Hier, le palais d’été. Qu’on a fait à l’envers, volontairement. On voulait y aller en métro, et le métro nous dépose à la sortie, ce n’est pas vraiment de notre faute.
Palais magnifique, Cixi a eu bien raison de s’acharner à le remettre en état et à le reconstruire chaque fois que des idiots (par exemple les français) trouvaient malin de le détruire. Le style est très différents des temples et palais vus jusqu’à présent. Sur une colline escarpée, c’est assez sportif. Alors que partout il y a des stand de saloperies à grignoter, nous avons trouver un vendeur de concombres. On a doinc fait une pause concombre. Le vendeur l’épluche sur toute sa longeur, sauf une petite portion en bas pour le tenir. Les enfants étaient ravis. Ca compense un peu : on ne mange pas tout le temps très équilibré. Heureusement, on habite juste à côté d’un marchand de fruit et on se gave de fraise. Ensuite, balade au bord du lac. On a d’ailleurs plus fait une balade qu’une visite dans la mesure où mon guide est resté au fond du sac, et qu’on n’avait pas lu ce qu’il y avait à voir avant. Comme j’a lu le tout en rentrant, je sais maintenant tout ce qu’on a loupé, mais il aurait fallu y passer une petite dizaine d’heures, et avec notre marmaille, ce n’est tout simplement pas possible. Surtout que si Alice a eu la délicatesse de ne pas donner suite à sa poussée de fièvre, on ne peut pas en dire autant d’Ariane. Elle commençait à être épuisée à en pleurer. On est donc rentré (après 5 heures de crapahutage quand même!)
Le retour a été épique. Une chinoise avait décidé de nous aider, et nous a fait prendre un bus, puis descendre du bus, puis nous a rappeler en urgence quand le bus allait démarrer parce que finalement, ce n’était pas le bon arrêt. On est enfin arrivé à une station de métro. Le métro, ici, c’est le graal de tout touriste. Facile, tout en anglais, pas cher, bien organisé, rapide, propre… Une fois dans une station de la ville, n’importe laquelle, on retrouve notre chemin et quelque temps plus tard notre guesthouse.
Je suis très contente du choix de notre logement. C’est super bien situé, en quartier extrêmement populaire. Facile d’y manger, de faire les courses, sympa, maison chinoise, personnel anglophone, petite cour et terrasse. Bref, idéal pour nous. Le seul défaut, l’isolation des murs, fenêtres et autres. Donc si on ne règle pas le chauffage électrique au max, on caille.
Ramsès trouve le quartier un peu glauque mais moi j’aime bien. Deux petits marchés à proximité, des petites baraques où les gens vivent de pas grands choses. Petites cantines, recyclage, mini commerces, un peu de prostitution et surement quelques salles de jeux, certes. La journée, on voit surtout les gens qui bossent et les mamies gardant leur petit-enfant. On va quasiment tous les jours faire les courses, pour acheter de l’eau, le petit déjeuner du lendemain, et des fruits. Je ne veux absolument pas savoir comment ils poussent, ni avec quel produit du diable ils sont arrosés, mais les légumes ici sont pure merveille. Rein à voir avec les trucs sans goût ni couleur qu’on trouve à KL.
Ici, c’est visiblement le printemps. Ce WE, tout pékin est dehors. Partout les jardinières vides à notre arrivée se sont remplies de fleurs, d’arbustes. Les arbres sont en fleurs et tout le monde se fait prendre en photo devant. Mais ce que les chinois préfèrent encore prendre en photo, c’est nous et surtout nos enfants.
Aujourd’hui, toute la troupe est partie dépenser plein de sous sur les marchés. Pas moi. Ce n’est pas l’envie qui m’en manque, mais Ariane a eu 40° toute la nuit, donc elle fait une journée repos, et ne veut pas rester seule. Pourtant, dans cette guesthouse, on n’est jamais seul. Il y a toujours quelqu’un eu petit salon qui sert de bureau et ils nous mettent même Totoro en français tous les jours pour nous faire plaisir. Les sous-titres sont bourrés de fautes d’orthographe, mais qui s’en soucie? On est quand même sortie un peu prendre l’air et acheter quelques fruits au marché, le temps qu’on nous fasse la chambre. Matinée bien calme, donc.