Ca sent la fin.

Dernier jour de ski hier. On a bien profité des pistes. Le matin, nous sommes montés tous les 10 pour une balade au sommet de la station. Marche dans la neige, paysages à admirer. C’était chouette.

Les 4 grands sont redescendus en ski avec 2 adultes, les petiotes ont repris les œufs. Ski toute la journée en ayant conscience que c’est le dernier jour. Envie de s’arrêter en fin d’après-midi à cause de la fatigue et du froid, mais à la fois envie de profiter des derniers moments. On finit par rendre les skis, bien obligés. Aujourd’hui, journée au parc aquatique. Tous s’en sont donnés à cœur joie de 11h du matin à 5h de l’après-midi.

Repas puis valises. Demain, départ pour Séoul où nous n’avons pas de programme pré-établi. Moi, je voudrais voir la grande porte et le marché autour, et aller chercher quelques cadeaux à Insadong, la rue des artistes (et des touristes). A part ça rien de précis. On connait. De toute façon, on reste peu de temps. Ca sent la fin.

Pour Noël

Les journées de skis s’enchainent. Sacha se détache du lot mais tous se débrouillent. On peut varier les pistes. Quand les enfants ont trop froid, ils remontent tout seuls à l’hôtel où il y a toujours l’un d’entre nous. Les autres profitent des pistes. Première chute pour moi aujourd’hui sur une plaque de verglas. Je ne compte pas celle du premier jour ou un snowboarder s’est cru sur un terrain de rugby et m’a plaquée en m’attrapant les deux jambes parce que c’était vraiment pas du jeu. Hier soir, réveillon gavage à l’hôtel classe. C’était un buffet, donc l’idéal. On a fait une table d’enfants et une d’adultes. Les gamins se sont bien amusés et bien tenus, nous aussi.

 

 

Ce matin, dans les deux studios, il y avait des cadeaux pour les enfants. Ariane et Sacha ont eu des insectes électroniques qui leur faisaient envie et que je n’aurais jamais achetés. Ca tombe bien. Moi, j’avais prévu pour tous des cure-pipes géants à tortiller pour en faire des monstres.

Demain, c’est notre dernier jour de ski. Quelle tristesse ! On reviendra dans 3 ans. Pour Noël.

Et trois luges à l’oeil !

Belle journée, Ariane a repris le ski.

C’est moi qui l’ai emmenée sur sa première piste. Elle était terrorisée. Elle a repris confiance au cour de la journée, même si question vitesse, ça n’est pas encore ça. Sacha se débrouille vraiment très bien : calme, il contrôle parfaitement vitesse, direction, et est attentif aux autres et à l’environement. Il lit bien les pistes, se repère. La grande des copains est très appliquée, elle se débrouille bien. On les emmène sur la grande bleue : une piste de plus de 5 km. Ils sont ravis, se débrouillent comme des chefs. Après, Sacha a froid donc je le ramène, la copine continue, et sur la même piste qu’Ariane, même blessure. C’est donc à elle de passer son tour le lendemain et de rester avec les deux petites.

Ariane reprend confiance, l’autre gamin est un peu chien fou mais gère son équilibre. On leur promet la grande bleue à eux aussi s’ils s’appliquent bien et progressent le lendemain.

Durant la nuit, on se procure trois luges. Grosse négociation, coup de fil. Ce n’est pas moi qui m’en occupe. Mais au final, c’est très bien joué. On ne les paie pas. Et trois luges à l’oeil !

 

Il neige

Ce matin, lever 7h30 pour préparer le petit dej familial. Il se met à neiger. Tout petits flocons. Enfants excités évidement. Il a neigé toute la journée. Les 3 enfants qui skient se sont bien débrouillés. C’est sympa. 2H30 ce matin, 2 h cet après-midi avant de demander à rentrer parce qu’ils avaient froid. En effet, au lieu du soleil d’hier, c’est neige et blizzard. Du coup, Ramsès et moi avons pris les œufs pour se faire une petite piste un peu plus sérieuse. En fait, on s’est rendu compte que c’est la première fois qu’on skie tous les deux rien que tous les deux. Et pendant ce temps, il neige.

