Il faut absolument que je retrouve les photos de mon dernier passage ici, il y a 12 ans.
A l’époque, je ne faisais que de l’argentique. Et j’avais un petit appareil APS avec format panoramique que j’en étais toute fière.
Les choses ont bien changé. Au niveau photo, et au niveau Laos.
Je garde en mémoire un village, avec peu de goudron et beaucoup de terre, quelques guest houses. Je retrouve disneyland. L’avantage de disneyland, c’est que tout est fait joliment. Toutes les vieilles baraques ont été restaurées, toutes plus mignonnes les unes que les autres. Bon, une sur deux est une guesthouse, l’autre un restaurant ou une agence de voyage. Et il y a plus de tuk-tuk que d’habitants !
A part ça la ville est toujours aussi sereine malgré les hordes de touristes. Les temples sont calmes, on y est toujours les bienvenus. Se balader dans la ville est un plaisir.
Ce qui était il y a 12 ans le marché « ethnique », sur une place de 20 mètres sur 50, s’étend maintenant sur toute une rue, fermée à la circulation dès 17 heures. On se croirait au night bazar de BKK. Et les motifs traditionnels se font rares. Comme les lampes en papier en forme d’étoile qui étaient omniprésentes et n’existent quasiment plus.
Si la dernière fois, nous avions essentiellement circulé à vélo, les tuk-tuks nous ont cette fois-ci permis d’agrandir nettement notre champs d’action.
On a donc pu profiter de splendides cascades, qui m’ont également rappelé les 7 étages des cascades d’Erawan en Thaïlande. C’est presque pour moi un retour aux sources. Culturellement, gastronomiquement, c’est très proche. Linguistiquement aussi. D’ailleurs une de mes plus grande frustration, c’est d’avoir tant perdu mon Thaï. J’ai du mal à parler. Mon vocabulaire s’est réduit. Je cherche mes mots, surtout les classificateurs.
Ariane étant dans la préadolescence, tout ce qu’on lui propose est nul. Elle refuse d’entrer dans les temples, ce qui complique un peu notre périple. Sacha en profite et s’extasie devant chaque bouddha et réclame des temples. L’ambiance est donc tendue, parfois.
Alice, au contraire, profite de chaque nouvelle expérience. Elle est ravie, n’arrête pas de me dire qu’on est bien dans ce pays. Elle fait plein de choses, comme caresser des poussins, se baigner dans des endroits insolites, trouver des chèvres en pleine ville, et elle adore les décorations des temples.
Je m’étais bien promis de ne jamais remettre les pieds (ni les fesses) sur un éléphant, mais quand une petite minette de 4 ans qui ne sait pas nager veut s’aventurer à aller nager avec les éléphants dans une rivière au courant démentiel, on ne la laisse pas y aller seule, et on se tape donc la baignade éléphantesque. Très impressionnante, d’ailleurs.
Balade également sur le mékong jusqu’au grottes Pak Ou qui elles, n’ont pas changé. A part peut-être le prix de l’entrée. Les villages alentour n’ont par contre plus rien à voir avec ce que j’avais vu. Si on voit encore les femmes tisser, les bébés jouer à la machettes et autres, plus moyen de voir les distilleries (mais par contre, on peut acheter le law lao!) Tout est transformé en boutique d’étoffes.
Et quitte à jouer les touristes de base, on s’est même offert un petit diner spectacle traditionnel, avec musiciens, danseurs et plats typiques du coin!
Ici l’hôtel est très bien. Chambres spacieuses, personnel charmant, hôtel calme. J’ai bien eu raison de passer des heures à le choisir. A la fois près de tout et pas dans le coin trop touristique. Pas sur la route mais sur un petit plan d’eau. Très bon choix, je ne regrette pas.
Après Luang Prabang, c’est l’aventure, parce que je voulais voir la plaine des jarres.
Trajet à la fois intéressant et difficile. Il a fallu tenir ferme pour ne pas se retrouver à plein dans un minibus. Ils voulaient tous que je mette tous les enfants bien serrés pour faire entrer plus de monde. Comme j’avais payé une place pour chacun, j’ai tenu bon et chacun a gardé son siège. J’ai drôlement bien fait parce qu’au bout d’à peine 45 minutes, Alice a commencé à vomir. Et n’a pas vraiment arrêté avant l’arrivée, 6 heures plus tard. Par contre, paysages magnifiques, traversé du Laos profond, petits villages, buffles dans les rizières, cochons noirs…
A refaire, mais pas tous les jours. Quel stress quand même.



