Nous voici pour la première fois au Sarawak, à Kuching, la ville des chats.
Une fois l’installation faite, j’ai envie d’aller marcher dans la ville. Un petit tour en repérage.
A peine avons-nous fait 15 mètres que Sacha avise une belle flaque d’eau noirâtre et nauséabonde, comme seule l’Asie sait en produire. Il prend son élan, saute au milieu, glisse en arrière, se cogne la tête avec un « bong » impressionnant et se retrouve hurlant allongé de tout son long sur le dos dans la flaque.
Une giffle, une douche et une tenue propre plus tard, nous tentons une deuxième sortie.
D’abird le quartier chinois, sous les arcades. J’aime beaucoup. Même si on oublie trop souvent de lever la tête sur les maisons au-dessus de nous. L’arrangement des magasins m’a toujours étonnée, et ceci depuis mon premier séjours en Asie, à Hanoï, il y a maintenant 10 ans. Les magasins se rassemblent par genre. Le textile d’un côté, les cycle d’un autre, puis se suivent 12 pharmacies traditionnelles, face aux 12 marchands de meubles vendant tous des articles identiques…
En chemin, nous nous arrêtons dans deux temples chinois. L’un abrite des tortues auxquels les gens jettent des pièces à la grande stupéfaction d’Artiane. Une femme plie des papiers rouge et doré, mais je ne comprends pas ce qu’elle tente de m’expliquer à leur sujet. Tout le monde prépare le nouvel an. Dans l’autre temple, une petite fille s’agenouille devant chaque statue. Quelques minutes plus tard, Sacha fait exactement le même circuit qu’elle, répétant chacun de ses gestes, tout fier. Pourquoi pas.
Tout au bout de la rue, un grand et beau bâtiment blanc : la cour de justice. Elle ebrite maintenant, entre autre, un petit restaurant libanais à la carte alléchante.
Puis c’est Little India, qui débouche sur un petit marché et a la charmante idée d’être une des trop rares rues piétonnes d’Asie. Comme le nouvel an chinois approche, on vend partout oranges, mandarines et clémentines. Nous en achetons un kilo qui ne tiendra pas une heure. C’est parfait parce que je sais bien que la proportion de fruits et légumes dans notre alimentation diminue nettement quand nous ne sommes pas à la maison.
Nous arrivons vers le port de pêche. De grand chalutiers verts sont à quai. La halle abritant le marché au poisson est juste là. Nous y allons. C’est mouillé et glissant, ça pue abominablement, mais c’est très chouette. la vie locale est là. Le prix du poisson fait envie. Le choix aussi. Il y a de tout. Je vois même pour la première fois des requins marteau ailleurs que dans les documentaires des enfants.
Nous enchaînons sur le marché aux légumes. Ça faisait longtemps que je n’avais pas mis les pieds dans un truc du genre. Après avoir fait tous ceux de Thaïlande, j’étais un peu blasée. Mais je me rends compte que j’y reprends goût. Tant mieux.
Une petite halte sur l’esplanade au bord de l’eau, puis nous rentrons par les quais. j’ai l’impression qu’il est tard tellement je suis fatiguée, mais c’est juste la fin de l’après-midi. La soirée va être longue.