Absurde

Le sarawak exporte plus de 250 000 tonnes de poivre chaque année. Dans toutes les boutiques à touristes, on nous vend du poivre du Sarawak. Blanc ou noir, en moulin, en poudre, non moulu. Du poivre partout. Alors naïvement, on a décidé d’aller visiter une plantation. Naïvement. Nulle part nous n’avons pu trouver une seule information sur la moindre plantation! A croire que c’est classé secret défense !

Alors j’ai fait comme tous les autres touristes : j’ai acheté mon moulin à poivre du Sarawak (du noir) sans en avoir vu un seul plan (de poivre, pas du moulin, hein, le plan. Faut suivre…)

Kuching (7) Déambulations

Hier, nous avons déambulé un peu au hasard dans la ville, essayant vainement d’arriver au musée islamique. Nous ne l’avons jamias atteint, mais avons trouvé sur notre route un parc magnifique où les enfants ont pu faire une sacrée partie d’attaque de chateau fort avec leur père et leur grand-père.

Puis ils nous ont offert un spectacle dans un auditorium en plein air.

Toujours à la recherche de notre musée, nous avons croisé la tour qui surplombe le planetarium, d’où nous avons profité d’une très belle vue sur toute la ville. Il y avait un mariage malais et attirée par les magnifiques costumes et la belle voiture blanche décorée, Ariane a fortement insisté pour que nous assistions au mariage. Autant je pense que dans un grand mariage en France, il est tout à fait possible de s’incruster au vin d’honneur, chaque famille pensant qu’on est invité par l’autre, autant là, la couleur de notre peau et nos tenues de touristes parfaits juraient un peu. Il a fallu beaucoup de persuasion pour que la miss accepte que non, vraiment, nous ne pouvions pas y aller.

Sur notre chemin également, un restaurant italien où nous nous sommes gavés de pâtes pour tous et de pizzas 4 fromages pour moi. Ca change un peu du riz. La famille entière peut compter sur une cure de légumes et fruits dès notre retour à KL.

Aujourd’hui, partis encore déambuler dans la ville, sans plan et sous la pluie, nous tombons sur le musée tant cherché hier, ainsi que sur le musée des textiles, complétant ainsi notre tableau de chasse. Je crois que nous avons fait tous les musées de la ville. Ben oui, parce que pour aujourd’hui, on hésitait entre la plage et un parc naturel, mais sous la pluie, nous avons renoncé à l’un comme à l’autre.

Kuching (6) Les orang-outans

Lever très, voire trop matinal pour aller au centre de réhabilitation de la vie sauvage, en gros un endroit où on récupère des bêtes protégées mais blessées, braconnées, victimes de trafic ou autres saloperies du genre.

Notre but, apercevoir des orang-outangs dans leur milieu naturel au moment où on leur sert le complément de leur petit déjeuner, les ressources de la forêt n’étant pas suffisantes en cette saison.

Une quarantaine de touristes se retrouvent donc en pleine jungle, sous la pluie, dans le plus grand silence, sous la houlette d’un ranger du parc avec un grand imperméable vert, qui, à 30 mètres de nous, pose 50 kilos de bananes, noix de coco et tubercules inconnus, et pousse un énorme cri à la Tarzan.

Une demi-heure et quelques tarzanneries plus tard, toujours pas la moindre trace de primate, tout juste quelques écureuils et papillons. Nous pensons tous rentrer bredouille, et avoir à se lever aux aurores le lendemain pour tenter à nouveau notre chance quand le ranger du parc nous dit qu’on peut toujours aller voir dans le nid. Nous rebroussons donc chemin, et allons jeter un oeil au haut d’un énorme arbre un peu plus loin, près du parking. Bon Dieu, ces bestioles ont plusieurs hectares de jungle splendide à leur disposition et font leur nid avec vue sur le parking!…

Effectivement, une masse marron impressionnante est posée là-haut, immobile.

orang-outang

Plus impressionnant encore, cette masse qui finit par descendre de son arbre. 100kg, 3 mètres d’envergure, desi poils longs qui semblent coupés par un coiffeur pour s’arrêter à 1 cm du sol quelle que soit la position de la bête, un visage sombre effrayant. Impressionnant également, les touristes qui suivent l’animal, obéissant à la seconde à chaque ordre du ranger. Faut dire que lorsqu’on achète les billets d’entrée, on nous donne en prime un papier avec des consignes de sécurité et un avertissement expliquant sans retenue que si on ne respecte pas les consignes et qu’on se prend 100 kg de force animale dans la tronche, tant pis pour nous. Quand on voit la bête, ça fait réfléchir!

