De la téléphonie mobile

Voyager, c’est bien. On rencontre plein de nouvelles choses étonnantes dont on n’a pas l’habitude. C’est très instructif, ça ouvre l’esprit…

a énerve, aussi par fois.

Par exemple, je me suis fait prêter un téléphone portable. Objet que j’utilise quotidiennement en Malaisie. Là où téléphoner et passer un SMS sont des gestes aussi simples que plonger dans la piscine en bas de la maison. Ne parlons pas de la simplicité de recharger son téléphone, que même mon Sacha peut le faire.

Ben ici, pour avoir un portable. Faut avoir fait au moins bac + 6. C’est sûr, parce qu’avec avec mon équivalent bac +5, ben je n’y arrive pas. Faut dire que le téléphone, ici, ça sert aussi à prendre des mauvaises photos, à passer des e-mails dans les pires conditions du monde, ça fait le café, mais pas le repassage, malheureusement. Je suis sure que les modèles récents peuvent aussi faire sesque-toy, non ?

Bref, ce matin, après 10 minutes d’essais stériles, j’ai refilé le bébé à Ramsès. Sa mission : recharger la bête. Il lui a fallu un bon quart d’heure et le téléphone lui a posé au moins quarante questions essentielles, genre la couleur de son T.shirt, le prénom de sa grand-mère, le type de forfait qu’il désirait, et il a dû taper 1 ou 2 une bonne cinquantaine de fois. Il a quand même réussi, je lui tire mon chapeau.

Demain, on passe au niveau 2 avec des épreuves comme mettre à jour sa carte vitale, faire le plein d’essence sans faire une crise cardiaque en voyant le montant sur la pompe en folie. Pas gagné.

Mon Ramsès fait des siennes

Ce matin, dans le taxi, Ramsès a gentiment laisser son téléphone. Pas le n°, hein, l’appareil. Le tout neuf qu’il a eu à Noël. il l’a vaguement entendu tomber de sa poche, mais a eu la flemme de vérifier, de le ramasser.

Alors de retour ici, il l’a appelé. Un n° à l’étranger, en plus, c’est rigolo. On espère que le chauffeur de taxi va le rapporter.

Je suis sure que secrètement, Ramsès espère que non : quelle meilleure occasion aura-t-il d’acheter un i-phone?

[edit] le chauffeur l’a rapporté, et n’a même pas attendu que Ramsès lui paye la course pour repartir. Lui, il a gagné ses mérites. Ah, la Thailande…

Séquence émotion

Hier, la nounou est venue nous voir. Comme on le fait en Thailande, elle avait apporté des fuits. Des mangues, parce qu’elle se rappelait que les enfants les aimaient. Elle travaille beaucoup actuellement, elle a pris un peu de poids, et est marquée par la fatigue. Notre départ a été un coup dur pour elle. Pour nous aussi, mais nous, on a toujours les moyens de bien se retourner. Elle a pleuré. Ramsès était tout secoué aussi. Je crois qu’on va continuer à se manquer mutuellement encore longtemps…

Shopping à BKK

Shopping dans mon centre commercial préféré ce matin. Comme partout, les prix ont bien augmenté. Mais ici plus qu’ailleurs, question enfants, le choix est immense et les produits de qualité. Pas d’abus à déplorer, pas de folies. Que de l’utile et du raisonable, même si Ariane est désolée qu’on soit reparti sans jouet (dur dur pour moi aussi!)

BKK

Repas mexicain chez des belges de Thailande, ça veut tout dire.

Ils viennent d’acheter un appart, comme la plupart de nos potes ici, quels veinards. Un appart qu’ils ont entièrement refait à leur image, très chouette.

Une soirée très sympa chez des amis. Il n’y a pas à dire, on n’est pas en Malaisie, et on sent bien la différence. Sur 6 « farangs »,  3 parlent parfaitement le thai et les 3 autres le baragouinent. Les conversations passent du thai au français ou à l’anglais naturellement. Je suis la plus « expat » du lot, c’est dire si les milieux que nous fréquentons ici sont plus simples et plus agréables qu’à KL!

Je regrette vraiment d’être partie quand l’un des couples annonce simplement « On a loué 2 maisons à Rayong pour le boulot le WE prochain, qui veut venir? » Impensable chez nous! BOUUUUHHHH! Nous, on ne pourra pas, on envisage donc une sortie commune en Corée au ski l’année prochaine.

Une soirée qui fait du bien, donc.

BKK

Partis ce matin en balade sans plan de la ville. C’est rare en vacances.

ici, rien n’a vraiment changé. Quelques immeubles en plus, moins de pick-up et de tuk-tuks, mais des taxis roses qui plaisent beaucoup aux enfants. Aucun mal à se retrouver, ni à parler. Comme si l’on était jamais partis.

