Quelles andouilles!

Vacances passionnantes : dentiste, tri et rangement de paperasses, réfection de passeports, boulot.

En plus, il ne fait que pleuvoir.

Et le clou : on a voulu faire mettre une clim et ces branquignols d’ouvriers ont percé une conduite de gaz.

Donc on n’a plus de gaz, et pas de clim non plus!

Nos menus doivent donc s’adapter à un mode de cuisson particulier : cuit-vapeur ou four. Ça met un peu de piquant!

Heureusement, pour relever tout ça, on s’est fait un mini-tour d’Asie : en 2 heures, on a vu Angkor wat, le wat Arun à Bkk, un morceau de Vietnam, Singapour, Johor Bahru, le taj-mahal, un bout de Birmanie et d’autres coins encore.

Comment ça ?

Vous le saurez dans le prochain post! (Quelle mise en haleine, quel suspens!)

De retour

Dernier jour à Séoul vendredi, avec encore une balade dans la ville, et un petit tour dans un petit palace. Nous n’avons pas revisité les grands cette foi-ci. Mais on a quand même eu droit à la relève de la garde. C’est chouette : costumes, et surtout instruments traditionnels. Je voulais rapporter des instruments mais je n’ai rien trouvé. En fait, on a rien rapporté. J’avais quelques cadeaux à faire mais je n’ai trouvé que des touristeries. alors je n’ai rien pris.
Puis on a du prendre l’avion.
Pas envie.
Je serais bien restée encore. Le froid, la bouffe, la ville. Ça me plaisait bien.
Je crois que si les logements et l’école n’étaient pas si chers à Séoul, je ferais une demande de poste là-bas. pour surement aussitôt le regretter, parce qu’il parait quand même que le vie y est dure. Mais quand je vois mes enfants sur les pistes, je me dis que ça vaut le coup.
Bref, nous voilà rentré.
On a retrouvé des choses qui ne nous avaient absolument pas manquées, comme les moustiques, les toilettes trempées de l’aéroport, les chauffeurs de taxis détestables…
La première journée a été bien chargée : courses, cuisine, et lessives. J’en ai déjà fait tourner 9 et je n’ai pas fini.
Puis ici, faut que je commence à penser à la rentrée, à bosser. Or comme j’ai lu aujourd’hui dans cette perle de littérature qu’est « les p’tits diables » : Retourner à l’école après les vacances, c’est comme manger des épinards après une cuillère de nutella.
De retour.

Séoul

Voyage assez rapide sur Séoul. Nous y passons une après-midi, puis une journée, puis une matinée avant de rejoindre l’aéroport et de décoller pour des climats plus cléments. J’aime Séoul. Malgré un froid de canard, on y marche. Beaucoup. Trop au goût des enfants. Comme chaque fois qu’on pointe notre nez dans cette ville, il se met à neiger. Nous n’avons rien prévu de particulier. La première après-midi, nous rejoignons Insadong à pied, avant de s’y balader. Le quartier a perdu de son charme. Les galeries d’art ont laisser place à des boutiques de souvenirs pour touristes. Pas grave.

Ca, c’est une machine à faire des espèces de madeleines au noix.

Ca, c’est Ramsès qui essaie de se rappeler ce que c’est que d’avoir beaucoup de cheveux.

On ira demain dans le quartier qui a pris le relai : Bukchon. Bukchon me rappelle les hutongs de Pékin. Ruelles étroites de maisons traditionnelles, culs de sac. A la différences de Pékin qui détruit, ici, on rénove. Le traditionnel se lie au moderne et la plupart des maisons servent de chambres d’hôtes. En tout cas c’est très chouette.

Ici, il y a vraiment des galeries d’art. Dommage, ce n’est pas évident avec 6 bouts de chou bougeons. Donc on marche. Faut en profiter, demain, nous serons à nouveau au royaume du tout-en-voiture.

Comme il en faut un à chaque voyage en Corée, Ariane est prise de tourista terrible. Retour à l’hôtel pour une sieste réparatrice avant un départ pour le grand marché de Namdeamun. Toujours à pied.

