Ils se sont tous moqués de moi

Mardi dernier, concert chez l’ambassadeur d’Irlande.

Ce sont des gens adorables, qui nous reçoivent comme des rois, plein d’humour… Bref, j’aime bien y aller. J’aime l’avant concert, le concert, et l’après concert.

Pendant l’après concert, je discute avec quelques expats, de tout et de rien et entre autre de la chute de l’euro. On parle des différents types de contrats, ceux qui ont des salaires indexés sur la livre sterling sont ravis (ce n’était pas le cas il y a un peu plus d’un an…) bref, on parle monétaire, taux de change, crise, Grèce et j’en passe.

J’explique qu’étant payée uniquement en euros et n’ayant des dépenses qu’en ringits, j’ai donc perdu 20% de mon salaire en deux mois et que ça commence à se sentir.

Et j’ajoute que comble du comble, l’école me paye (indirectement certes) en euros mais que je dois payer les frais de scolarité de mes enfants en ringits.

Je les avais rarement entendu rire autant!

Moi, moins.

Merci les Voilà Voilà

Il y a deux ans, dans un magazine pour enfant, j’allais lu une critique encensant le groupe « Voilà Voilà ». J’avais alors acheté leur disque. Et trouvé ça nul.

Il y a peu, Sacha, qui écoute beaucoup de musique, a ressorti le disque et l’écoute souvent. A midi, il le met dans la chaîne et écoute la chanson intitulée « la fête des mamans ».

Et d’un coup, j’entends une ptite voix qui me demande. C’est aujourd’hui, la fête des mamans ?

Donc aujourd’hui, grâce aux Voilà Voilà, j’ai une magnifique collier, une fleur, un photophore et des poèmes!

adoption, ça continue

Aujourd’hui, nous sommes allés au tribunal.

Quel stress!

Et quels guignols, dans ce pays!

Ca fait un moment que notre audience était fixée. Mais avant, un travailleur social devait venir nous voir. Et il ne venait pas.

Alors il y a un mois environ, Ramsès appelle notre avocat. Qui lui répond tout va très bien madame la marquise, il va venir, ne vous inquiétez pas.

Mais la semaine dernière, il n’était toujours pas venu. Alors on a désobéi, on s’est inquiété.

Ramsès a rappelé l’avocat qui a dit mais comment personne n’est venu, ça ne va pas du tout.

Sans blague?

Donc elle a appelé les services sociaux. Qui avait oublié/perdu notre dossier. Qui sont venus le lendemain.

Hier, j’étais au violon avec Sacha. Plus qu’une barre de batterie sur mon téléphone. Et le mec des services sociaux qui m’appelle. Qui n’avait rien compris à ce qu’on lui avait raconté. Qui voulait que je recommence toute l’histoire. En anglais dans un centre commercial bien bruyant avec une batterie susceptible de me lâcher à tout moment, je n’étais pas très à l’aise. Et lui devait boucler le dossier pour pouvoir le refiler à son collègue parce que le jour de l’audience, (le lendemain matin donc si vous avez bien tout suivi), il avait autre chose à faire que venir.

Bref, panique à bord.

Aujourd’hui, vêtements propres et classes pour tout le monde. Direction le tribunal. On prie pour ne pas revivre les mauvaises expériences de la dernière fois, avec la famille de dingues. On est exaucé.

On est appelé les premiers. Trois minutes de discussion entre la juge, notre avocat et le représentant des services sociaux en malais. On fait gentiment tapisserie sur le canapé à côté. Et c’est fini.

Évidement on n’a rien compris. Notre avocat nous félicite. On est parents de notre petite Alice.

Chouette et ouf!

Papiers malaisiens dans un mois environ.

Pour le côté français, c’est pas gagné!

jeux

Argh!

Déjà que je culpabilisais, Akynou vient d’en rajouter une couche.

En effet, ça fait un moment que je râle en moi-même que les jeux d’écritures se font rares. Que les sabliers me manquent. Que les diptyques promis n’arrivent pas.

