Gyongju, c’est vraiment chouette

Avec ses tumuli.

Nous y étions allés avec Ramsès il y a dix ans. Rien n’a changé. C’est très chouette, les enfants sont étonnés. Je suis épatée : en plus du temple, nous arrivons à faire deux parcs à tumuli, l’observatoire, une balade en forêt, un tour au musée, un achat de gâteaux au haricots rouges typiques du coin. Beurk !

Nous rentrons pas trop gelés. Je fais quelques courses au 7/11 du coin parce que les enfants ont un peu peur de subir leur deuxième soir de menu dégustation à l’hôtel. J’assure donc un petit « après-repas » pour finir de remplir les ventre. Ramsès est malade, il est couché à 7h20. M’occuper de trois petiots seuls, j’assure, mais si je dois en plus m’occuper de Ramsès malade, mes vacances vont être un enfer.
Heureusement, le lendemain matin, il est en forme. La ville, et le pays, d’ailleurs, il me semble, reste très agricole. Il y a des rizières ou des petits potagers dans le moindre espace libre.

Petit déjeuner coréen puis balade dans la ville moderne. Un tour au marché qui nous avait tant épaté il y a dix ans. Les enfants sont ébahis : poulpe géant, requins, algues, racines champignons et graines inconnues.


On fait le plein de fruits, assez chers en station. Puis départ pour Yongpyong, la station de ski où nous allons. Nous suivons la route de la mer à l’est. C’est la première fois que nous allons de ce côté. La mer est magnifique, limpide.


Juste après la mer, les rizières. Et la neige. Puis on traverse des villages de pêcheurs, des villages assez pauvres à première vue. Puis une ville assez industrielle et moche. Du moins le peu que nous en voyons.
Très rapidement, des montagnes enneigées sur notre gauche.
Enfin, nous bifurquons vers le centre du pays. Nous sommes très vite en station. On s’arrête louer de skis et nous retrouvons nos amis là-bas. Ils auraient dus faire le début du voyage avec nous mais il y a eu un raté quand ils ont pris leurs billets d’avion. Arrivant 24 heures après nous, le tour vers Gyongju ne valait plus vraiment le coup. Quoique. Gyongju, c’est vraiment chouette.

Tioman

24 heures et 5 lessives que nous sommes rentrés de Tioman, une petite île à l’est de la Malaisie. Pourquoi n’y sommes nous pas allés plus tôt? Tioman, c’est le paradis. De la jungle magnifique aux milles verts différents. De la mer magnifique aux milles poissons différents. Là-bas, les enfants vont à l’école en bateau. Il n’y a rien (à part pas mal d’ordures, quand même). Au programme : baignade, visite aux poissons, baignade, visite aux poissons, repas pas cher, sieste, baignade, visite aux poissons, baignade, visite aux poissons, repas pas cher, nuit.

Et on recommence le lendemain.

Je crois que je pourrais y passer 6 mois, à décompresser tranquillement. Bon, si j’emmène un piano.

Les enfants ont appris à snorkeller. Ils se débrouillent comme des chefs. D’accord, malgré la taille de la mer, ils se débrouillent quand même pour se foncer dedans et se faire mal. Ils ne nagent pas toujours très droit. Et des fois, quand ils me donnent la main, ils arrêtent de palmer. Mais dans l’ensemble, ils se débrouillent. Sacha est même assez à l’aise pour chanter dans son tuba…

On logeait dans des bungalows très basiques, entre la mer, un petit bout de mangrove et la montagne.

Et moi, j’ai survécu à 5 jours sans Internet.

Des images, dont plein même pas prises par moi.

bungalow

bungalow

jungle

varan

bateau

bateau

Bon, celles dans l’eau ne sont pas belles, mais mon appareil commence à se faire vieux…

Désolée.

pmt

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En vrac

Après avoir longtemps hésité entre l’hôpital et la plage, nous avons fini par choisir la plage. Faut dire que j’ai un peu forcé mon monde. J’ai mis tout le monde au régime mouillé : plus de 2 litres d’eau par jour en plus des repas, et Ariane, qui était à la limite de la mise sous perf, a pu reprendre du poil de la bête. A la plage, les enfants faisaient des nuits de 12h. Je pense qu’ils en avaient sérieusement besoin.

A la plage, on lit le journal. C’est instructif.

40% de faits divers. Et c’est marrant, ici, quand quelqu’un est accusé, on ne dit pas « machin a été arrêté pour proxénétisme (ou assassinat, ou trafic de drogue…) » mais « machin a été arrêté sous la loi n° tant, article truc ».