Les enfants ont vu l’hopital ou ils sont nés, sujet qui intéresse grandement Ariane. (désolée pour les accents sur les u, i, et o, je tape sur un clavier thai…)

Repas infect dans un resto chinois, le resto thai que nous visions ayant été remplacé par un pub irlandais qui ne sert même pas de tom kha kai.

On a retrouvé le bruit et l’odeur de la Thailande, odeur qui n’est pas toujours au goût de Sacha

Dans notre immeuble, le gardien qui prenait soin de mon vélo est toujours à son poste, et nous avons vu le mari de notre nounou. Bien sur, les enfants ne l’ont pas reconnu.

Nous sommes logés chez des amis dont l’appart est un clone du notre et ca fait bizarre de se retrouver chez soi sans savoir ou sont rangées les choses.

retour aux sources

Demain, je retourne là où tout a commencé. Même pays, même ville, même rue, même immeuble. Seul l’étage change.

Là où ce blogue a été créé. Là d’où partir a été si difficile.

On va revoir la ville, sûrement différente et pareille à la fois, les amis, les endroits qu’on connaît bien. Je rêve d’une virée à Carrefour alors qu’y aller était une corvée. Je veux savoir si les fringues enfants sont toujours aussi belles et aussi peu chères à Central, avec un petit tour au rayon des jouets en bois. Je salive d’avance en envisageant un repas chez MK. Je veux la cohue de chatuchak. Je veux revoir la nounou des enfants.

Demain je serai à BKK !

connexion de merde !

Depuis une bonne semaine, nous avons des problèmes de connexion, de wi-fi et autres saloperies indispensables pour atteindre le monde virtuel dans lequel on passe quand même beaucoup (trop ?) de temps.

Alors en une semaine, j’ai réussi à grand peine à mettre une quinzaine de photos de kuching dans un petit portfolio, là, sur votre droite. Pas des grosses photos, hein, pourtant. A peine 80k de pixels colorés chacune. Mais ça ne marchait pas très bien.

Aujourd’hui, je me suis acharnée, et entre 8 heures ce matin et maintenant, c’est à dire 21h30, j’ai réussi à mettre la vingtaine qui manquait.

Je ne sais pas s’il faut voir ça comme une victoire ou un échec cuisnat. Je préfère ne pas trop me poser la question.

Bref, Kuching, c’est là, sur la droite.

De l’utilité d’un blogue.

Il y a quelques temps, Kozlika écrivait un billet sur l’utilité d’un blogue.

Billet qui eût un franc succès.

Et puis récemment, en emmenant ma fille aux toilettes dans un aéroport quelconque, j’ai vu ça.

toilettes

Comme ça m’a fait pensé à Kozlika et son billet, ben je l’ai pris en photo, et voilà. Je lui dédie ma photo, espérant qu’elle passe encore dans le coin de temps en temps…

Et ceux qui se demandent pourquoi je pense aux Kozeries dans les toilettes des aéroports, ben faut aller lire le billet pour comprendre, hein, c’est pas plus compliqué que ça.

C’est ma fille qui n’a pas bien compris ce que je faisais.

Kuching (8) Arts primitifs.

J’envie sincèrement les parisiens qui peuvent profiter du musée des arts primitifs pour l’entretien duquel je paie des impots. Je méprise fortement tous ceux qui pourraient en profiter mais n’y mettent jamais les pieds.

Ici, il y a plein de tribus qui, n’ayant rencontré la civilisation occidentale que très récement, ont encore une culture tribale très riche. et sont versées dans les arts primitifs.

On trouve des pièces magnifiques. Pas forcément ancienne ni de grande valeur, simplement de l’artisanat, mais très chouette.

Et puis aussi, ça fait 10 ans que je bosse sans jamais faire de folie. Pas d’achat de fringue, de bijou, de sacs à main, de chaussures… Les plus grandes dépenses se font en voyages ou pour les enfants (entre autre leur p*tain d’école où l’on est deux à bosser mais qui nous ruine !)

Et puis en plus, on a pour la première fois une maison à décorer. Bon, certes, avant de mettre un totem iban de 12 mètres de haut au fond du jardin entre les cerisiers, faudrait peut-être envisager quelques chaises, tables, lits… Mais bon.

Donc j’étais presque prète à faire une folie en achetant une pièce d’art primitif local. Ben je n’ai même pas eu besoin. Parce que les prix sont tout à fait raisonnables, et parfaitement négociables.

Alors j’ai choisi une petite pirogue à mettre sur la chminée. Et aussi une sorte de fétiche symbolisant la fertilité (vous croyez que ça marche ?) dont j’ai oublié le nom. Bref, c’est beau.

Reste plus qu’à trouver un bon bouquin sur le sujet pour y comprendre un peu quelque chose. Et je suis certaine que ce bouquin, si je le trouve, coûtera plus que mes sculptures!

Bon, maintenant se pose un autre problème : je les ai mises dans la valise, c’est bien, mais où je mets les vêtements, moi, maintentant ?