On a droit un peu plus tard à une femelle et son petit, puis encore après à un quatrième individu.

orang-outang

Bien sûr, j’ai fait surtout de la photo papier, et faut pas compter sur moi pour les faire développer avant longtemps dans la mesure où tous les photographes que j’ai essayé dans ce pays développent des photos lavasses et verdâtres. Ça attendra donc la Thaïlande, voire la France même si c’est 78 fois plus cher. C’est vrai, quoi, il y en a marre de ses photographes qui n’en sont pas mais sont justes des utilisateurs de machine kodak pas formés pour les utiliser correctement et faisant des économies en ne changeant jamais les produits…

Kuching (5) Journée musée

Comme toujours, nous essayons d’alterner journée en exterieur et journée en intérieur. Hier, nous sommes donc allés visiter les maisons des différents peuples du sarawak (et aussi assister à un spectacle soi-disant traditionnel, mais avec un accordéon et une guitare électrique, j’ai du mal à y croire. Ce genre de truc m’énerve de plus en plus, j’en ai trop vu.)

Aujourd’hui, donc, les musées. Ca tombe bien, d’ailleurs, parce qu’il pleut. Nous commençons par le marché au poisson, quand même, dont Ariane est tombée amoureuse, puis nous traînons dans les quartiers populaires. Histoire de ne pas faire de ségrégation, nous faisons halte dans une mosquée, puis dans un temple sikh, puis dans une cathédrale. Enfin, nous enchainons trois musées : celui du Sarawak, celui des arts, puis celui des chats, qu’on pourrait également qualifier de musée du kitch, voire parfois du ridicule (genre un paquet de croquettes et de litière dans une vitrine…) Bien sûr, c’est rigolo et les enfants s’amusent bien, mais franchement, moi, je préfère largement les quelques oeuvres d’art primitif exposées dans les autres musées. J’apprends tout de même une petite anécdote (mais je doute de sa véracité) : le nom de la ville viendrait d’un malentedu entre un anglais débarquant ici et un local. Le premier aurait demandé où il était, montrant le sol, le second, croyant qu’il montrait un des innombrables chats présents, aurait donc répondu kuching, qui veut dire chat en bahasa.

Quelques aboinables photos du musée des chats.  Bon, je vous rassure, il y avait aussi de belles pièces anciennes, travaillées, magnifiques.

chat

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Mon Ramsès

Je devrais vraiment ouvrir une catégorie « Ramsès et la cuisine » ! A tous les coups, après, je pourrais faire tous les concours du blogue le plus drôle, gagner des prix formidables, entendre parler de moi dans les journaux, avoir 5000 lecteurs par heure, bref, la célébrité !

Bon, il râle quand je me moque, mais ce n’est pas de ma faute, moi, si parfois, si la simple descriptions des faits peut être interprétée comme une moquerie.

Par exemple, tenez, aujourd’hui. Au restaurant. Il a commandé un riz sauté à plein de trucs. Un riz sauté à plein de trucs, en gros, ça veut dire que dans un wok, on jette un peu d’huile, une poignée de riz et plein de trucs. Mais ça, mon Ramsès l’ignore. Alors quand il a demandé à la serveuse un riz sauté à plein de truc mais en précisant qu’il voulait des frites à la place du riz, elle a quand même fait une drôle de tête. Puis comme elle est asiatique, elle a dit oui, bien sûr. Et elle a apporté un riz sauté avec du riz !

Ben vous savez quoi, c’est mon Ramsès qui a été tout étonné qu’on ne lui donne pas du riz sauté sans riz.

Kuching (3) Goûts de luxe.

Récemment, nous avons pris l’habitude du luxe. Enfin, moi, parce que Ramsès, c’était déjà fait depuis longtemps. C’est vrai qu’avec Air Asia, voyager n’est plus très cher et qu’à 4 à caser dans une chambre d’hôtel, nous choisissons nos hôtels plutôt dans le haut de gamme. Bon, pas le très haut non plus, mais le moyen haut quand même.

Mais histoire de garder un peu les pieds sur terre, de montrer à nos enfants qu’on peut vivre plus simplement (genre sans piscine) et pour que le retour en France soit un tout petit peu moins dur et moins effrayant le jour où nous l’envisagerons, nous avons choisi cette semaine une guest house ! Avec même pas toujours des toilettes et salle de bain dans la chambre !

Bon, pas non plus celle de nos début en Thaïlande, avec « douche », c’est à dire bac + casserole en extérieur, et paillasse recouverte d’une moustiquaire, hen. On a préféré une un peu plus pratique, avec petit dej et eau chaude.