J’ai cru que je n’allais jamais y arriver.

Une fois qu’Ariane a été soignée, elle était en culotte, Pull, et pseudo-plâtre au genou. Moi, j’avais toujours mes chaussures de ski. Bien sûr, je n’avais aucune idée d’où se trouvait le reste de la troupe. Fallait donc que je ramène Ariane à l’hôtel, puis que je vienne chercher le reste des affaires : ses chaussures, ses skis, les miens. Je l’ai enveloppée comme j’ai pu dans mon écharpe et sa combi, je l’ai prise dans mes bras, et nous sommes parties. 300 mètres à faire. 300 dans la neige, avec un poids mort qui ne pouvait même pas mettre ses jambes autour de ma taille ni vraiment s’accrocher. Qui se gelait en plus. Pauvre gamine. Je l’ai accrochée comme j’ai pu, je faisais aussi vite que je pouvais mais elle glissait, et moi je n’arrivais pas à la porter, et il ne fallait pas que je tombe non plus. Tous les 30 mètres, elle devait poser un pied nu sur ma chaussure de ski pour que je la reprenne mieux. Ca a été l’horreur. Il y avait 2000 personnes, aucun n’a proposé son aide. Je n’en voyais pas la fin, elle non plus. J’ai cru que je n’allais jamais y arriver.

J’ai visité le poste de secours.

Premier jour de ski aujourd’hui et je suis de garde ce matin. En effet, Alice et la petite de nos amis ne skient pas : il faut donc un adulte en bas des pistes. Comme quand je vais chercher les forfaits, il fait un petit -16° bien senti, je ne reste pas très longtemps dehors/ une heure dehors, puis une dedans pour réchauffer tout le monde, puis une dehors et la matinée est vite passée. Repas dans un petit resto coréen grand comme un mouchoir de poche. Les petites vont à la sieste et moi, je peux enfin chausser. Pas pour longtemps. Une petite verte d’échauffement, une autre petite verte qui permet de changer de coin dans la station, puis une un peu plus difficile. Les enfants ont un peu de mal à suivre, surtout Ariane. On arrive en bas puis on remonte, et au moment où je prends un peu d »avance, histoire d’abandonner notre allure d’escargot malade, Ariane tombe. Et ne se relève pas. D’où je suis, je ne vois que son bonnet. Je suis trop en-dessous d’elle pour remonter, il y a trop de monde au télésiège pour que je puisse descendre et remonter rapidement. Alors je fais ce que je peux, c’est à dire rien. Les patrouilles la repère, vont la voir et ne la relève pas. Merde. Un descend avec ses skis, l’autre avec elle dans les bras. Quand ils arrivent à ma hauteur, je les suis. Direction le poste de secours.
Là, on est très bien accueillis. C’est très bien organisé, le médecin parle un peu anglais. Il l’interroge, demande une radio. Je me désole : j’imagine évacuation : hôpital : taxi : feuille de sécu et carte bleue à récupérer… Mais non. La radio, c’est dans la salle en face. Comme je le pensais, la radio ne montre rien. Pas de fracture, pas de problèmes visibles aux ligaments. De toute façon, ce n’est ni bleu, ni enflé, ni rouge, ni rien. Et je connais mon Ariane. Pour plus de sécurité, on lui met un espèce de plâtre : attèle. Elle commence à vraiment paniquée en se disant que son séjour est foutu. J’en pense à peu près la même chose et je demande pour combien de temps il y en a. L’infirmière me dit 2 semaines. Je demande au médecin qui me dit qu’elle peut enlever le tout après-demain pour voir ce que ça donne. C’est une réponse qui me satisfait nettement mieux. On va écouter le médecin.
En attendant, je n’ai fait que 4 pistes. Trois à une allure de tortue anorexique, la dernière derrière les « ski patrol ». Mais je m’en fous, j’ai visité le poste de secours.