Et voilà que les diptyques arrivent. Alléchants.

Mais moi, en ce moment, je suis incapable d’écrire. Pas moyen. C’est pas vraiment le temps qui manque. C’est pas franchement la fatigue non plus. Je ne sais pas. C’est pas le manque d’idées non plus, les textes s’écrivent dans ma tête. Mais voilà, pas moyen de les mettre sur papier. Ni sur écran. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être la flemme. Pareil pour la photo du diptyque. Elle est là, dans ma tête. Je sais où trouver ce que je veux prendre, comment le mettre. Juste je ne le fais pas.

Pas que pour les jeux, d’ailleurs. Ici, je me fais rare aussi. Et mes mails, actuellement, se limitent au boulot.

Je ne sais pas pourquoi.

Faites un effort, merde! Z’avez qu’à lire dans mes pensées!

Le seul jeu auquel je joue régulièrement, c’est celui de la boîte à images. Et cette semaine, tout a foiré : c’est même pas un jeu d’images, mais un jeu d’écriture. Le patron est un traitre, je ne vois que ça!

Cayenne

On y envoyait les pires parmi les pires pour casser des cailloux. Faut croire que c’était pas si terrible, parce que le jeu préféré de mes enfants, actuellement, c’est casser des cailloux. Pour trouver à l’intéreiur de magnifiques diamants. Je n’y connais rien, en caillasse, mais à mon avis, c’est pas vraiment des diamants. Ou alors je suis millionnaire, vue la taille des trucs brillants qui remplissent leurs poches.

Rassurez-vous, on ne passe pas notre temps à ça. Aujourd’hui, balade entre les buissons de thés, et ramassage d’un kilo de fraises, à manger pour le goûter! Les enfants ont adoré. Moi, ça m’a rappelé mes 16 ans quand un été, j’avais ramassé les fraises 8 heures pazr jours pendant deux semaines. Avec quand même une grande différence : au lieu de payer, j’étais payée, pour ramasser les fraises.

fraises

fraises

fraises

A l’anglaise.

Ici, nous sommes dans un établissement à l’anglaise. Style anglais, déco anglaise, femmes de chambres déguisées en gouvernante, thé et scones à 17h à l’anglaise, et resto à l’anglaise (il faut une chemise et un pantalon long pour pouvoir y rentrer!). Avec juste un petit intru : un tableau de la Joconde.

Je rajoute les photos dès que je peux, mais mon bébé-ordi n’a rien de performant pour traiter de l’image…

Putain ça caille

Nous voici au froid. En montagne. Et on se pèle. Qu’est-ce qu’on oublie vite les petits déplaisirs des climats froids! La lunette des toilettes qui nous gèle les fesses, le carelage qui agresse nos pieds. Alice, elle, découvre les petits malheurs des bébés d’Europe : lingettes et mains de sa mère froides sur sa peau, couche trop vite pleine parce qu’on ne transpire pas, urgence à se rhabiller après le bain, bain dont on sort d’ailleurs trop rapidement parce que l’eau refroidit. Heureusement qu’on est dans un hôtel classe. Ramsès est allé se réchauffer dans un des salons, face à la cheminée. Moi, j’ai pris une bonne douche chaude avant de m’envelopper dans un peignoir moëlleux, et là, je profite de la chaleur de l’ordi sur mes cuisses.

Nous sommes donc aux Cameron highlands, les terres hautes du pays, du moins côté continent, et le seul endroit où l’on plante autre chose que de la palme. Ici, c’est le royaume du thé, et des fraises. Au programme demain, donc, plantation de thé et cueillette de fraises. Avant la pluie de l’après-midi qui nous cloue à l’hôtel.

