Nous voici au froid. En montagne. Et on se pèle. Qu’est-ce qu’on oublie vite les petits déplaisirs des climats froids! La lunette des toilettes qui nous gèle les fesses, le carelage qui agresse nos pieds. Alice, elle, découvre les petits malheurs des bébés d’Europe : lingettes et mains de sa mère froides sur sa peau, couche trop vite pleine parce qu’on ne transpire pas, urgence à se rhabiller après le bain, bain dont on sort d’ailleurs trop rapidement parce que l’eau refroidit. Heureusement qu’on est dans un hôtel classe. Ramsès est allé se réchauffer dans un des salons, face à la cheminée. Moi, j’ai pris une bonne douche chaude avant de m’envelopper dans un peignoir moëlleux, et là, je profite de la chaleur de l’ordi sur mes cuisses.
Nous sommes donc aux Cameron highlands, les terres hautes du pays, du moins côté continent, et le seul endroit où l’on plante autre chose que de la palme. Ici, c’est le royaume du thé, et des fraises. Au programme demain, donc, plantation de thé et cueillette de fraises. Avant la pluie de l’après-midi qui nous cloue à l’hôtel.
Le voyage a été assez épique. Faut dire qu’avec mon beau-père devant dans la kangoo, et trois enfants en siège-auto derrière, j’ai voyagé dans le coffre. Le problème, c’est que dès qu’on met les sièges et moi dans le coffre, ben ya plus de coffre. Et que si on arrive tous à voyager léger, ce n’est pas encore le cas d’Alice, qui ne sort pas sans sa poussette ni son lit parapluie. Deux accessoires qui ont un certain âge (en gros celui de sa grande soeur) et occupent donc un certain volume, par rapport à ce qui se fait maintenant.
En disant ça, je me sens vieille. En fait, je crois que le voyage avec nourrisson s’est bien démocratisé. Donc le matériel aussi. Quand on bougeait avec Ariane petite, on passait soit pour des extra-terrestres, soit pour des parents indignes et égoïstes. (Faut dire qu’elle en a fait, la miss. De Thaïlande où l’on habitait à l’époque, elle a vu France, Japon, Malaisie, Re-France, Hong Kong, Angkor, et pas de mal de bleds en Thaïlande, avant d’atteindre ses deux ans) Maintenant, des voyageurs avec nouveau-né, on en croise bien plus (bon, d’accord, pas tellement des Français.)
Bref, nous avons dû partir sans valise, chacun ayant droit à un petit sac en tissu à bourrer quelque part sous un siège, plus un sac toilette-pharmacie-biberons (putain ce que c’était pratique, quand j’allaitais) pour l’ensemble de la famille.
En parlant de pharmacie, ça devient rigolo. 5 personnes, 4 dosages de paracétamol différent. Ca n’aide pas à réduire le volume, ça.
Bref, on est au frais pour 5 jours. Ca va être bien, mais je suis sure que je serais ravie de retrouver mes 30° de retour à la maison.
En attendant, je vais me glisser sous la couette (de mon beau lit de princesse à baldaquin.(le lit, à baldaquin, pas la princesse, hein!))
Demain, photos à l’appui, je vous parle du style de l’hôtel (et des femmes dechambre) parce que c’est rigolo.