Ayons pitié des ânes

Affiches dans les rues : ce soir, courses d’ânes près du camping.

Ici, on a l’habitude des manifestations organisées par la commune ou le commité des fêtes, alors on ne se méfie pas : on y va.

Et on trouve un truc pitoyable : un spectacle fait par une famille avec 4 ânes et un bouc, 2 camions, une barrière et de la toile plastique. Pas de gradins, les 60 personnes présentes sont debout autour de la barrière, et sont sensées faire le spectacle elles-mêmes. Les « artistes » peinent à trouver des participants, tout ça est glauque. Ils me font pitié, la vie ne doit vraiment pas être facile pour eux.

Nous avons hésité à entrer, mais heureusement qu’on était là : Ramsès et nos amis ont été de tous les numéros ou presque, le premier pour s’amuser, les autres par pitié pour ces gens.

Nous sommes ressortis de là contents de partir, soulagés de quitter cette atmosphère, et avec l’impression d’avoir fait un geste hummanitaire, d’avoir glisser la pièce à un accordéoniste dans le métro. En soi, je trouve ça très bien, mais ce n’est pas le but d’un spectacle.

Sans cette ambiance, cette misère visible, on aurait pu bien rigoler : voir son futur époux et ses amis essayer de diriger un âne dressé pour faire le con, c’est réjouissant.

Quelques photos parce que je le leur ai promis. Pas de logiciel de traitement d’images sous la main, petit appareil, et peu de lumière, donc photos pas terribles.

Mon Ramsès (pseudo : Francis) essayant de faire slalomer l’âne entre des plots. En fait, il essayait de rester sur l’âne.

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Pour monter sur les ânes, il fallait sauter. Voici Christophe (pseudo : Martin) à l’oeuvre.

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Corinne (pseudo : Jeannette) fût la meilleure : ses années d’équitation l’ont-elle aidé ?

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Leurs performances leur ont fait gagner quelques bouteilles de mousseux dégueulasse (pseudo : champagne)

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Enfin, Ramsès en train d’essayer d’attraper un bouc. J’ai même cru qu’il allait y arriver. Mais non.

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S’ils ont choisi des pseudo, c’est de peur qu’on les reconnaisse : ils ont tous une réputation d’honnêtes gens responsables et cultivés à tenir. C’est raté, j’était là! Niark niark niark…

jeu de plein air

Depuis deux jours, je joue à un nouveau jeu.

C’est un jeu où l’on joue seul contre le temps. Celui qu’il fait, pas celui qui passe.C’est mieux par temps mitigé, parce que quand il fait grand beau, c’est trop facile, et quand il pleut des cordes, faudrait vraiment être con pour jouer. C’est un jeu de réflexes et de rapidité.

Je vous explique.

Le but du jeu : faire sécher son linge.

L’organisation : il faut se munir d’une corde à linge installée en plein air, si possible au fond du jardin, et d’une panière de linge mouillé. On peut le mouiller exprès, mais s’il sort de la machine, c’est pas plus bête.

D’abord, il faut étendre son linge dès le premier rayon de soleil. Ensuite, il faut guetter. Dès la première goutte de pluie, on ramasse tout et on remet le tout dans la panière, avant d’étendre à nouveau quand le soleil réapparaît.

Si à la fin de la journée, tout le linge est sec, on a gagné le droit de le plier et de le ranger dans le placard. Ceux qui veulent peuvent même passer par la case « repassage », pas moi.

Hier, j’ai perdu lamentablement. Même pas la moitié de la panière!

Aujourd’hui, je joue plus tactique. D’abord, je suis face à la fenêtre, pour mieux surveiller. Ensuite, de temps en temps, je vais changer le linge de position, pour une meilleure évaporation. Et puis j’ai mis le minimum de pince à linge, je suis donc plus rapide au ramassage.

Je sens qu’aujourd’hui, c’est moi qui vais gagner. Pourtant, la partie est plus difficile : aujourd’hui, j’ai deux lessives à sécher!

Enfin seule!

J’ai la maison pour moi, niark niark niark!

C’est pas que j’ai des activités sercètes à cacher, hein. Ne croyez pas que j’imprime de la fausse monnaie dans mon garage, ni que j’en profite pour couper ma cocaïne à revendre, mais de temps en temps, ça fait du bien de se retrouver seule avec soi-même.

J’ai donc envoyé mon fiston à une fête médiévale, à laquelle il avait vraiment envie d’aller. J’y serais bien allée avec lui, mais véhiculement parlant, ça n’était pas possible.

Ma fille est avec son père au caroussel de Saumur. Elle va profiter des chevaux, lui des chars, ça me paraît un arrangement honnête.

J’ai donc la maison.

Et je viens de passer deux heures à chanter.

Sans casser les oreilles de personnes.

La classe, non?

Fête nationale.

Hier soir, nous sommes allés faire la fête. Nous avons admiré le défilé de chars. (En progrès depuis l’année dernière). Et les enfants ont même tenu jusqu’au feu d’artifice. Ils étaient ravis. Et nous tous gelés. Par contre, on a zappé le bal… Faut bien en garder un peu pour l’année prochaine.Les photos quand j’aurais le temps.

La note la plus pipi-caca de ce blog

Hier, grand départ. 515 km à faire avec deux enfants et un chat, dans une voiture comme toujours bien chargée : nous partons pour le Maine-et-Loire.