Le voyage a été assez épique. Faut dire qu’avec mon beau-père devant dans la kangoo, et trois enfants en siège-auto derrière, j’ai voyagé dans le coffre. Le problème, c’est que dès qu’on met les sièges et moi dans le coffre, ben ya plus de coffre. Et que si on arrive tous à voyager léger, ce n’est pas encore le cas d’Alice, qui ne sort pas sans sa poussette ni son lit parapluie. Deux accessoires qui ont un certain âge (en gros celui de sa grande soeur) et occupent donc un certain volume, par rapport à ce qui se fait maintenant.

En disant ça, je me sens vieille. En fait, je crois que le voyage avec nourrisson s’est bien démocratisé. Donc le matériel aussi. Quand on bougeait avec Ariane petite, on passait soit pour des extra-terrestres, soit pour des parents indignes et égoïstes. (Faut dire qu’elle en a fait, la miss. De Thaïlande où l’on habitait à l’époque, elle a vu France, Japon, Malaisie, Re-France, Hong Kong, Angkor, et pas de mal de bleds en Thaïlande, avant d’atteindre ses deux ans) Maintenant, des voyageurs avec nouveau-né, on en croise bien plus (bon, d’accord, pas tellement des Français.)

Bref, nous avons dû partir sans valise, chacun ayant droit à un petit sac en tissu à bourrer quelque part sous un siège, plus un sac toilette-pharmacie-biberons (putain ce que c’était pratique, quand j’allaitais) pour l’ensemble de la famille.

En parlant de pharmacie, ça devient rigolo. 5 personnes, 4 dosages de paracétamol différent. Ca n’aide pas à réduire le volume, ça.

Bref, on est au frais pour 5 jours. Ca va être bien, mais je suis sure que je serais ravie de retrouver mes 30° de retour à la maison.

En attendant, je vais me glisser sous la couette (de mon beau lit de princesse à baldaquin.(le lit, à baldaquin, pas la princesse, hein!))

Demain, photos à l’appui, je vous parle du style de l’hôtel (et des femmes dechambre) parce que c’est rigolo.

fiers comme des paons

Ma fifille chérie est très fière. Son papa et moi aussi. Et c’est très bien comme ça, parce qu’ele a bien besoin d’être mise en valeur, cette petite.

Petite fifille chérie a gagné. A la dictée de la francophonie. Parmi 53 petits CE1. Elle savait qu’elle serait bien classée, mais combien ? C’était le mystère. Elle nous en a parlé des jours et des jours avant la remise de prix.

Puis le Jour J, elle a su qu’elle était première quand elle a été appelée sur scène par le directeur, est redescendue de scène avec un magnifique stylo, a reçu un diplôme d’orthographe remis par le proviseur. Elle était toute intimidée. Mais ravie.

Bravo ma fifille chérie!

je fais le désespoir de mon homme

Ca fait un moment que j’ai besoin d’un disque dur. Plus de place sur mon ordi. Qui a 6 ans et risque quand même de rendre l’âme à tout moment. J’ai dessus toutes mes photos depuis 2000. Certes, je les ai aussi sur différents CD et DVD, mais qui sont de moins en moins lisibles. Bref. Il me fallait un disque dur.

Que Ramsès m’a acheté en début de semaine.

Que j’ai posé sur la table et laissé là. Plusieurs jours. Faut dire qu’un ustensile de cuisine, je l’aurais inauguré dans la seconde, mais un disque dur, bof.

Donc aujourd’hui, il a pété les plombs et a voulu l’installer.

Il m’a posé tous plein de questions indiscrètes, auxquelles j’ai répondu non avec une régularité qui l’a conduit au 36ème dessous. Genre

« tu veux que ça sauvegarde tout seul ?

– Ben non, j’aime mieux contrôler. »

Et d’autres auxquelles j’ai pas toujours tout compris mais j’ai dit non.

Un disque dur, c’est pas juste une grosse clef USB ?

Il a renoncé à tout avec desespoir et j’ai enfin pu renommer mon disque dur.

Pour encore provoquer de grosses déceptions.

Ben oui, pas de « disque_dur_externe_laure » ou nom attendu et pas original du tout. J’ai préféré l’appeler « elephant ». Pour sa grande mémoire.