40% de « la Malaisie est un beau pays, le gouvernement est formidable, les Malaisiens aussi. » Quelques exemples : les 12 gentils étudiants en Indonésie qui sont volontaires bénévoles pour aider les victimes du tsunami/volcan, les budgets débloqués pour refaire les routes de tel état… Que du bonheur et de la bonté.

les 20% restant? le sport, la rubrique nécro, et quelques infos internationales. Et aussi un peu d’éducation des masses. Et ça, ça nous montre bien qu’ici, c’est le moyen âge de l’éducation.

Commençons par la prévention routière. Ici, on ne nous parle pas de vitesse, d’alcool, de repos toutes les 2 heures de route, de mains disponibles… Non, ici, actuellement, on en est à « Je m’arrête au feu rouge! » Accompagné d’affreuses histoires d’enfants morts parce qu’un vilain automobiliste a brûlé le feu.

Le tabac, c’est bien aussi. Découverte du tabagisme passif. Dessins d’enfants demandant à leur papa (maman ne fume pas, c’est bien connu) de ne pas fumer en leur présence. Ailleurs, on s’en tape.

Pas mal aussi la prévention concernant les cartes de crédit, expliquant bien qu’ils faut s’en servir correctement. Par exemple, qu’il va falloir rembourser! Avec des intérêts. (de 13,5 à 17,5% par an, quand même…)

Autre sujet polémique, ici, le congé maternité. Qui n’est pas payé. Ben oui, l’employeur ne va quand même pas payer ET la femme en congé, ET sa remplaçante. C’est le rôle du mari d’assumer sa femme et son enfant. Comment ça la sécu paye? Quelle sécu?

Autre sujet sympa: l’école. Jusqu’à présent, les matières scientifiques étaient enseignées en anglais. On passe au bahasa. Ça ne plaît pas à tout le monde, sachant que pour pouvoir faire des études supérieures, ça sera forcément en anglais. Autre sujet : jusqu’à présent, seule la géographie était officiellement enseignée, pas l’histoire. Officiellement, parce que dans la plupart des écoles, ça ne se fait pas. Or bientôt, c’est l’histoire qui sera enseignée. Parce que le gouvernement s’est rendu compte qu’aucun jeune n’a la moindre idée de la naissance de la Malaisie, de la colonisation, et surtout de l’indépendance. Alors certains râlent qu’on supprime la géographie. Peuvent pas faire un peu des deux comme tout le monde civilisé? L’un, ou l’autre, voire rien dans les faits, ça n’aide pas franchement à comprendre le monde…

A part ça, les vacances ont été bonnes. Pas trop de paracétamol à distribuer. Alice a adoré la mer,les vagues, le sable. Les deux grands ont bien profité, comme toujours. Ariane dans les vagues, Sacha pas. Les deux a construire des villes impressionnantes.

J’ai eu au moins trois fois un peu de temps à ne rien faire. Ni lire, ni penser, ni préparer le repas, rien. Le bonheur parfait.

Des photos si j’ai le courage ce WE.

Jetlag

20h30

Coucher familial. Ariane et Sacha sont dans le lit d’Ariane, Ramsès et moi dans notre lit, Alice dans le sien.

22h30

Sacha est dans le lit d’Ariane, Ramsès dans le notre. Ariane, Alice et moi sur le tapis d’activité.

12h30

Ariane et Ramsès dans notre lit, Sacha dans le lit d’Ariane, Alice et moi sur le canapé.

2h30

Ariane et Ramsès dans notre lit, Sacha sur un canapé, Alice et moi sur l’autre.

3h30

Ariane et moi dans le lit conjugal, Sacha sur le canapé, Alice dans son lit, Ramsès dans celui d’Ariane.

6h30

Ariane, Sacha et moi dans le lit conjugal, Alice dans son lit, Ramsès dans celui d’Ariane.

Ce matin, on est tous un peu vaseux, allez savoir pourquoi…

Séparation et déchirement

Alice ne rentrera pas en France cet été. Je ne sais pas si « rentrer », c’est franchement le bon mot pour nos enfants, mais là n’est pas vraiment la question.

Sachant cela, on a plusieurs solutions.

La meilleure, à mon avis, c’est les vacances familiales en Malaisie. Sacha était assez tenté. Plage et bernard-lermitte. De toute façon, lui, il est heureux partout.

Mais la frangine ne l’entend pas de cette oreille.

Elle, elle veut la France, sa famille, ses amis, sa maison, ses chevaux… Bref, son petit monde français. Et je pense qu’elle en a besoin pour se ressourcer, se reposer, grandir… Mais le retour en France avec une hotesse de l’air, ça la terrorise.

Alors je vais l’emmener. Puis tant qu’à faire, j’embarque le frère avec.

Mais pas la petite soeur. Qui va rester avec son père. Qui va m’oublier. Qui a déjà été abandonnée une fois. Pour qui on nous conseille la stabilité. Qui va terriblement me manquer. Ca, c’est moi que ça terrorise.

Bref, j’arrive. Je ne sais ni quand ni pour combien de temps, mais j’arrive.