Et bien ça fait du bien! L’ambiance est agréable. Les gens investissent les lieux communs sans se sentir roi, avec respect. tout est calme et propre, et pourtant, on est drôlement nombreux là-dedans. Les gens respectent les règles de vie en groupe bien mieux que dans les grands hôtels où les clients, sous prétexte qu’ils payent, se croient tout permis, gueulent, jettent leurs ordures n’importe où et laisse hurler la télé 24h/24. Bon, certes, ici, il n’y a pas de télé, ça aide. Ni de piscine, d’ailleurs, ni de room service, ni de buffet.

L’auberge est donc bien sympa, elle a du style, une déco locale très chouette, une terrasse sur le toit pour le petit dej (où on doit débarrasser sa table). On est également très bien situé, proche de la rivière, à la limite du quartier chinois, et on peut accéder à de nombreux endroits intéressants à pied.

Le hilton, à deux pas, ne nous fait même pas envie. Na!

Kuching (2) Rive nord.

Nous embarquons sur un petit bateau couvert en bois jaune. Un homme le conduit, à la rame et grâce au moteur qu’il démarre en tirant sur une ficelle qui passe tout le long du plafond, jusqu’au moteur, donc, placé à l’arrière. L’embarcation n’a pas l’air très stable, elle balance dangereusement quand mon père fait un mouvement. Au retour, c’est pire, puisqu’on est au moins 20 dedans, que la ligne de flottaison est vraiment très basse. Serrés comme des sardines, je ne suis pas très rassurée. Heureusement qu’on ne fait que traverser!

Sur la rive nord, on se balade dans les kampung, des villages malais. C’est agréables, les gens sont sympas. Il y a évidemment des chats partout (Kuching veut dire chat). On y voit un homme armé d’un bambou d’au moins six mètres et terminé par une serpette qui coupe les ramboutans sur son arbre. Les maisons sont assez grandes et jolies. Bien entretenues. Certes, les égouts sont en partie à ciel ouvert, et l’odeur est parfois écoeurante, mais les gens ont l’air assez à l’aise. tant mieux pour eux. Kuching est une ville riche.

Nous passons devant un immense « stall » vide, qu’on verra s’animer tous les soirs en se baladant sur les quais de la rive sud. Il fût une époque où nous aurions refait la traversée pour aller y manger. On vieillit…

Nous allons ensuite voir le fort margharita, qui n’a rien à voir avec la pizza. Petit monument anglais tout blanc et jamais attaqué, c’est mignon tout plein et la vue qu’on a du haut de la tour est très chouette. Comme il fait une chaleur écrasante, nous ne poursuivons pas notre balade dans les autres kampung mais rentrons faire la sieste à l’hotel, avec une petite pause au fast-food asiatique du coin, où la nourriture vaut celle du Mc Do, en moins grasse et plus locale, mais aucunement meilleure.

Kuching (1) Arrivée triomphale.

Nous voici pour la première fois au Sarawak, à Kuching, la ville des chats.

Une fois l’installation faite, j’ai envie d’aller marcher dans la ville. Un petit tour en repérage.

A peine avons-nous fait 15 mètres que Sacha avise une belle flaque d’eau noirâtre et nauséabonde, comme seule l’Asie sait en produire. Il prend son élan, saute au milieu, glisse en arrière, se cogne la tête avec un « bong » impressionnant et se retrouve hurlant allongé de tout son long sur le dos dans la flaque.

Une giffle, une douche et une tenue propre plus tard, nous tentons une deuxième sortie.

D’abird le quartier chinois, sous les arcades. J’aime beaucoup. Même si on oublie trop souvent de lever la tête sur les maisons au-dessus de nous. L’arrangement des magasins m’a toujours étonnée, et ceci depuis mon premier séjours en Asie, à Hanoï, il y a maintenant 10 ans. Les magasins se rassemblent par genre. Le textile d’un côté, les cycle d’un autre, puis se suivent 12 pharmacies traditionnelles, face aux 12 marchands de meubles vendant tous des articles identiques…

En chemin, nous nous arrêtons dans deux temples chinois. L’un abrite des tortues auxquels les gens jettent des pièces à la grande stupéfaction d’Artiane. Une femme plie des papiers rouge et doré, mais je ne comprends pas ce qu’elle tente de m’expliquer à leur sujet. Tout le monde prépare le nouvel an. Dans l’autre temple, une petite fille s’agenouille devant chaque statue. Quelques minutes plus tard, Sacha fait exactement le même circuit qu’elle, répétant chacun de ses gestes, tout fier. Pourquoi pas.

Tout au bout de la rue, un grand et beau bâtiment blanc : la cour de justice. Elle ebrite maintenant, entre autre, un petit restaurant libanais à la carte alléchante.