Gyongju, c’est vraiment chouette

Avec ses tumuli.

Nous y étions allés avec Ramsès il y a dix ans. Rien n’a changé. C’est très chouette, les enfants sont étonnés. Je suis épatée : en plus du temple, nous arrivons à faire deux parcs à tumuli, l’observatoire, une balade en forêt, un tour au musée, un achat de gâteaux au haricots rouges typiques du coin. Beurk !

Nous rentrons pas trop gelés. Je fais quelques courses au 7/11 du coin parce que les enfants ont un peu peur de subir leur deuxième soir de menu dégustation à l’hôtel. J’assure donc un petit « après-repas » pour finir de remplir les ventre. Ramsès est malade, il est couché à 7h20. M’occuper de trois petiots seuls, j’assure, mais si je dois en plus m’occuper de Ramsès malade, mes vacances vont être un enfer.
Heureusement, le lendemain matin, il est en forme. La ville, et le pays, d’ailleurs, il me semble, reste très agricole. Il y a des rizières ou des petits potagers dans le moindre espace libre.

Petit déjeuner coréen puis balade dans la ville moderne. Un tour au marché qui nous avait tant épaté il y a dix ans. Les enfants sont ébahis : poulpe géant, requins, algues, racines champignons et graines inconnues.


On fait le plein de fruits, assez chers en station. Puis départ pour Yongpyong, la station de ski où nous allons. Nous suivons la route de la mer à l’est. C’est la première fois que nous allons de ce côté. La mer est magnifique, limpide.


Juste après la mer, les rizières. Et la neige. Puis on traverse des villages de pêcheurs, des villages assez pauvres à première vue. Puis une ville assez industrielle et moche. Du moins le peu que nous en voyons.
Très rapidement, des montagnes enneigées sur notre gauche.
Enfin, nous bifurquons vers le centre du pays. Nous sommes très vite en station. On s’arrête louer de skis et nous retrouvons nos amis là-bas. Ils auraient dus faire le début du voyage avec nous mais il y a eu un raté quand ils ont pris leurs billets d’avion. Arrivant 24 heures après nous, le tour vers Gyongju ne valait plus vraiment le coup. Quoique. Gyongju, c’est vraiment chouette.

J’ai renversé tout le bulgogi

J’ai renversé tout le bulgogi

Voyage en Corée.
Ça fait des mois que je le prépare et tout se doit d’être parfait. Pas de problème notable pendant le vol. Pas trop paniquée. Ramsès a Alice et Ariane, je suis un peu plus loin avec Sacha qui comme à son habitude, s’endort avant le décollage et pionce tout le temps. J’arrive à dormir 3 petites heures par intermittence. Tout est normal.
Un gars est censé nous attendre à l’aéroport à 7h20 avec un petit panneau à mon nom. On arrive à 7h25 avec tous nos bagages et en ayant réussi à retirer de l’argent, ce qui est un exploit. Pas de gars. Après 1 heure et de multiples coups de fils, donnés par une nana charmante parlent un anglais approximatif et teinté d’un fort accent à l’accueil, on trouve le gars, et sortons rejoindre sa voiture.
Il fait -10° et non non, le tiret n’est pas là pour décorer, c’est bien un MOINS. On sa caille terrible. Vent cinglant. Horreur absolue. Je me dis que ce n’est pas possible, je ne gardais pas un souvenir pareil, je vais regretter d’être là et les vacances vont être abominables.
Un peu plus tard, pause sur l’autoroute, puis arrivée à Gyongju. La dernière fois, j’étais enceinte d’Ariane, ça date donc un peu. Nous arrivons dans un hôtel traditionnel, c’est absolument magnifique. Notre chambre et un petit appart à elle toute seule : une entrée, un petit salon avec canapé et table basse. Puis il y a une pièce qui va servir de chambre aux enfants. Futons sur le sol chauffants, ils sont ravis. Alice dormira entre les 2 grands. Tout est parfait. Notre chambre, avec un grand lit. Une petite pièce repas qui doit être très agréable mais bien trop froide en hivers : elle donne sur un petit lac, entièrement gelé en ce moment. Tous les meubles sont dorés et bordeaux. Des petits tiroirs partout, pour la plus grande joie d’Alice. Triple fenêtre : une en papier, une en verre, une autre en papier. C’est adorable.
Notre chambre :Il y a même un petit jardin au milieu, avec un SPA. Bien qu’on nous aie grandement vanté les mérite de l’eau de ce SPA, qui vient directement de 165 mètres sous terre, à la bonne température, PH et autre, on a hésité, puis pas essayé : il fait quand même -10°, et je ne me vois pas prendre mon bain en bonnet.