L’année dernière, sans les enfants, nous ne nous étions arrêtés qu’une seule fois. Pour manger.

Avec les enfants, nous espérions une halte unique, mais nous en envisagions plutôt deux : une pour le repas, puis une seconde pour se dégourdir les jambes et passer aux toilettes en fin de parcours.

Dans la vraie vie, nous en avons fait quatre.

La première, bien avant là où nous pensions manger, parce que le chat avait fait pipi dans sa cage, et devenait dingue là-dedans. Comme on ne voulait pas qu’elle en mette partout, arrêt, nettoyage de la cage, puis, pendant qu’on y est, pique-nique.

Deuxième arrêt à peine une demi-heure plus tard : le chat a fait caca. L’odeur est intenable. On s’arrête à la première aire venue. Encore une fois, on sort le chat, faisant bien attention qu’elle ne se sauve pas. Je nettoie la cage, on remet le chat dedans, nous emmenons les enfants aux toilettes, on remonte dans la voiture, le chat à nouveau a fait caca : une immonde diarrhée jaune. On recommence la séance de nettoyage et on redémarre enfin. L’odeur dans la voiture n’est pas des plus agréables, mais heureusement, on a la clim.

Troisième arrêt. Cette fois, c’est Sacha qui a besoin de faire caca là maintenant tout de suite. Le chat, lui, ça va.

Quatrième arrêt quelques aires d’autoroute plus loin : nouvelle diarrhée jaune pour le chat.

A la fin du trajet, chaque fois qu’une aire était annoncée, Ramsès et moi tournions la tête comme un seul homme en direction de la cage du chat, histoire d’être sûr qu’un cinquième arrêt ne s’imposait pas…

Lignes aériennes, comparaison en ligne

Cette année, nous avons choisi de rentrer avec la MAS. D’habitude, c’est KLM, mais cette année, au moment où on a pris les billets, c’était plus cher. Ben oui, nos critère de choix sont les suivants : le prix, puis le temps d’escale.

Donc MAS, c’est bien. Mieux que KLM. Stewards super sympas, repas délicieux (moi qui n’arrive même plus à ouvrir les plats sur KLM tellement rien que l’odeur de bouffe d’avion dégagée me répugne), télé perso…

Seul point noir : le froid. On caille encore plus qu’ailleurs. Alors avec leurs annonces grippe A, ça fait un peu rigoler. Oui, si je tousse, ai mal à la gorge, ou de la fièvre, je suis sensée appeler le 15. Sauf que ça ne sera pas la grippe A, ça sera la grosse angine chopée dans l’avion. Pourtant, j’avais bien mon chaud pull à capuche, des chaussettes et des chaussures fermée, un pantalon long et un T.shirt assez long pour coincer le bas dans le pantalon. Rien à faire, je me suis gelée.

L’autre point noir, ça a été l’heure de retard au décollage. Moi, bêtement, sur un vol de cette durée, je pensais qu’on rattraperait. Ben non. Donc on a eu aussi une heure de retard à l’atterrissage. Ce qui était un peu embêtant vu que ça me laissait trois quarts d’heure pour changer de terminal, passer la douane, récupérer les cartes d’embarquement pour Lyon et atteindre la bonne porte. Autant dire que j’étais persuadée de rater l’avion.

J’ai préparé les enfants, on a bondi de nos sièges dès qu’on a pu, chacun en charge de son petit sac. On a couru, on a eu la chance de trouver le train pour changer de terminal à quai, ensuite, on a recouru, et en bas d’un escalier, là où plus rien n’était indiqué, et qu’au hasard, j’allais partir à droite, est apparue une nana avec un beau et gros badge « May I help you? ». Ça tombait pas mal, surtout qu’elle nous a dit d’aller à gauche.

Personne ou presque à la douane, ouf!

Quand on arrive enfin à avoir nos cartes d’embarquement, notre vol est appelé. Deux minutes de plus et on le ratait. Un peu sportif de bon matin, mais bon.

Nos bagages, eux, n’ont pas couru assez vite et ont raté l’avion.

Ariane, qu’un rien déstabilise, était dramatisée. Heureusement, ils sont arrivés dans la soirée.

Tant mieux, parce que dedans, en plus de nos affaires habituelles, il y avait des fruits, et aussi une robe de mariée, un costume de marié, 40 mètres de Vichy rouge et les ciseaux crantés qui vont avec, et 10 plateaux de service..

Au programme du jour : pique-nique au parc avec les petits cousins, puis départ en train à la campagne. Que du bonheur pour les enfants. Par contre, je ne suis pas sure d’être connectée, moi…

A moi la bonne bouffe !

A moi la baguette croustillante, la charcuterie, le fromage, les viennoiseries… et les cerises. Qui, soit dit en passant, coûtaient 10F, donc 1€50 les 2 kilos au marché quand j’ai quitté la France, et sont anoncées à 11€ le kilo sur le site de Carrefour!

Mais avant ça, à moi les 24 heures de taxi-attente-douane-attente-avion-course dans l’aéroport-douane-attente-avion-voiture avec les deux enfants. Dont un qui tousse !

Ça me stresse un peu. Surtout que les avions, en ce moment, ils tombent un peu trop souvent à mon goût… Et les douanes, ils sont un peu sensibles, du côté toux/fièvre.

Bref, vivement qu’on arrive!