Puis c’est Little India, qui débouche sur un petit marché et a la charmante idée d’être une des trop rares rues piétonnes d’Asie. Comme le nouvel an chinois approche, on vend partout oranges, mandarines et clémentines. Nous en achetons un kilo qui ne tiendra pas une heure. C’est parfait parce que je sais bien que la proportion de fruits et légumes dans notre alimentation diminue nettement quand nous ne sommes pas à la maison.

Nous arrivons vers le port de pêche. De grand chalutiers verts sont à quai. La halle abritant le marché au poisson est juste là. Nous y allons. C’est mouillé et glissant, ça pue abominablement, mais c’est très chouette. la vie locale est là. Le prix du poisson fait envie. Le choix aussi. Il y a de tout. Je vois même pour la première fois des requins marteau ailleurs que dans les documentaires des enfants.

Nous enchaînons sur le marché aux légumes. Ça faisait longtemps que je n’avais pas mis les pieds dans un truc du genre. Après avoir fait tous ceux de Thaïlande, j’étais un peu blasée. Mais je me rends compte que j’y reprends goût. Tant mieux.

Une petite halte sur l’esplanade au bord de l’eau, puis nous rentrons par les quais. j’ai l’impression qu’il est tard tellement je suis fatiguée, mais c’est juste la fin de l’après-midi. La soirée va être longue.

Retour

Je déteste les journées de transport.

Ca me stresse de plus en plus, j’appréhende toujours. Je sens qu’un jour, je ne pourrais plus voyager tellement le déplaisir du trajet prendra le pas sur le plaisir du séjour.

Check out à 13h (pas moyen de faire pus tard, hôtel complet) et avion à 20h10. On a donc traîné autour de la piscine, et les enfants se sont bien défoulés. Mais forcément, pas de sieste… Taxi, bagages, douane, avion, redouane, rebagages, retaxi, et enfin la maison. Le tout avec une valise qui ne ferme plus, fait chier, elle était bien, celle-là, c’était la plus grande. Nous passons le réveillon dans l’avion avec au menu soupe de nouilles déshydratées (et même pas le parfum qu’on voulait pour cause d’épuisement des stocks disponibles), et changeons d’année en compagnie du chauffeur de taxi, fort sympathique, certes, mais j’ai connu plus festif. Arrivée vers 1 heure du matin, crevé.

On ne s’en rend pas compte au quotidien, mais qu’est-ce que ça sent le chat, chez nous ! Surtout que ça n’a pas été beaucoup aéré ces derniers jours, c’est sûr. Première chose à faire demain, donc, aérer la maison. Puis les courses (non ce n’est pas fermé le 1er janvier !), la lessive, le boulot… Ouin !…

Bali 24 Mes tatoués

Ce matin, après quelques heures de « Je veux, je ne veux pas, je veux mais j’ai peur, je veux si toi aussi…) Ariane décide de se faire faire des petites tresses. Nous nous asseyons donc dans le premier restaurant que nous croisons sur la plage (Pourquoi pas un coiffeur ? Ben le premier truc qu’on a croisé, c’est un resto. C’est pareil, non ? Ici, dans les resto, on fait tout, vous allez voir)

Donc on s’installe au resto, je commande à boire, je dis au serveur qu’Ariane veut des tresses, il téléphone à sa sœur qui rapplique dans les 5 minutes avec son nécessaire à coiffure et manicure, et sa copine qui se trouve une manicure à faire sur la plage dans les 3 minutes. Nous négocions les tresses d’Ariane, et commandons à manger au passage. Une heure et un fish’n chips plus tard, Ramsès débarque, commande un jus de banane et … un tatouage ! Tout de suite, on lui apporte la carte (des tatouages), un énorme classeur de 200 pages ethnico-ésotéro-abominables. Ramsès y choisit un dragon, et Sacha qui trouve que ce n’est pas juste parce qu’il n’a rien eu (le fish’n chips ne compte pas, c’est l’heure du repas) veut un tatouage bateau de pirate. Dans les 200 pages du classeur, il y a de tout sauf des pirates. Pendant qu’on tresse la 29 ème tresse d’Ariane (plus que 5, ouf !), je dessine un bateau de pirate sur mon petit carnet, bateau qui devra se transformer en tatouage sur mon fils. Quand on connaît mes talents en dessin, on réalise l’exploit. Sacha est ravi et le tatoueur réussit à garder son sérieux, donc moi mon honneur. Je me demande combien de temps encore je vais pouvoir épater mes enfants avec mes dessins minables. Sûrement pas bien longtemps.

Ariane qui a fini avec ses tresses a vu la rose de ses rêves sur le classeur. Mon beau-père arrive et commande un massage.

Nous repartons deux heures après notre arrivée en ayant satisfait tout le monde : ma bande de tatoué, et surtout, le restaurateur !

tresses

tresses

tatouage

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