On est complètement crevé mais on va visité le parc juste à côté dans lequel est reconstitué un temple, un village typique, et présenté de l’artisanat. L’artisanat, ce sera pour la prochaine fois : la plupart des stands sont fermés et les enfants ne veulent pas essayé ceux ouvert : il fait trop froid pour s’asseoir et créer. Spectacle équestre épatant, par contre. Vers 5 heures, transis, nous retrouvons notre chambre.
Le diner et le petit déjeuner traditionnels sont compris. C’est assez spécial, avec du très bon, du pas terrible et du affreux. Les enfants ont un peu de mal à goûter. Comme il n’y a pas le choix, ils ont ordre de se emplir le ventre un minimum. C’est très chouette parce qu’il y a plein de chose qu’on n’aurait jamais goûter sans ça. L’inconvénient de ces hôtels traditionnels, c’est qu’ils sont construit en différents bâtiments, avec cours, coursives et tout. C’est magnifique, mais pour changer de pièces, faut passer par l’extérieur. Donc manteau et tout. Et Alice, plus habituée aux maillots de bains qu’aux gants, ne supporte pas ses moufles !
Le lendemain matin, après un petit déjeuner riz / poisson, la température nous paraît presque clémente. Faut dire qu’on est mieux équipé, et qu’on s’attendait à pire.
Notre hôtel :

Nous visitons la ville : d’abord le temple Bulguksa, classé au patrimoine mondial de l’unesco. On est en forêt, les bâtiments dont splendides. Dans différentes pièces, des moines bouddhistes psalmodient leurs prières. Pas le droit de prendre des photos, c’est dommage. Ramsès a profité du premier trajet en taxi pour perdre son bonnet. Pas le sien, d’ailleurs, mais le bonnet fétiche de son copain. Il ne perdra le prochain que le surlendemain. Bel effort de conservation.
Avant de nous lancer dans la visite du centre historique, on va manger. On choisit un restaurant typiquement coréen. On s’installe sur une table très basse, assis sur des coussins. Bercée par la chaleur du taxi, Alice s’est endormie. On décide de tous prendre du bulgogi : c’est du bœuf, des légumes et du riz. Pas épicé. C’est parfait.
Sauf qu’il est à cuisiner soi-même. On nous apporte un réchaud, une poêle spéciale, pleine à déborder, une pince pour retourner la viande et une louche.
Bon.
Je me lance dans la préparation. Je sers. C’est délicieux.

Tout le monde adore. Au moment de resservir, j’attrape de la viande avec ma pince, et la poêle tombe du réchaud. Dans la salle remplie de coréens, le silence se fait. Tout le monde a les yeux fixés sur moi. Une bonne partie de la table dégouline de bœuf au jus, l’anorak de Ramsès a droit a sa part. J’ai renversé tout le bulgogi !

 

2 ans

Il y a deux ans, dans un hôpital où nous n’avons jamais mis les pieds, naissait une petite fille dont nous ignorions tout. 3 jours plus tard, elle prenait ses quartiers à la maison, se faisant vite sa place dans la famille.

Aujourd’hui, elle fête ses deux ans.

Plus intéressée par les ballons à gonfler que par son cadeau…