Lors de nos pérégrinations, je prends des photos. Je fais un vrac quelque-part dans la colonne de droite, avec dans le désordre : nous en train d’embêter les gardes d’un palais, des vendeurs ambulants, des pots à kimchi, une boite de nuit pour souris, des endroits, des gens, bref, tout et n’importe quoi. Séoul.

 

Ca sent la fin.

Dernier jour de ski hier. On a bien profité des pistes. Le matin, nous sommes montés tous les 10 pour une balade au sommet de la station. Marche dans la neige, paysages à admirer. C’était chouette.

Les 4 grands sont redescendus en ski avec 2 adultes, les petiotes ont repris les œufs. Ski toute la journée en ayant conscience que c’est le dernier jour. Envie de s’arrêter en fin d’après-midi à cause de la fatigue et du froid, mais à la fois envie de profiter des derniers moments. On finit par rendre les skis, bien obligés. Aujourd’hui, journée au parc aquatique. Tous s’en sont donnés à cœur joie de 11h du matin à 5h de l’après-midi.

Repas puis valises. Demain, départ pour Séoul où nous n’avons pas de programme pré-établi. Moi, je voudrais voir la grande porte et le marché autour, et aller chercher quelques cadeaux à Insadong, la rue des artistes (et des touristes). A part ça rien de précis. On connait. De toute façon, on reste peu de temps. Ca sent la fin.

Pour Noël

Les journées de skis s’enchainent. Sacha se détache du lot mais tous se débrouillent. On peut varier les pistes. Quand les enfants ont trop froid, ils remontent tout seuls à l’hôtel où il y a toujours l’un d’entre nous. Les autres profitent des pistes. Première chute pour moi aujourd’hui sur une plaque de verglas. Je ne compte pas celle du premier jour ou un snowboarder s’est cru sur un terrain de rugby et m’a plaquée en m’attrapant les deux jambes parce que c’était vraiment pas du jeu. Hier soir, réveillon gavage à l’hôtel classe. C’était un buffet, donc l’idéal. On a fait une table d’enfants et une d’adultes. Les gamins se sont bien amusés et bien tenus, nous aussi.

 

 

Ce matin, dans les deux studios, il y avait des cadeaux pour les enfants. Ariane et Sacha ont eu des insectes électroniques qui leur faisaient envie et que je n’aurais jamais achetés. Ca tombe bien. Moi, j’avais prévu pour tous des cure-pipes géants à tortiller pour en faire des monstres.

Demain, c’est notre dernier jour de ski. Quelle tristesse ! On reviendra dans 3 ans. Pour Noël.

Et trois luges à l’oeil !

Belle journée, Ariane a repris le ski.

C’est moi qui l’ai emmenée sur sa première piste. Elle était terrorisée. Elle a repris confiance au cour de la journée, même si question vitesse, ça n’est pas encore ça. Sacha se débrouille vraiment très bien : calme, il contrôle parfaitement vitesse, direction, et est attentif aux autres et à l’environement. Il lit bien les pistes, se repère. La grande des copains est très appliquée, elle se débrouille bien. On les emmène sur la grande bleue : une piste de plus de 5 km. Ils sont ravis, se débrouillent comme des chefs. Après, Sacha a froid donc je le ramène, la copine continue, et sur la même piste qu’Ariane, même blessure. C’est donc à elle de passer son tour le lendemain et de rester avec les deux petites.

Ariane reprend confiance, l’autre gamin est un peu chien fou mais gère son équilibre. On leur promet la grande bleue à eux aussi s’ils s’appliquent bien et progressent le lendemain.

Durant la nuit, on se procure trois luges. Grosse négociation, coup de fil. Ce n’est pas moi qui m’en occupe. Mais au final, c’est très bien joué. On ne les paie pas. Et trois luges à l’oeil !

 

Il neige

Ce matin, lever 7h30 pour préparer le petit dej familial. Il se met à neiger. Tout petits flocons. Enfants excités évidement. Il a neigé toute la journée. Les 3 enfants qui skient se sont bien débrouillés. C’est sympa. 2H30 ce matin, 2 h cet après-midi avant de demander à rentrer parce qu’ils avaient froid. En effet, au lieu du soleil d’hier, c’est neige et blizzard. Du coup, Ramsès et moi avons pris les œufs pour se faire une petite piste un peu plus sérieuse. En fait, on s’est rendu compte que c’est la première fois qu’on skie tous les deux rien que tous les deux. Et pendant ce temps, il neige.

