mardi, un avis a été publié dans le journal disant que l’eau allait être coupée 48 heures dans le quartier. Bien sûr, on n’en a rien su. Parce qu’on ne lit pas la presse locale, qui n’est autre qu’une ode aux actions gouvernementale. Parce qu’aussi le mot qui a été affiché dans l’ascenseur pour nous prévenir n’a été mis que très tardivement, et n’est pas resté longtemps.
La maid, elle, l’a su.
On l’a donc vu arriver paniquer et en avance le jour de la coupure d’eau. Avant 7 heure, elle avait fait la vaisselle, et commençait à remplir tous les récipients de la maison. Les seaux et cuvettes, les casseroles et marmites, les tupperwares, mais également nos deux baignoires, la glacière, et toutes les poubelles. La surface de l’appartement était recouverte d’un contenant quelconque rempli d’eau.
On avait de quoi faire vivre un village africain en période de sècheresse pendant deux mois.
Et vous savez quoi? Dans notre immeuble, l’eau n’a pas été coupées une seule seconde.



























