nettoyé entièrement la salle de bain.

Puis la boîte aux lettres qui avait passé un an dans la terre du jardin.

Que des tâches passionnantes et valorisantes.

J’avais un peu honte, quand même.

Je ne sais pas si elle reviendra, ma copine Coco.

Alors dans le doute, j’ai préféré immortaliser l’instant.

cocoboiteauxlettres

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