J’ai cru que je n’allais jamais y arriver.

Une fois qu’Ariane a été soignée, elle était en culotte, Pull, et pseudo-plâtre au genou. Moi, j’avais toujours mes chaussures de ski. Bien sûr, je n’avais aucune idée d’où se trouvait le reste de la troupe. Fallait donc que je ramène Ariane à l’hôtel, puis que je vienne chercher le reste des affaires : ses chaussures, ses skis, les miens. Je l’ai enveloppée comme j’ai pu dans mon écharpe et sa combi, je l’ai prise dans mes bras, et nous sommes parties. 300 mètres à faire. 300 dans la neige, avec un poids mort qui ne pouvait même pas mettre ses jambes autour de ma taille ni vraiment s’accrocher. Qui se gelait en plus. Pauvre gamine. Je l’ai accrochée comme j’ai pu, je faisais aussi vite que je pouvais mais elle glissait, et moi je n’arrivais pas à la porter, et il ne fallait pas que je tombe non plus. Tous les 30 mètres, elle devait poser un pied nu sur ma chaussure de ski pour que je la reprenne mieux. Ca a été l’horreur. Il y avait 2000 personnes, aucun n’a proposé son aide. Je n’en voyais pas la fin, elle non plus. J’ai cru que je n’allais jamais y arriver.

J’ai visité le poste de secours.

Premier jour de ski aujourd’hui et je suis de garde ce matin. En effet, Alice et la petite de nos amis ne skient pas : il faut donc un adulte en bas des pistes. Comme quand je vais chercher les forfaits, il fait un petit -16° bien senti, je ne reste pas très longtemps dehors/ une heure dehors, puis une dedans pour réchauffer tout le monde, puis une dehors et la matinée est vite passée. Repas dans un petit resto coréen grand comme un mouchoir de poche. Les petites vont à la sieste et moi, je peux enfin chausser. Pas pour longtemps. Une petite verte d’échauffement, une autre petite verte qui permet de changer de coin dans la station, puis une un peu plus difficile. Les enfants ont un peu de mal à suivre, surtout Ariane. On arrive en bas puis on remonte, et au moment où je prends un peu d »avance, histoire d’abandonner notre allure d’escargot malade, Ariane tombe. Et ne se relève pas. D’où je suis, je ne vois que son bonnet. Je suis trop en-dessous d’elle pour remonter, il y a trop de monde au télésiège pour que je puisse descendre et remonter rapidement. Alors je fais ce que je peux, c’est à dire rien. Les patrouilles la repère, vont la voir et ne la relève pas. Merde. Un descend avec ses skis, l’autre avec elle dans les bras. Quand ils arrivent à ma hauteur, je les suis. Direction le poste de secours.
Là, on est très bien accueillis. C’est très bien organisé, le médecin parle un peu anglais. Il l’interroge, demande une radio. Je me désole : j’imagine évacuation : hôpital : taxi : feuille de sécu et carte bleue à récupérer… Mais non. La radio, c’est dans la salle en face. Comme je le pensais, la radio ne montre rien. Pas de fracture, pas de problèmes visibles aux ligaments. De toute façon, ce n’est ni bleu, ni enflé, ni rouge, ni rien. Et je connais mon Ariane. Pour plus de sécurité, on lui met un espèce de plâtre : attèle. Elle commence à vraiment paniquée en se disant que son séjour est foutu. J’en pense à peu près la même chose et je demande pour combien de temps il y en a. L’infirmière me dit 2 semaines. Je demande au médecin qui me dit qu’elle peut enlever le tout après-demain pour voir ce que ça donne. C’est une réponse qui me satisfait nettement mieux. On va écouter le médecin.
En attendant, je n’ai fait que 4 pistes. Trois à une allure de tortue anorexique, la dernière derrière les « ski patrol ». Mais je m’en fous, j’ai visité le poste de secours.